Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:09
Clara Claus, exposition à Collioure, Château royal (11 septembre/20 octobre)
Clara Claus, exposition à Collioure, Château royal (11 septembre/20 octobre)

Clara Claus, exposition à Collioure, Château royal (11 septembre/20 octobre)

 
 
Lieu insolite
 
   Visite à l'Aquarium de Banyuls de la Marenda (Banyuls sur mer)
 
 
 
 
Au labo Arago, CNRS sur mer, la ronde frénétique des daurades grises donne, au visiteur des longues plaines de la Beauce, le mal de mer !
 
 
Beaucoup de poissons s'agitent dans le bocal : leurs cages de verre semblent de bien petites Méditerranées !
 
D'autres, monstres déchus dans le cirque des hommes, demeurent impassibles : pieuvres avachies sur leur rocher ou, méprisantes, indifférentes au spectacle des étranges visages collés contre la vitre, le nez épaté, l'air pas toujours rassuré, les rascasses-caméléons, couleur d'algue ou de sable, et la murène bavarde, avec sa longue queue enfilée dans une gargouille…
 
Le congre unique -c'est bien inique pour les affaires sexuelles !- semble timide, avec la tête sous un récif !
 
 
Ou bien ne veut-il pas voir les incessants spectateurs des sombres  galeries..?
En effet, on trouve toujours plus congre que soi !
 
 
Vous serez enchanté par le théâtre de ce monde marin !
 
Le public est dans le noir, les acteurs dans les bulles lumineuses.
 
 
Parfois, le fond du décor est bleu, pour les cars annonçant les sardines oubliées ainsi que leurs cousins maquereaux.
Trop vrais, trop beaux, dans cette Méditerranée de pacotille…
 
Vous contemplez les vieilles armures des langoustes, la mécanique agressive du homard, l'infatigable bernard-l'ermite…
 
Vous vous demandez pourquoi ces bêtes ne se lassent pas de vivre dans cet espace restreint…
 
Voici la sarabande des cageots et des galets.
 
Peut-être est-il permis de se demander qui regarde, qui…Qui est le vrai voyeur..? Qui est collé à la vitre..? Qui est à l'intérieur, ou à l'extérieur..?
 
 
Le gros cageot, dans un coin, semble bouder : il aura cassé tous ses ballons, ces oursins morts en morceaux, parmi les algues…
 
 
Et si, en fin de compte, j'admettais que c'est le poisson qui écrit, ici et maintenant..? Le seran-écriture, ce scribe barbouillé de lignes moires…
 
 
Jean-Pierre Bonnel

 

Lieu insolite

 

   Visite à l'Aquarium de Banyuls de la Marenda (Banyuls sur mer)

 

 

 

 

Au labo Arago, CNRS sur mer, la ronde frénétique des daurades grises donne, au visiteur des longues plaines de la Beauce, le mal de mer !

 

 

Beaucoup de poissons s'agitent dans le bocal : leurs cages de verre semblent de bien petites Méditerranées !

 

D'autres, monstres déchus dans le cirque des hommes, demeurent impassibles : pieuvres avachies sur leur rocher ou, méprisantes, indifférentes au spectacle des étranges visages collés contre la vitre, le nez épaté, l'air pas toujours rassuré, les rascasses-caméléons, couleur d'algue ou de sable, et la murène bavarde, avec sa longue queue enfilée dans une gargouille…

 

Le congre unique -c'est bien inique pour les affaires sexuelles !- semble timide, avec la tête sous un récif !

 

 

Ou bien ne veut-il pas voir les incessants spectateurs des sombres  galeries..?

En effet, on trouve toujours plus congre que soi !

 

 

Vous serez enchanté par le théâtre de ce monde marin !

 

Le public est dans le noir, les acteurs dans les bulles lumineuses.

 

 

Parfois, le fond du décor est bleu, pour les cars annonçant les sardines oubliées ainsi que leurs cousins maquereaux.

Trop vrais, trop beaux, dans cette Méditerranée de pacotille…

 

Vous contemplez les vieilles armures des langoustes, la mécanique agressive du homard, l'infatigable bernard-l'ermite…

 

Vous vous demandez pourquoi ces bêtes ne se lassent pas de vivre dans cet espace restreint…

 

Voici la sarabande des cageots et des galets.

 

Peut-être est-il permis de se demander qui regarde, qui…Qui est le vrai voyeur..? Qui est collé à la vitre..? Qui est à l'intérieur, ou à l'extérieur..?

 

 

Le gros cageot, dans un coin, semble bouder : il aura cassé tous ses ballons, ces oursins morts en morceaux, parmi les algues…

 

 

Et si, en fin de compte, j'admettais que c'est le poisson qui écrit, ici et maintenant..? Le seran-écriture, ce scribe barbouillé de lignes moires…

 
 
Lieu insolite
 
   Visite à l'Aquarium de Banyuls de la Marenda (Banyuls sur mer)
 
 
 
 
Au labo Arago, CNRS sur mer, la ronde frénétique des daurades grises donne, au visiteur des longues plaines de la Beauce, le mal de mer !
 
 
Beaucoup de poissons s'agitent dans le bocal : leurs cages de verre semblent de bien petites Méditerranées !
 
D'autres, monstres déchus dans le cirque des hommes, demeurent impassibles : pieuvres avachies sur leur rocher ou, méprisantes, indifférentes au spectacle des étranges visages collés contre la vitre, le nez épaté, l'air pas toujours rassuré, les rascasses-caméléons, couleur d'algue ou de sable, et la murène bavarde, avec sa longue queue enfilée dans une gargouille…
 
Le congre unique -c'est bien inique pour les affaires sexuelles !- semble timide, avec la tête sous un récif !
 
 
Ou bien ne veut-il pas voir les incessants spectateurs des sombres  galeries..?
En effet, on trouve toujours plus congre que soi !
 
 
Vous serez enchanté par le théâtre de ce monde marin !
 
Le public est dans le noir, les acteurs dans les bulles lumineuses.
 
 
Parfois, le fond du décor est bleu, pour les cars annonçant les sardines oubliées ainsi que leurs cousins maquereaux.
Trop vrais, trop beaux, dans cette Méditerranée de pacotille…
 
Vous contemplez les vieilles armures des langoustes, la mécanique agressive du homard, l'infatigable bernard-l'ermite…
 
Vous vous demandez pourquoi ces bêtes ne se lassent pas de vivre dans cet espace restreint…
 
Voici la sarabande des cageots et des galets.
 
Peut-être est-il permis de se demander qui regarde, qui…Qui est le vrai voyeur..? Qui est collé à la vitre..? Qui est à l'intérieur, ou à l'extérieur..?
 
 
Le gros cageot, dans un coin, semble bouder : il aura cassé tous ses ballons, ces oursins morts en morceaux, parmi les algues…
 
 
Et si, en fin de compte, j'admettais que c'est le poisson qui écrit, ici et maintenant..? Le seran-écriture, ce scribe barbouillé de lignes moires…
 

Lieu insolite

 

   Visite à l'Aquarium de Banyuls de la Marenda (Banyuls sur mer)

 

 

 

 

Au labo Arago, CNRS sur mer, la ronde frénétique des daurades grises donne, au visiteur des longues plaines de la Beauce, le mal de mer !

 

 

Beaucoup de poissons s'agitent dans le bocal : leurs cages de verre semblent de bien petites Méditerranées !

 

D'autres, monstres déchus dans le cirque des hommes, demeurent impassibles : pieuvres avachies sur leur rocher ou, méprisantes, indifférentes au spectacle des étranges visages collés contre la vitre, le nez épaté, l'air pas toujours rassuré, les rascasses-caméléons, couleur d'algue ou de sable, et la murène bavarde, avec sa longue queue enfilée dans une gargouille…

 

Le congre unique -c'est bien inique pour les affaires sexuelles !- semble timide, avec la tête sous un récif !

 

 

Ou bien ne veut-il pas voir les incessants spectateurs des sombres  galeries..?

En effet, on trouve toujours plus congre que soi !

 

 

Vous serez enchanté par le théâtre de ce monde marin !

 

Le public est dans le noir, les acteurs dans les bulles lumineuses.

 

 

Parfois, le fond du décor est bleu, pour les cars annonçant les sardines oubliées ainsi que leurs cousins maquereaux.

Trop vrais, trop beaux, dans cette Méditerranée de pacotille…

 

Vous contemplez les vieilles armures des langoustes, la mécanique agressive du homard, l'infatigable bernard-l'ermite…

 

Vous vous demandez pourquoi ces bêtes ne se lassent pas de vivre dans cet espace restreint…

 

Voici la sarabande des cageots et des galets.

 

Peut-être est-il permis de se demander qui regarde, qui…Qui est le vrai voyeur..? Qui est collé à la vitre..? Qui est à l'intérieur, ou à l'extérieur..?

 

 

Le gros cageot, dans un coin, semble bouder : il aura cassé tous ses ballons, ces oursins morts en morceaux, parmi les algues…

 

 

Et si, en fin de compte, j'admettais que c'est le poisson qui écrit, ici et maintenant..? Le seran-écriture, ce scribe barbouillé de lignes moires…

 

Lieu insolite

 

   Visite à l'Aquarium de Banyuls de la Marenda (Banyuls sur mer)

 

 

 

 

Au labo Arago, CNRS sur mer, la ronde frénétique des daurades grises donne, au visiteur des longues plaines de la Beauce, le mal de mer !

 

 

Beaucoup de poissons s'agitent dans le bocal : leurs cages de verre semblent de bien petites Méditerranées !

 

D'autres, monstres déchus dans le cirque des hommes, demeurent impassibles : pieuvres avachies sur leur rocher ou, méprisantes, indifférentes au spectacle des étranges visages collés contre la vitre, le nez épaté, l'air pas toujours rassuré, les rascasses-caméléons, couleur d'algue ou de sable, et la murène bavarde, avec sa longue queue enfilée dans une gargouille…

 

Le congre unique -c'est bien inique pour les affaires sexuelles !- semble timide, avec la tête sous un récif !

 

 

Ou bien ne veut-il pas voir les incessants spectateurs des sombres  galeries..?

En effet, on trouve toujours plus congre que soi !

 

 

Vous serez enchanté par le théâtre de ce monde marin !

 

Le public est dans le noir, les acteurs dans les bulles lumineuses.

 

 

Parfois, le fond du décor est bleu, pour les cars annonçant les sardines oubliées ainsi que leurs cousins maquereaux.

Trop vrais, trop beaux, dans cette Méditerranée de pacotille…

 

Vous contemplez les vieilles armures des langoustes, la mécanique agressive du homard, l'infatigable bernard-l'ermite…

 

Vous vous demandez pourquoi ces bêtes ne se lassent pas de vivre dans cet espace restreint…

 

Voici la sarabande des cageots et des galets.

 

Peut-être est-il permis de se demander qui regarde, qui…Qui est le vrai voyeur..? Qui est collé à la vitre..? Qui est à l'intérieur, ou à l'extérieur..?

 

 

Le gros cageot, dans un coin, semble bouder : il aura cassé tous ses ballons, ces oursins morts en morceaux, parmi les algues…

 

 

Et si, en fin de compte, j'admettais que c'est le poisson qui écrit, ici et maintenant..? Le seran-écriture, ce scribe barbouillé de lignes moires…

 

** Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer
L’observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer, anciennement nommé Laboratoire Arago, est une composante de l'Université Pierre-et-Marie-Curie, de l'INSU et du CNRS qui accueille de nombreux chercheurs et étudiants en écologie marine. Quai Racovizta, 66650 Banyuls-sur-Mer

04 68 88 73 00

***Aquarium de Banyuls sur Mer
Adresse : Observatoire Océanologique, Avenue du Fontaulé, 66650 Banyuls sur Mer
Téléphone :04 68 88 73 39

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans lieux insolites
commenter cet article
8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 12:34
la revue de Gérone présente son n° sur les exils,le 10 sept. à 19h, au musée de l'exil, MUME de La Jonquera
la revue de Gérone présente son n° sur les exils,le 10 sept. à 19h, au musée de l'exil, MUME de La Jonquera

La mer pour s'évader. Des réfugiés espagnols à Ouessant (octobre 1937)

La Guerre d'Espagne est incontestablement l'un des drames majeurs de l'histoire du 20esiècle tant ses conséquences se répercutent sur l'Europe entière. Depuis le mois de février 1936 et l'élection du Frente popular, les tensions politiques ne cessent de s'accentuer entre les républicains et les nationalistes, menés par Francisco Franco. Cette guerre civile provoque de violents affrontements. Ceux du printemps 1937, dans le nord du pays, sont immortalisés dans la mémoire collective par le célèbre tableau de Pablo Picasso, Guernica.

Cette violence pousse des milliers d'hommes et de femmes à s'exiler, par tous les moyens, même les plus dangereux. L'une de ces histoires est relatée dans la presse bretonne1. Le 23 septembre 1937, vingt-sept Espagnols – vingt-deux hommes, une femme et ses quatre enfants – rejoignent La Corogne et s'embarquent sur une tartane – un bateau à voile typique de la Méditerranée – avec l'objectif de rejoindre la France. La tentative est tout aussi audacieuse qu'inconsciente tant le rafiot, d'à peine dix mètres de long, ne semble pas adapté aux caprices de la navigation dans l'Atlantique, aux dires des « excellents marins» interrogés pour l’occasion par la presse bretonne. Malgré tout, l'embarcation tient bon. En revanche, ce sont les vivres qui viennent à manquer : le quatrième jour ils boivent leurs dernières gouttes d'eau potable, le septième, avalent leurs derniers aliments. C'est donc un équipage diminué qui est secouru le 1eroctobre, vers 5h30, au large d'Ouessant.

Cette arrivée surprend certainement plus le lecteur actuel que les contemporains. La France est, pendant près de trois ans une terre d'exil pour les républicains, sans pour autant être une véritable terre d'accueil. Pour des raisons évidentes, les réfugiés rejoignent principalement les départements français frontaliers. Ils y sont alors internés dans des camps de concentration2restés tristement célèbres : Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien... Mais face à l'afflux incontrôlé et à la rapide saturation des camps, l'administration française décide de répartir ces réfugiés sur l'ensemble du territoire. La préfecture du Finistère annonce ainsi pouvoir accueillir 1 700 d'entre eux dès 1937. Ces capacités s'avèrent toutefois insuffisantes. En effet, à la fin de l'hiver 1939, la Retirada entraine l'exode de près de 500 000 hommes, femmes et enfants. Ce sont alors entre 4 000 et 4 700 réfugiés qui rejoignent le Finistère. A quelques kilomètres, les autorités morbihannaises annoncent la présence de 2 382 Espagnols en février 19393. Les études menées à l'échelle départementale démontrent bien le pragmatisme de l'action de l'Etat à l'égard de ces populations4. Aucune politique d'accueil n'est réellement mise en place ce qui rend les conditions de vie sommaires et souvent difficiles.

Il faut dire que la question de l'accueil des réfugiés fait débat en France dès les premières arrivées en 1936. D'un côté, la presse conservatrice, fermement opposée au Front populaire, s'inquiète de la présence d'hommes considérés comme « des soldats dangereux, des communistes armés qui risquent d’exporter la guerre civile en France »5. D'un autre côté, la presse de gauche prend la défense des républicains et réclame « l'humanisme » de la population. Ces débats se répercutent sur le terrain. Certains maires refusent fermement d'apporter leur aide, menaçant même de démissionner de leurs charges6. Le 1er octobre 1937, le Gouvernement finit par céder et annonce le rapatriement de 50 000 Espagnols – dont ceux du Finistère – vers la frontière7.

C'est donc dans ce climat délétère qu'accostent les réfugiés d'Ouessant. Pourtant, c'est bien la solidarité qui semble dominer. C'est en tout cas ce que rapporte le journaliste de L'Ouest-Eclair. Il attribue ce fait à la grande générosité des Finistériens. Déjà sur mer, seul un thonier breton apporta son aide à la tartane. Puis sur terre, les réfugiés sont immédiatement logés et nourris par la population de l'île. Le journaliste explique « qu'à l'île d'Ouessant l'on connaît et l'on pratique, mieux qu'ailleurs peut-être, la grande loi de l'hospitalité et de l'entraide. Le destin jette si souvent sur ces côtes hérissées de récifs des navires et des navigateurs ! ». Mais peut-être que l'explication d'un tel accueil tient davantage à la déclaration des Espagnols : ces derniers souhaitent rapidement rejoindre Barcelone. Ils ne sont pas alors réellement considérés par la population comme des réfugiés...

Yves-Marie EVANNO

- - -

1 « Vingt-sept Espagnols, dans une embarcation, tentaient de gagner Brest à la voile et à la rame », L'Ouest-Eclair (édition du Finistère), 2 octobre 1937, n°14 937, p. 4 et « Vingt-sept réfugiés espagnols partis de la Corogne sur une tartane débarquent à Ouessant », La Dépêche de Brest, 2 octobre 1937, n°19 537, p. 3.

2 Sur l’emploi de ce terme, se rapporter impérativement à WIEVIORKA, Annette, « L’expression camp de concentration au XXe siècle », Vingtième siècle, Revue d’histoire, n°54, avril-juin 1997, p. 4-12.

3 « Plus de 2000 réfugiés espagnols dans le Morbihan », Le Nouvelliste du Morbihan,53e année, n° 42, 18 février 1939, p. 2

4 SODIGNE-LOUSTAU, Jeanine, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », in Matériaux pour l'histoire de notre temps, 1996, n° 44, p. 42-47.

5 KERMOAL, Benoit, « « Quand quelqu’un frappe à la porte »: la mairie socialiste de Landerneau et les réfugiés espagnols (1937-1939) ».

6 Ibidem

7« 50 000 réfugiés vont être dirigés vers l'Espagne gouvernementales », L'Ouest-Eclair (édition du Finistère), 2 octobre 1937, n°14 937, p.2.

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans exils
commenter cet article
7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 11:26
cloître de Collioure (photo J.P.B.)
cloître de Collioure (photo J.P.B.)

Collioure : itinéraire des lieux insolites ou méconnus

Tout le monde connaît l'église de Notre-Dame des Anges dont le fameux clocher a été diffusé de par le monde, depuis la fin du XIX° siècle, par le peintre Signac puis, à partir de 1905 par les "Fauves" Derain et Matisse, venus habiter à Collioure et s'étonner devant les bâtons de dynamite de la couleur locale !

De même, les touristes visitent le Château Royal des rois d'Aragon et les plus courageux montent jusqu'au Fort Saint-Elme, au-dessus du moulin et de la colline Matisse…

Cependant, la baie du petit port, "cernée par un cirque de montagnes", comme l'écrit Patrice Teisseire-Dufour (*) présente des lieux insolites, des objets anodins au premier abord, mais historiques et chargés de signification et de culture…

Ainsi, en marge de la contemplation passive de la lumière unique du site, à l'écart des galeries de peinture et des cafés qui bordent les plages et le Boramar, le promeneur sera intrigué par la tour du port d'Avall : à la plage du faubourg, plus populaire, la tour de douane marque l'ancienne présence de l'ancien fanal du XIII° siècle : ce monument discret est remarquable grâce à sa robe de schiste, la pierre du pays et du massif proche des Albères…

Ancien port de l'antique Illibéris, actuelle ville d'Elne, Collioure (appelée autrefois Caucolibéris ou port de la ville nouvelle), la station touristique possède aujourd'hui peu de marques de son prestigieux passé : peu de barques catalanes, quelques bittes d'amarrage… Il faut cependant être attentif aux quais et aux baloirs (parties du quai) et, en particulier, au magnifique cabestan qui a été bien conservé sur la plage du Boramar, entre deux cafés : ce cabestan servait à tirer la barque de l'eau et à la faire monter sur la grève.

En passant devant la façade de l'église marine, il faut lever les yeux pour lire l'inscription qui date de la révolution française, unique sur un édifice religieux consacré au rite : "liberté, égalité, fraternité" : le promeneur pourra entrer et considérer les neuf retables; dehors, il pourra admirer l'architecture de cet édifice en forme de bastion militaire ou de navire, la proue face à la mer; l'usage est de plaisanter sur la forme et la couleur rose du clocher, ancien phare ou fanal; surtout il faut s'extasier sur les mâchicoulis en brique qui cachent des latrines, construites pour l'armée en 1725, et en activité il y encore un an…

La foule envahit les plages et les restaurants du Boramar; pour trouver le calme et l'insolite, il faut monter dans le quartier de ruelles qui abrite la rue Bellevue, ou la rue Saint-Jean…On découvre alors la maison rose du peintre Willy Mucha qui résida longtemps à Collioure et confectionna un livre d'or esthétique aussi admirable que celui qui est conservé par le célèbre café des Templiers, tapissé de centaines de tableaux…

La flânerie prendra fin avec le parcours des placettes où s'organisent d'inlassables palabres : c'est surtout durant la saison creuse que les "sénateurs" colliourencs parlent, place du 18 juin, ou sur le boulodrome au pied du château, ou encore à l'ombre des platanes, près de l'auberge Quintana, qui fut la halte ultime du poète machado.

Les lieux les plus étranges seront la Rue du Soleil, rendue célèbre par le romancier local, mais publié chez Gallimard, François Bernardi, dans le haut quartier du Faubourg, ainsi que les jubeas et autres arbres exotiques de la villa Palmar, trouvée en remontant le cours du Doui : il s'agit de la maison de Charles Naudin, botaniste qui créa là un jardin d'acclamation qui inspira Matisse…

Voici des détails peu connus et des endroits peu parcourus ! Bien sûr, il ne faut pas négliger les hauts lieux de Collioure, et en particulier le musée d'art moderne, près de la coopérative vinicole des Dominicains, qui convie à une belle promenade vers le moulin, entre les oliviers et les terrasses bordées de schiste, les fameuses et savantes "fixes" catalanes…

Jean-Pierre Bonnel

(article envoyée au journal L'Indépendant début juillet, non publié)

(*) revue Pyrénées, n° spécial, été 2015 : "Balades et randonnées"- 6,95 euros.

- - - - - -

* Perpignan, festival Sirocco :

Festival Sirocco

Du 8 au 11 septembre

Mardi 8 septembre 18h30 Palais des rois de Majorque

Vernissage des expositions Valérie Renoux, Hassan Madji, Brahim Karim & Mohamed Barakat

Mercredi 9 septembre 16h Palais des rois de Majorque

Contes pour enfants

Jeudi 10 septembre Palais des rois de Majorque

19h Conférence-débat Les portes des Orients par Alem Sarre Garcia

Vendredi 11 septembre Palais des rois de Majorque

17h Ouverture du marché des créateurs

18h30 Chants du monde

20h Jo « Stick »

21h30 Marita Musiques du monde

23h. Ezza

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans lieux insolites
commenter cet article
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 21:38
L'ultime chemin de W.Benjamin
L'ultime chemin de W.Benjamin

voir l'en-tête complet

LES MOTS EN SCENE

( Association culturelle)

présente un

RENDEZ-VOUS LITTERAIRE

Vendredi 18 septembre à 19h30

Chez Alain GELIS, plasticien, rue FOY (en bas de la rue, près de l'abreuvoir de rue Na Pincarda, quartier de la Révolution française)

Hanna FIEDRICH, comédienne et auteure vous fera plonger dans l’univers de « L’ultime chemin de Walter Benjamin », de Jean-Pierre BONNEL et de son propre texte : « L’amour et la mer ».

Le texte de Jean-Pierre BONNEL met en lumière les derniers jours de Walter Benjamin à Port Bou, où le philosophe allemand a cherché refuge en septembre 1939 en traversant les Pyrénées à partir de Banyuls.

« L’amour et la mer » parle de l’amour qui s'efface dans le temps et qui reste tout de même éternellement.

La lecture sera suivie d'une discussion dans l’ambiance magnifique de la maison d'A. GELIS, propriétaire de la Maison du guitariste DE FOSSA.

Entrée : 5 Euros

Réservation obligatoire, places limitées à 30.

Tel:

06 32 36 11 47

06 10 88 66 50

LES MOTS EN SCENE

Association à but non lucratif déclarée sous le régime de la loi 1901 · N° W66006839

Siège : 17 impasse Louis et Michel Soler 66740 LAROQUE DES ALBERES – Contact : 06 32 36 11 47- les_mots_en_scene@yahoo.fr

*****

LE CHEMIN ULTIME DE WALTER BENJAMIN

COMMUNICATIONS DE JEAN-PIERRE BONNEL, AUTOUR DE WB et de SON LIVRE (ÉDITIONS CAP BÉAR, FÉVRIER 2010)

* 4 exposés :

-Médiathèque de Perpignan, avec diaporama.

-Casa Xanxo de Perpignan, à l'occasion du colloque sur A.Malraux. (AIAM)

-Avec l'Association Bla-Blart, chez Pierre Corratgé, Perpignan.

-Au centre d'art contemporain de Saint-Cyprien -diapos et lectures (de Virginie Chopin) - 8 décembre 2012. *

**Avec le CML (Centre méditerranéen de littérature) :

- au Conseil général des P.O. Hall G.Malé - 17.6.2010, à 18h30.

-à la Maison de la Région, le 15.11.2012, 18h30 - avec André Bonet, Dominique Bailleux (lectures) et Jean-Claude Raucoules (guitare classique).

***Au café littéraire d'Ellen Hall ("caféclat"), au café des Templiers, Collioure, le 17.12.2010, 18h30. Avec Sarah Masferrer (lectures)-

****Avec Hanna Fiedrich, actrice :

-à Elne (salle des Amis d'Illibéris), à Port-Vendres (mai 2014) - à Cerbère (à l'hôtel du Rayon Vert) - à Perpignan (chez Alain Gélis, rue Foy) -

-soirées OVS à St-Estève, Villeneuve de la Raho, au Boulou, en Corse…

*A suivre…

****Avec l'Association "Les mots en scène", chez Alain Gémis, rue Foy, Perpignan, le 18.9.2015 - Avec Hanna Fiedrich (5 euros)

****en 2016, conférence à Saint-Estève, au Théâtre de l'Etang - 4 avril 2016 (université populaire, association de Marie-Claire et Yvan Bassou)

- - -

* samedi 8 décembre, à 17 heures, au centre d'art contemporain de Saint-Cyprien, dans la grande salle où expose en ce moment Joël CAPELLA,

conférence sur l'AURA, la philosophie de l'Histoire, l'UTOPIE...selon Walter Benjamin.

Diaporama - Interventions de Virginie CHOPIN, qui vient de jouer Marguerite DURAS à la maison de la CATALANITE (Perpignan) - Apéritif - Entrée libre - Vente de livres (éditions Cap Béar) -

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 08:22
L'exode et le mur
L'exode et le mur

Après la grande manifestation du 11 septembre prochain, à Barcelone, si la Catalogne proclame de façon unilatérale son indépendance, son premier geste humanitaire sera de proclamer l'ouverture de ses frontières aux nouveaux migrants.

De s'ouvrir à l'accueil des Syriens, Afghans, Lybiens…qui quittent leur pays ravagé par la guerre, la famine, le désert qui avance...

Une façon de rappeler la tragédie de la Retirada, cet exode de 500 000 Républicains, Catalans, Basques ou Castillans… qui ont passé la frontière des Pyrénées en janvier et février 1940 et ont été parqués dans des camps de concentration, de regroupement…peu importe le nom, si ce n'est celui de la honte, comme un livre célèbre (Grando, Quéralt, Febres) les a qualifiés…

Une façon de montrer l'absurdité de ces clichés qui sous-entendent que l'indépendance catalane serait égoïsme, repli sur soi, manque de solidarité avec les régions pauvres d'Espagne, forme de racisme…

Une façon de montrer que c'est le pouvoir central de Madrid qui érige des murs (dans l'enclave espagnole de Melilla au Maroc, par exemple), un mur de fer sépare le Maroc et la Péninsule, pour éviter que les réfugiés demandent le droit d'asile ! En fait, ils ne veulent pas s'installer en Espagne (trop de chômage, salaires bas) mais veulent se rendre vers le Nord (Suède et surtout Allemagne, où la tant critiquée Merkel se change en "Angela" humanitaire, dirigeant le pays avec les Socio-démocrates…

Une façon de rappeler que c'est le gouvernement socialiste de Zapatero qui, en 2006, a régularisé 400 000 sans-papiers, alors que le gouvernement "socialiste" hollandais n'a prévu d'accueillir que 65 000 exilés en France en 2015… La France doit pourtant avoir mauvaise conscience après les gouvernements Daladier et Pétain qui, dès 1938, puis en 40, ont livré les Juifs aux nazis et des Républicains catalans ( Lluis Companys, fondateur de l'Esquerra, proclamant l'Etat catalan, fusillé à Montjuich) aux Franquistes !

Face à la mauvaise conscience allemande, traumatisée par les tueries nazies, la Catalogne doit rappeler l'horreur franquiste qui chassa et tua une partie du peuple républicain espagnol et catalan : l'Espagne doit, elle aussi, avoir mauvaise conscience et, face à une "Retirada à l'envers", la générosité est l'unique solution...


J.P.Bonnel

- - - -

Réfugiés : le naufrage occidental

L’Europe est submergée. C’est le déferlement. Un flux de clandestins est en train d’envahir l’Europe. Insupportable : « nos pays n’ont pas pour vocation d’accueillir toute la misère du monde ».

Il suffit de quelques mots, d’un vocabulaire bien choisi pour transformer les symptômes de l’effondrement de notre modèle de sociétés en « crise des migrants », voire même « islamique » entend-on parfois.

Ainsi, les fantasmes sont entretenus et la peur est exacerbée. Ainsi, le débat sur les possibles solutions est circonscrit à un cadre « défensif » comme s’il s’agissait d’un phénomène « naturel » sur lequel nous n’aurions pas de responsabilité, dont nous devrions nous protéger.

Toujours la même rengaine du phénomène naturel dont nous serions victimes : la crise, la dette, les sauterelles, les attentats, …

Et Monsieur Sarkozy qui parle de tourisme social. Faut-il être déconnecté de la réalité à ce point pour imaginer que des familles entières s’infligent de telles conditions de migration, sans réussite garantie, uniquement par tourisme ? Sarkozy est malhonnête, mais il n’est pas naïf. Tout est bon pour faire oublier que ces personnes sont des humains qui fuient la mort, qu’ils n’ont plus rien à perdre. Tout est bon pour les déshumaniser. C’est qui le touriste ?

Alors, ces gens sont censés venir pour « profiter » de nos richesses ? Nos richesses ? Bien voyons ! D’où vient le pétrole, d’où vient l’uranium, les métaux, les terres rares, la main d’oeuvre qui permettent de fabriquer nos objets ?

Nous sommes rattrapés par une réalité que nous nions depuis des décennies : celle du développement, de ce système pervers héritier du colonialisme, où sous prétexte d’amener la civilisation et la démocratie, on exploite, déstabilise et pille toujours plus.

Ces personnes fuient les conséquences des guerres illégales et désastreuses ayant pour objectif d’assurer le contrôle des ressources fossiles dans ces régions. Quand elles ne fuient pas la guerre (armés par qui ?), elles fuient des dictatures, l’expropriation de leurs terres avec le land-grabbing (accaparement foncier) ou demain, les conséquences du changement climatique. Elles fuient pour survire, quitte à risquer la mort. Mais certaines en meurent, même des enfants …

Aucun citoyen occidental ne cautionnerait l’exploitation des pays du sud. Et pourtant, la quasi-totalité de ces citoyens n’est pas prête, indirectement, parfois inconsciemment, à faire ce qu’il faudrait pour renverser la tendance. Même nous, qui prônons un changement de paradigme, et le vivons partiellement. La situation actuelle nous rappelle douloureusement que nous vivons dans une illusion de liberté de consommer : nos propres modes de vie, dépendant de toujours plus de tirages sur des ressources finies, ont des conséquences sur la vie d’autres personnes, ailleurs, si loin qu’il est impossible de réaliser les conséquences de nos actes. Et pourtant, ces autres personnes se retrouvent aujourd’hui face à la mort dans ces pays, et elles viennent frapper à nos portes.

Alors, on fait quoi ? On cherche des solutions sans changer le système et en prenant soin de bien garder les œillères ? Ou bien, on regarde collectivement la réalité en face ?

Certes, on ne peut pas tout changer du jour au lendemain, et il faut bien trouver des solutions d’urgence. Il suffirait déjà de reconnaître politiquement, puis collectivement, notre dette écologique pour que des solutions – oubliées ? – apparaissent et soient acceptées par la société.

Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur notre responsabilité historique face à ces désordres, ces tragédies. Nous avons un devoir de solidarité, d’autant plus que nous en sommes matériellement capables (et pour causes …), pour accueillir humainement et en bonne intelligence ces populations désespérées, que ce soit temporairement ou définitivement.

Tirons un enseignement de cette situation critique pour en faire un tremplin vers de nouveaux mondes. Une bonne partie des populations qui arrivent appartient aux classes éduquées de leurs pays. L’enjeu n’est pas de faire du brain-gain, mais de penser ces opportunités de rencontres comme tremplin pour un véritable dialogue des civilisations. Nos sociétés occidentales changent et doivent évoluer dans une perspective de Décroissance. La transition est en marche, mais ce n’est que le début. Cela est insuffisant si le reste du monde ne questionne pas cette fuite en avant vers le toujours plus. Faisons des migrants des ambassadeurs de cette transformation afin de casser le mythe de l’occident, de la consommation illimitée. De même, ces personnes arrivent avec une autre vision du monde, des relations humaines, des expériences de vie riches d’enseignements qui peuvent contribuer à sortir nos sociétés de ce cercle vicieux mortifère et individualiste.

N’avons-nous pas là un levier pertinent pour tourner la page du toujours plus, de la compétition économique et de ses conséquences, pour laisser place à un monde de « buen vivir » ? Profitons-en pour imaginer d’autres modes de vie, même si ça implique de renoncer au modèle actuel apparemment si confortable, si désirable. Car assurément, nous gagnerions du bien-être collectif à sortir du consumérisme.

Cela doit s’accompagner d’un changement de paradigme dans les relations internationales : posons les vrais problèmes sur la table et sortons de cette fuite en avant guerrière pour le contrôle des ressources naturelles. Le XXème siècle et ses logiques impérialistes, nationalistes et de compétitions économiques doivent appartenir au passé !

Vite, initions des transitions vers des sociétés soutenable est souhaitables. Soyons plus sobres, questionnons nos usages, simplifions nos productions, rendons les durables, réutilisons. Partageons vraiment, mettons en place un espace écologique (DIA et RMA), sérénisons la société, généralisons la bienveillance. Et surtout, relocalisons, relocalisons pour économiser de l’énergie, pour avoir une agriculture soutenable, pour créer du lien, pour rompre avec la banalité de nos actes aux conséquences désastreuses.

Vite, initions dès maintenant des chemins vers une relocalisation ouverte, c’est-à-dire une relocalisation solidaire et dans le dialogue, qui n’a rien à voir avec la préférence nationale.

Le Collectif « Parti-E-s Pour La Décroissance »

à l’initiative de Stéphane Madelaine et inspiré, en accord, de la chronique de Reporterre de Vincent Liegey

contact@ml.partipourladecroissance.net

http://www.partipourladecroissance.net/

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:03
Dorothea Weniger, Tomas Paus et henry Gus Buchtel

Dorothea Weniger, Tomas Paus et henry Gus Buchtel

 
 
 ** Collioure - Symposium international de neuropsychologie au centre culturel -
 
 
 
En cette fin du mois de juin, la ville de Collioure accueille une rencontre exceptionnelle de scientifiques e de spécialistes en neuropsychologie. 
La plupart de ces psychologues et médecins viennent du monde entier pour échanger, en anglais, le plus souvent, les découvertes les plus récentes.
 
L'association à l'origine de ce symposium * est venue pour la première fois à Collioure en 1993. Les rencontres ont lieu chaque année dans un lieu différent (Royaumont en 1953, Rocamadour en 1972, Beaune en 1984, Bonifaccio en 2012, parmi d'autres lieux célèbres), mais les membres organisateurs ont voulu revenir dans le petit port catalan, en raison de l'accueil municipal, du charme méditerranéen du lieu, de la beauté de la côte…
 
 
L'association  est forte de 124 membres actifs et beaucoup sont originaires de France, de Suisse, de Belgique, et même du Japon et d'Australie…
 
pour plus d'informations, il faut se rendre sur la page web de l'association : http://ins-1951.org
 
 
* Dorothea Weniger, Tomas Paus et henry Gus Buchtel (photo J.P.Bonnel)
 
 
Jean-Pierre Bonnel (article adressé début juillet 2015 à L'Indépendant de Perpignan, non publié)
 
- - - 
 
***Affaire Cardonne : après mon texte dans le blog (il y a une semaine environ), le journal L'Indépendant évoque cette polémique sur son site :
 
Conflit autour d'un local municipal à Argelès: "Je suis sanctionné par le maire", dénonce Denis Cardonne
Le 01 septembre à 6h00 par Vé. P. 
 
conflit-autour-d-un-local-municipal-a-argeles-je-suis-sanctionné...
 
Connu comme le "rameur de l'extrême", Denis Cardonne qui ne cache ni son intention de s'impliquer dans la politique locale dans un proche avenir ni son désaccord avec le député-maire, a lancé il y a une semaine sur le net, une pétition "contre l'expulsion au 15 septembre" d'un petit local municipal qu'il occupe.
 
Il explique : "C'est important, pour mes engagements concernant la défense de l'environnement et du cadre de vie de ma commune. Pour la défense de mes convictions sur le terrain. Pour la liberté d'expression et pour la mise en place d'une démocratie participative sur Argelès-sur-Mer, je suis sanctionné par le maire, qui a soutenu mon projet en 2012 et qui me retire aujourd'hui la possibilité de stocker mon matériel sportif dans un petit local aux abords du camping Roussillonnais. Le local permet le stockage de mon matériel pour mes entraînements, pas de local, pas d'entraînements possibles."
 
***VISA, polémique (suite) :
 
 

 

* Polémiques autour de VISA (suite du 1er sept. 2015) :

 

 Après Henri L'Héritier et Joan-Daniel Bezshonnof qui déclare, dans son délicieux petit livre sentimental sur Perpignan, ne pas goûter vraiment au festival pour l'image, c'est au tour de Rémy Michelin :

 

le lendemain, 2.9.2015 : Remy Michelin

 

 

AH, la magie de" VISA pour l'image", avec toutes ses contradictions, je pense aux élèves du "DU du photojournalisme" de l'université , privés d'accréditations alors que pour eux, c'est l'opportunité de rentrer un peu plus dans ce monde passionnant et étrange.

Etrange en effet, avec tous ces photographes "Leica" en bandoulière qui déambulent dans les rues de Perpignan, parlant à voix haute histoire de savoir à qui nous avons à faire.

Cela fait parti du folklore, mais bon, courage aux jeunes qui débutent: regardez, observez, déclenchez....

 

 

 ** Collioure - Symposium international de neuropsychologie au centre culturel -

 

 

 

En cette fin du mois de juin, la ville de Collioure accueille une rencontre exceptionnelle de scientifiques e de spécialistes en neuropsychologie. 

La plupart de ces psychologues et médecins viennent du monde entier pour échanger, en anglais, le plus souvent, les découvertes les plus récentes.

 

L'association à l'origine de ce symposium * est venue pour la première fois à Collioure en 1993. Les rencontres ont lieu chaque année dans un lieu différent (Royaumont en 1953, Rocamadour en 1972, Beaune en 1984, Bonifaccio en 2012, parmi d'autres lieux célèbres), mais les membres organisateurs ont voulu revenir dans le petit port catalan, en raison de l'accueil municipal, du charme méditerranéen du lieu, de la beauté de la côte…

 

 

L'association  est forte de 124 membres actifs et beaucoup sont originaires de France, de Suisse, de Belgique, et même du Japon et d'Australie…

 

pour plus d'informations, il faut se rendre sur la page web de l'association : http://ins-1951.org

 

 

* Dorothea Weniger, Tomas Paus et henry Gus Buchtel (photo J.P.Bonnel)

 

 

Jean-Pierre Bonnel (article adressé début juillet 2015 à L'Indépendant de Perpignan, non publié)

 

- - - 

 

***Affaire Cardonne : après mon texte dans le blog (il y a une semaine environ), le journal L'Indépendant évoque cette polémique sur son site :

Conflit autour d'un local municipal à Argelès: "Je suis sanctionné par le maire", dénonce Denis Cardonne

Le 01 septembre à 6h00 par Vé. P. 

 

conflit-autour-d-un-local-municipal-a-argeles-je-suis-sancti_611359_516x343.jpg © L'Indépendant ? 

 

Connu comme le "rameur de l'extrême", Denis Cardonne qui ne cache ni son intention de s'impliquer dans la politique locale dans un proche avenir ni son désaccord avec le député-maire, a lancé il y a une semaine sur le net, une pétition "contre l'expulsion au 15 septembre" d'un petit local municipal qu'il occupe.

Il explique : "C'est important, pour mes engagements concernant la défense de l'environnement et du cadre de vie de ma commune. Pour la défense de mes convictions sur le terrain. Pour la liberté d'expression et pour la mise en place d'une démocratie participative sur Argelès-sur-Mer, je suis sanctionné par le maire, qui a soutenu mon projet en 2012 et qui me retire aujourd'hui la possibilité de stocker mon matériel sportif dans un petit local aux abords du camping Roussillonnais. Le local permet le stockage de mon matériel pour mes entraînements, pas de local, pas d'entraînements possibles."

 ** Collioure - Symposium international de neuropsychologie au centre culturel -

 

 

 

En cette fin du mois de juin, la ville de Collioure accueille une rencontre exceptionnelle de scientifiques e de spécialistes en neuropsychologie. 

La plupart de ces psychologues et médecins viennent du monde entier pour échanger, en anglais, le plus souvent, les découvertes les plus récentes.

 

L'association à l'origine de ce symposium * est venue pour la première fois à Collioure en 1993. Les rencontres ont lieu chaque année dans un lieu différent (Royaumont en 1953, Rocamadour en 1972, Beaune en 1984, Bonifaccio en 2012, parmi d'autres lieux célèbres), mais les membres organisateurs ont voulu revenir dans le petit port catalan, en raison de l'accueil municipal, du charme méditerranéen du lieu, de la beauté de la côte…

 

 

L'association  est forte de 124 membres actifs et beaucoup sont originaires de France, de Suisse, de Belgique, et même du Japon et d'Australie…

 

pour plus d'informations, il faut se rendre sur la page web de l'association : http://ins-1951.org

 

 

* Dorothea Weniger, Tomas Paus et henry Gus Buchtel (photo J.P.Bonnel)

 

 

Jean-Pierre Bonnel (article adressé début juillet 2015 à L'Indépendant de Perpignan, non publié)

 

- - - 

 

***Affaire Cardonne : après mon texte dans le blog (il y a une semaine environ), le journal L'Indépendant évoque cette polémique sur son site :

Conflit autour d'un local municipal à Argelès: "Je suis sanctionné par le maire", dénonce Denis Cardonne

Le 01 septembre à 6h00 par Vé. P. 

 

conflit-autour-d-un-local-municipal-a-argeles-je-suis-sancti_611359_516x343.jpg © L'Indépendant ? 

 

Connu comme le "rameur de l'extrême", Denis Cardonne qui ne cache ni son intention de s'impliquer dans la politique locale dans un proche avenir ni son désaccord avec le député-maire, a lancé il y a une semaine sur le net, une pétition "contre l'expulsion au 15 septembre" d'un petit local municipal qu'il occupe.

Il explique : "C'est important, pour mes engagements concernant la défense de l'environnement et du cadre de vie de ma commune. Pour la défense de mes convictions sur le terrain. Pour la liberté d'expression et pour la mise en place d'une démocratie participative sur Argelès-sur-Mer, je suis sanctionné par le maire, qui a soutenu mon projet en 2012 et qui me retire aujourd'hui la possibilité de stocker mon matériel sportif dans un petit local aux abords du camping Roussillonnais. Le local permet le stockage de mon matériel pour mes entraînements, pas de local, pas d'entraînements possibles."

 

 ** Collioure - Symposium international de neuropsychologie au centre culturel -

 

 

 

En cette fin du mois de juin, la ville de Collioure accueille une rencontre exceptionnelle de scientifiques e de spécialistes en neuropsychologie. 

La plupart de ces psychologues et médecins viennent du monde entier pour échanger, en anglais, le plus souvent, les découvertes les plus récentes.

 

L'association à l'origine de ce symposium * est venue pour la première fois à Collioure en 1993. Les rencontres ont lieu chaque année dans un lieu différent (Royaumont en 1953, Rocamadour en 1972, Beaune en 1984, Bonifaccio en 2012, parmi d'autres lieux célèbres), mais les membres organisateurs ont voulu revenir dans le petit port catalan, en raison de l'accueil municipal, du charme méditerranéen du lieu, de la beauté de la côte…

 

 

L'association  est forte de 124 membres actifs et beaucoup sont originaires de France, de Suisse, de Belgique, et même du Japon et d'Australie…

 

pour plus d'informations, il faut se rendre sur la page web de l'association : http://ins-1951.org

 

 

* Dorothea Weniger, Tomas Paus et henry Gus Buchtel (photo J.P.Bonnel)

 

 

Jean-Pierre Bonnel (article adressé début juillet 2015 à L'Indépendant de Perpignan, non publié)

 

- - - 

 

***Affaire Cardonne : après mon texte dans le blog (il y a une semaine environ), le journal L'Indépendant évoque cette polémique sur son site :

Conflit autour d'un local municipal à Argelès: "Je suis sanctionné par le maire", dénonce Denis Cardonne

Le 01 septembre à 6h00 par Vé. P. 

 

conflit-autour-d-un-local-municipal-a-argeles-je-suis-sancti_611359_516x343.jpg © L'Indépendant ? 

 

Connu comme le "rameur de l'extrême", Denis Cardonne qui ne cache ni son intention de s'impliquer dans la politique locale dans un proche avenir ni son désaccord avec le député-maire, a lancé il y a une semaine sur le net, une pétition "contre l'expulsion au 15 septembre" d'un petit local municipal qu'il occupe.

Il explique : "C'est important, pour mes engagements concernant la défense de l'environnement et du cadre de vie de ma commune. Pour la défense de mes convictions sur le terrain. Pour la liberté d'expression et pour la mise en place d'une démocratie participative sur Argelès-sur-Mer, je suis sanctionné par le maire, qui a soutenu mon projet en 2012 et qui me retire aujourd'hui la possibilité de stocker mon matériel sportif dans un petit local aux abords du camping Roussillonnais. Le local permet le stockage de mon matériel pour mes entraînements, pas de local, pas d'entraînements possibles."

 ** Collioure - Symposium international de neuropsychologie au centre culturel -

 

 

 

En cette fin du mois de juin, la ville de Collioure accueille une rencontre exceptionnelle de scientifiques e de spécialistes en neuropsychologie. 

La plupart de ces psychologues et médecins viennent du monde entier pour échanger, en anglais, le plus souvent, les découvertes les plus récentes.

 

L'association à l'origine de ce symposium * est venue pour la première fois à Collioure en 1993. Les rencontres ont lieu chaque année dans un lieu différent (Royaumont en 1953, Rocamadour en 1972, Beaune en 1984, Bonifaccio en 2012, parmi d'autres lieux célèbres), mais les membres organisateurs ont voulu revenir dans le petit port catalan, en raison de l'accueil municipal, du charme méditerranéen du lieu, de la beauté de la côte…

 

 

L'association  est forte de 124 membres actifs et beaucoup sont originaires de France, de Suisse, de Belgique, et même du Japon et d'Australie…

 

pour plus d'informations, il faut se rendre sur la page web de l'association : http://ins-1951.org

 

 

* Dorothea Weniger, Tomas Paus et henry Gus Buchtel (photo J.P.Bonnel)

 

 

Jean-Pierre Bonnel (article adressé début juillet 2015 à L'Indépendant de Perpignan, non publié)

 

- - - 

 

***Affaire Cardonne : après mon texte dans le blog (il y a une semaine environ), le journal L'Indépendant évoque cette polémique sur son site :

Conflit autour d'un local municipal à Argelès: "Je suis sanctionné par le maire", dénonce Denis Cardonne

Le 01 septembre à 6h00 par Vé. P. 

 

conflit-autour-d-un-local-municipal-a-argeles-je-suis-sancti_611359_516x343.jpg © L'Indépendant ? 

 

Connu comme le "rameur de l'extrême", Denis Cardonne qui ne cache ni son intention de s'impliquer dans la politique locale dans un proche avenir ni son désaccord avec le député-maire, a lancé il y a une semaine sur le net, une pétition "contre l'expulsion au 15 septembre" d'un petit local municipal qu'il occupe.

Il explique : "C'est important, pour mes engagements concernant la défense de l'environnement et du cadre de vie de ma commune. Pour la défense de mes convictions sur le terrain. Pour la liberté d'expression et pour la mise en place d'une démocratie participative sur Argelès-sur-Mer, je suis sanctionné par le maire, qui a soutenu mon projet en 2012 et qui me retire aujourd'hui la possibilité de stocker mon matériel sportif dans un petit local aux abords du camping Roussillonnais. Le local permet le stockage de mon matériel pour mes entraînements, pas de local, pas d'entraînements possibles."

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans polémique
commenter cet article
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 10:50
Collioure, par Serge Kamké
Collioure, par Serge Kamké

Les Colliourencs sont des vipères !!!

par René Barjavel*

"Il y a à Collioure, trésor ardent, une étoile bleue -des plus chaudes- tombée au bord de la Méditerranée...

Et il y a les Colliourencs. Les Colliourencs sont aimables comme une poignée de vipères.

Ils nous considèrent avec un mépris et une hostilité qu'ils ne prennent pas la peine de cacher.

Ils ont raison. La sardine et le raisin leur suffisent. L'eau et le soleil…

"Mon vieux Willy, que nous allions en enfer ou en Paradis, nous y retrouverons Collioure."

René Barjavel.

* écrit par le romancier dans le livre d'or de Willy Mucha, le 12 décembre 1950.

- - -

Non, ils ne sont pas tous ainsi, mais on retrouve ce mépris des touristes que l'on a fait venir… Si les "étrangers" sont à Collioure, c'est que certains habitants ont vendu des caves, des appartements, des terrains… Certains voudraient le beurre et l'argent du beurre...

Un sorte de racisme affleure dans l'esprit catalan ou "catalaniste"...

Il existe aussi cette haine ancestrale entre les clans, entre le Boramar/Moré, chics et bobos, artistes...et le Faubourg, plus populaire...

Il y a la présence d'une quinzaine de familles très riches qui font la loi et ne veulent surtout pas que ça change à Collioure : "Collioure sera toujours surtout pour mon porte-monnaie, mon patrimoine, mes vignes…" D'où une certaine paralysie de l'économie, de l'innovation…et le recours au tourisme pour pallier le manque d'emplois...

Clivage entre les jeunes qui partent, amers face à l'attitude des parents, et les "anciens", ces sénateurs qui parlottent mais n'agissent pas vraiment...

La beauté est apparente mais quand on connaît un peu la vie intérieure du village, on est déçu… Par ces politiques qui ont recours au clientélisme, comme partout, hélas, et placent des copains, des militants de leur clan, de leu parti, à diverses fonctions...

Avec ce fossé entre le village et le Château, alors que tous les lieux de Collioure devraient appartenir aux citoyens !

Mais cela semble un peu changer et une collaboration entre la nouvelle mairie de M. Manya et le Conseil départemental de M.Moly premier vice-président) se dessine : concertation pour la programmation des spectacles, rencontre pour que le film "Meurtres à Collioure" (on n'en est pas là, avec ces "vipères" - qui les qualifiait de lubriques ?- mais quand on déverse des poubelles et excréments dans le jardin du nouvel élu, ce n'est pas trop respecter la démocratie !) soit projeté dans la cour du Château royal...

(à suivre..?)

J.P.Bonnel

- - -

* COLLIOURE : la fête !



CAFE SOL - 2 Rue de la Republique, 66190 Collioure




  • Restaurant familial - 04 68 82 55 02

Très sensible à l'expression artistique le CAFE SOLA organise une Fête pour Nous Artistes de Collioure pour soutenir l'excellente santé dans notre créativité... qu'on se le dise !

**

298 Commentaires (le blogabonnel)

carli • 08-31-2015 19:57

Perpignan (7) Les enfants gitans de la place du Puig :

Bonjour, c'est article est exact, mais je voudrais, approfondir un point qui est " l'échec scolaire " des gitans . Quand un enfant gitan viens au monde , la première ( langue ) qu'il entend est la (langue des gitans ) .Comme ils ne vont pas à l'école maternelle, quand ils arrivent en CM1, ils ne possèdent que très peu de mots en Français, et donc ils ne peuvent intégrer une classe normale. ils sont donc orientés dans des classes où ils sont en majorité de la même communauté.

D'après certaines études un enfant issu de la classe moyenne connaît environ 900 mots quand il rendre en CM1, un enfant gitan ne connaît même pas 150 mots. Quand je passe dan la rue et que j'écoute ces enfants gitans, ils ne s'expriment j'aimais en français quel que soit leur âge. J'ai des amis gitans qui font ce même constat ( il y en a peu).

Je pense que la seule solution est de scolariser dès la maternelle les enfants gitans, pour qu'ils intègrent ensuite une classe normale, sinon rien ne pourra changer. Mes propos ne visent qu'à trouver une solution pour arrêter cet échec total et qui dure depuis trop longtemps.

Ces propos ne sont pas de nature communautaire ( le sang est rouge pour tous les humains et plus encore ). Mais certaines fois, je me demande pourquoi des évidences aussi simples, si logique ne sont pas appliquées ?

Bien à vous Carli .

" ps "

désolé pour les fautes d'orthographes" , moi même je ne suis pas trop allé à l'école, mais j'avais une passion " la musique " comme les gitans " j'ai compris très vite que pour réaliser mon rêve, je devais travailler pour apprendre le solfège, il n'y a pas que le don pour être musicien, il faut être doué bien sûr, mais il faut beaucoup travailler aussi. Bien à vous, Carli…

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans polémique
commenter cet article
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:10
Daniel Berehulak

Daniel Berehulak

  •  

 

 

- - - Visa pour le droit à l'image

 

 

Depuis 27 ans, c'est la rentrée rituelle pour le festival photo de Perpignan : grâce à "Visa pour l'image", c'est l'occasion de beaux discours sur la misère du monde, un moment de bonne conscience, les cocktails, les repas en ville, la médiatisation du roi de la fête, la récupération politique, un effet d'annonce : depuis 10 ans, la création d'un centre mondial du photo-journalisme au couvent des Minimes...

 

Depuis 27 ans, rien n'a changé, ni le rituel indécent ni les guerres, injustices et catastrophes du monde…

 

 VISA ne sert à rien, oui aux "retombées" économiques pour cafés, restaurants, hôtels, commerces et loueurs à la sauvette… Oui, retombée médiatique : Perpignan se fait connaître en septembre, et par des crimes et disparus tout le reste de l'année...

 

Rien ne change dans le monde et Visa n'est pas une prise de conscience, ou alors éphémère, dans la société de spectacle. Le public du samedi fait le tour des expositions, se sent voyeur face à cet étalage de vies privées saccagées, voudrait agir mais ne fait rien… 

Et the show continue, et l'exhibitionnisme… et les fameuses "retombées" qui suggèrent les radio-actives de nos chères centrales ou au napalm de nos chères guerres coloniales...

 

Comment changer ? En ne faisant plus confiance (ne plus voter pour eux) aux gouvernements qui vendent des armes aux tyrans que nous, Occidentaux, anciennes nations coloniales, avons mis au pouvoir : quand ces dictateurs se font moins conciliants, on les bombarde (Khadafi..), on détruit nos propres armes (qu'ils nous ont achetées) pour mettre en selle un autres dictateur, à qui on va vendre nos nouvelles armes (rafale, etc…) et ainsi de suite… Et M. Leroy et consorts, vous pourrez montrer vos belles photos !!!

 

J.P.Bonnel

 

C'est dit mais je voulais au départ répondre à mon collège écrivain et ami : sur le droit à l'image

 

 

 

Henri Lhéritier, le 31.8.2015 (blog et facebook) - merci à lui pour publication de son point de vue (droit au texte...)

 

« VISA » SANS VISAGE :

 

Selon que l’on est puissant ou misérable notre visage, son image plutôt, n’a pas la même valeur.

Les modèles involontaires des photos exposées à travers de la ville, lors du festival « Visa, » à Perpignan, ignorant l’exploitation que l’on fait d’eux, ont peu de chance de trouver un de ces avocats tonitruants, défendeur du droit à l’image, qui se déciderait soudain à protéger leur visage, si grossièrement exposé, aux fins d’émotions spectaculaires, dans tous les lieux de la cité. Ce serait pourtant une belle cause humanitaire.
Quelle désinvolture, celle qui consiste à afficher, sans autorisation, les traits de la misère, de la peur ou du désespoir, en les captant, gratis, au bout du monde, tandis qu’à notre porte, sous peine de procès, on ne peut plus se permettre de publier la photo d’un passant anonyme, sans que la justice n’ait son mot à dire. Même la gueule du chien de telle ou telle starlette est floutée au nom du droit des animaux.
L’homme d’Occident serait-il plus fragile ? Serait-il plus respectable que l’homme du tiers monde ? Plus susceptible ? Plus timide ?
La misère a un visage, la richesse n’en a plus ou ne montre le sien qu’en le monnayant.
Avec nos photos, monsieur, nous faisons une bonne œuvre, nous plaidons, auprès de l’Occident, la cause des humains abandonnés aux quatre coins du monde, nous sensibilisons les citoyens aux malheurs qui frappent là-bas. Se donne-t-on bonne conscience avec cet argument ? D’ailleurs, ajoutera-t-on, cynique, avant leur droit à l’image, il est nécessaire de songer d’abord à les soigner et à les nourrir.
Or, on ne fait rien de cela, on les repêche en mer en pestant contre leur nombre, leur sans-gêne, et on les expose pour titiller notre voyeurisme. Ne serait-ce point un néo-colonialisme, cette utilisation artistique du malheur ?
Ne faudrait-il pas donner les mêmes droits que nous à ces damnés, des droits supplémentaires même car leur déchéance nous fait un spectacle ?
Voici un projet intéressant pour «Visa »: œuvrer à la création d’une fondation du droit des sans droits, une Sacem de la misère.

 

**

 

C'est en lisant Le Monde daté d'aujourd'hui (mardi 1er septembre 2015) que je me réconcilie un peu avec Visa et surtout que je peux rendre hommage au photographe qui est interrogé par le quotidien (page 16, culture) :

 "J'aime être proche de les sujets, passer du temps avec eux, établir une relation de confiance, et c'était compliqué."

 

…et plus loin : "Je n'ai pas essayé de faire de belles images, mais des images nécessaires."…

 

On sent là la sincérité de Daniel BEREHULAK, loin de l'ego, du show et des photos truquées, embellies… Loin de la mort revue par photoshop…


J.P.B.
 
PS. Sur le droit à l'image, j'ai oublié de citer ce passage très intéressant de l'article : "Après avoir photographié une petite patiente da,s une clinique; il a fait un voyage en voiture de neuf heures dans la brousse pou obtenir de sa mère l'autorisation de publier l'image "C'était une histoire positive, la fillette s''en est sortie." Témoignage essentiel ! Ethique du journaliste !
Repost 0
Published by leblogabonnel - dans photographies
commenter cet article
31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 11:51
Meurtre à Collioure 2 sept 2015, 20h30, Château royal
Meurtre à Collioure 2 sept 2015, 20h30, Château royal

Film de Bruno GARCIA, avant-première (entrée libre : projectioncollioure@gmail.com -

- - -

Aragon : La halte de Collioure

``à Antonio Machado qui vint à Collioure dormir

…A jamais ici demeure

de qui les yeux se fermèrent

au bruit amer de la la mer

Machado qu'ailleurs l'on meure

Machado qu'ailleurs les flammes

le saccage e l'épouvante

ailleurs les camps la mort lente…

O mort la voie est ouverte.

(dans le recueil Les Poètes, Gallimard, 1960)

- - -

Pinceaux de Collioure

* Dufy disait, en admirant l'éclat des barques catalanes : "Collioure sans voiles est une nuit sans étoiles !"

* Matisse : "Il n'y a pas en France de ciel plus bleu que celui de Collioure; je n'ai qu'à fermer les volets de ma chambre et j'ai les couleurs de la Méditerranée en moi."

* Willy Mucha : "Si mes racines ne sont pas dans la terre, elles sont dans ton ciel, Collioure."

* J.H. Lartigue : "La mer et le clocher sont toujours là, mais plus la société du bonheur de vivre modeste, plus la civilisation de la peinture, mais celle du bronzage, la société du corps consommé à petits feux de soleil dans les yeux et de crieuse musique dans ce qui pourrait servir d'oreilles… Quelques cadavres de barques, mais la scène est vide quand l'arène est jonchée d'humains en sursis."

- - -

Reflets sur la plage

Toute la plage du port du Boramar se reflète dans les ballons minéraux que vend la fillette aux longs cheveux roux.

Quand le regard n'est plus obnubilé par ce spectacle, surgit le musée rose de l'église habillée de terres rouges.

Une autre fille, allongée à même la promenade, vend des poèmes : de modestes feuilles de cahier quadrillé sont étalées sur une vieille table en formica. Les textes parlent des thèmes éternels : le soleil, la mer, la lune et les petits oiseaux…

Dans cet espace calme survient soudain un groupe de musiciens de jazz. La musique crève l'abcès sournois de la sérénité des vacances. Chaud saxo menant le motif, cuivres ivres reprenant au vol la dernière note du sax, nette trompette, airs aigus à couper le beurre, jazz qui jazz et nous fait bondir dans le sable chaud ou dans l'eau tiède…

Les bruits sonores des instruments sont répercutés par les solides remparts du château et la longue enceinte de l'église baroque amarrée en amont du port. Les ruelles qui montent et ont, parfois, l'idée de redescendre, sont, elles aussi, investies.

Pour réintégrer la réalité, il faut retourner nos regards, épris de soleil et d'espace vagabond, vers la mer. Aux barques pesantes et colorées, se sont substitués de frêles embarcations et de luxueux bâtiments de plaisance, sans oublier la flottille un peu ridicule des planches à voile qui font prendre conscience à l'Homme de son pauvre sens de l'équilibre…

D'autres regards, c'est indéniable, préfèrent se pencher, entomologistes, les pupilles quelque peu enflées, sur la foule protéiforme des seins libres, érigés, flasques ou en apesanteur… Reflets de l'âme sur la plage

J.P.B.

- - -

Transparence de Collioure

Avant…Quand ? Homme des vieilles écritures !

L'âge quand le bourg antique, la plate aux filets, le faubourg aux salaisons, la couronne de vignes vertigineuses et cascadantes…contenaient fort dans leurs remparts jaloux la beauté des intimités…

Le cerveau se heurtait à un tenace mystère.

Désormais, aujourd'hui, où en sommes-nous de cette mémoire des hommes..?

Qui parle ici ?

Qui ose se prononcer sur l'éternité utopique des lieux..?

On peut parler de transparence de Collioure : chaque été, je la retrouve féminine au seuil de chaque soleil.

Mais je peux écrire ce qui a changé : une maison neuve, un commerce, une cave aménagée, un mur, des murs, d'autres horizons…

Je peux constater ce qui a changé : les gestes modernes sont des simulacres, blancheurs désespérantes.

Les visiteurs ne lisent plus les signes dans les vents, les cartes à jouer, les chemins des collines.

Mon seul bonheur, mon dernier espoir : j'essaie de regarder toute la mer et je ne comprends pas tout…

JPB

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans cinéma
commenter cet article
30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 06:53
Pierre Bourdieu

Pierre Bourdieu

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans presse
commenter cet article

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Articles Récents

Liens