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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 10:21
Tableau de Guy Ferrer

Tableau de Guy Ferrer

 

   *Crimes organisés

 

 

 

Le crime organisé est mondial, nazi ou mafieux, politique ou stalinien, idéologique ou religieux. La violence fatale est le plus souvent naturelle, instinctive. Le monde civilisé n'a pas le droit de s'appeler ainsi !

 

Les crimes du capitalisme et du socialisme sont inoubliables ! Certains voudraient gommer la chose, rêve à une maladie d'Alzheimer pour la partie de l'Histoire qui les concerne…

 

C'est l'incessante chasse à l'Homme : relisons Prévert ! Et à la femme, de l'enlèvement des Sabines aux expériences pseudo-médicales, de fécondations monstrueuses sur les Juives et autres  victimes des camps de la nuit et du brouillard, dans le ciel où s'exhalent les odeurs de chair cramées !

 

 

De l'Amérique du Sud à l'Afrique, noire ou blanche, s'entraînent les escadrons de la mort : la barbarie est programmée. Aux USA, c'est le raffinement de la technologie quant aux peines de mort, quant à l'assassinat des gens célèbres et gênants, les Luther King, Monroe, JFK…Ne parlons pas du couloir de la mort…

 

 

Aux USA à la pointe de la plus haute techno, encore, projetons-nous sur les armes du futur : incapacitantes, paralysantes, par laser, ondes acoustiques : guerre à distance, dans un fauteuil, au coeur d'un monde et d'une société militarisés, policés par les policiers…

 

 

Il faut mettre au point une guerre dont les conséquences seront pour les seuls destinataires, ceux qui vendent les armes, les canons, ceux qui détiennent la possibilité de supprimer le monde…

 

 

Face à cette tuerie routinière, de tous, colons, missionnaires, politiques, économistes, gens de la rue indifférents, voire délateurs, Français à la baguette sous le béret, individus banals, tous criminels en puissance…

 

Gens frustrés, tuant par délégation, cyniques, esprits machiavéliques silencieux, chacun a son souffre-douleur : son chien, son copain de collège, sa vieille mère gênante, son collègue de bureau, sa femme, son fils, son chien, son cochon d'Inde…

 

 

Tous ces conflits, toutes ces guerres, les analyser, en écrire des romans, les appeler" économiques, ethniques…En réalité, ce sont amusements des hommes, tragi-comédies des siècles et des siècles, purs divertissements…

 

 

Guerre et paix, assez ! 

 

Relire les récits des commencements des temps, incapables de commencer dans l'harmonie, l'amour et l'amitié…

 

Urgent : déserter le salon, la télé, les flux médiatiques incessants ! Quitter le grand théâtre du monde !

 

 

Il est temps, grand temps ! 

 

 

Fin du temps !

 

 

JPB.

 

*3 évènements Cinémaginaire -

€ Mardi 27 octobre 2015 à 20h30 :

Cinéma Jaurès - 66 Argelès sur Mer

> LES FILMS DU GNCR

La projection du film est suivie d’un “bonus” filmé de 10’ environ donnant la parole au réalisateur du film …

NI LE CIEL, NI LA TERRE

Film de Clément Cogitore (France / Belgique 2015 - 1h40)

Afghanistan 2014.

A l’approche du retrait des troupes, le capitaine Antarès Bonassieu et sa section,

sont affectés à une mission de contrôle et de surveillance dans une vallée reculée du Wakhan, frontalière du Pakistan.

Tarif : 5 euros

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€ Vendredi 30 octobre 2015 à 18h30

Cinéma Vautier - 66 Elne

> UN BIBLIOBUS POUR COCHABAMBA <

à l'initiative de l'Association des Amis du Bibliobus de Cochabamba,

une séance exceptionnelle en soutien à l'Association des Amis du Bibliobus de Cochabamba,

son action pour un bibliobus à Cochabamba (Bolivie)

et pour permettre aux enfants de communautés défavorisées de faire l'expérience de la lecture.

DES LIVRES ET DES NUAGES

film de Pier Paolo Giarolo (France 2012 – 52’)

Dans un village perdu dans les Andes péruviennes, à 4 000 mètres d’altitude,

une petite fille attend impatiemment l’arrivée de nouveaux livres. …

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Jeudi 5 novembre 2015 à 19h

Cinéma Jaurès - 66 Argelès sur Mer

> LE CINE FORUM <

Présenté par les Amis de Cinémaginaire d’Argelès sur Mer

chaque premier jeudi du mois

Formule du Forum : Présentation + Film + Casse-croûte tiré du sac + Débat

sortie nationale en présence du réalisateur Tommy Weber

QUAND JE NE DORS PAS

Film de Tommy Weber (France 2015 – 1h22)

Ce film révèle un personnage d’une liberté intense inspirée du personage d’Holden de L'Attrape-coeurs de J.D Sallinger :

fougueux, joueur, bagarreur, naïf, romantique et souvent amoureux...

le jeune Antoine de ce film trace le temps d’une nuit son propre itinéraire.

Tarif : 5 euros

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Cinémaginaire

réseau cinéma de proximité en Pyrénées Orientales

contact@cinemaginaire.org

<http://www.cinemaginaire.org>

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 11:14
Inconsolable à Consolation (polar - J.P.Bonnel) - photo : musée de Collioure ©JPB
Inconsolable à Consolation (polar - J.P.Bonnel) - photo : musée de Collioure ©JPB

Inconsolable à Consolation (polar - J.P.Bonnel) - photo : musée de Collioure ©JPB

**Collioure, le 26 octobre 2015 :

FERMETURE DU CHEMIN DE CONSOLATION

La mairie de Collioure vous informe que suite aux dégâts subits par les inondations, les travaux de réfection de la partie détruite du Chemin de Consolation débuteront le lundi 2 novembre 2015.

Le Chemin de Consolation sera fermé pendant la durée des travaux entre l’oratoire de Saint Jacques et la piste de chantier.

**

***Rencontre avec Dalila Marinaro, présidente-fondatrice de l'Association des Amis d'Alain Marinaro

La maman du jeune, si tôt disparu dans des circonstances confuses, à Barcelone, parle avec passion de piano et surtout de son fils.

"Alain, le beau jeune homme brun au regard vif et pénétrant, au sourire doux et mystérieux, à la vitalité conquérante,inépuisable, musicien inspiré et fascinant…s'en est allé en funambule solitaire vers les étoiles.

"Il adorait respirer l'été, au petit matin, à Collioure : la plage, le paysage étaient alors à lui ! C'est à l'âge de 15 ans qu'il a joué la première fois à Collioure,soutenu par une petite association locale, à l'époque.

L'Association "Les amis d'A. Marinaro" est née un an après la disparition de Dalila et de Jean-Yves : pour se rappeler, tisser des souvenirs…Au début, il y eut des difficultés pour trouver des partenaires, mais ce fut vite un partenariat réel avec la municipalité de collioure : huit ans déjà et une vingtaine de bénévoles.

La mairie du petit port catalan soutient toujours, avec fidélité, l'association, en ouvrant des lieux, en finançant l'hébergement des jeunes interprètes, les "Amis d'Alain" n'ayant à leur charge que les déplacements.

Le but est de dénicher les jeunes talents, de les glorifier, explique Dalila, de donner à entendre l'art d'un musicien qui n'existe que quand l'oeuvre est jouée. "

Autodidacte, Mme Marinaro a étudié au conservatoire d'Alger, avant de devenir médecin; c'est grâce à la musique qu'elle a rencontré son futur époux, qui dirigeait à l'époque la chorale "Vent du Sud", à Alger…

Jean-Pierre Bonnel

* Piano à Collioure (Juin 2015)

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*

* Musée d'art moderne de Collioure

Villa Pams - Route de Port-Vendres 66190 Collioure
Tél +33 (0)4 68 82 10 19 musee@collioure.net www.collioure.net/museedartmoder
ne

Joséphine Matamoros
Conservatrice honoraire du patrimoi
ne

Les collections : Musée d’art moderne de Collioure

Exposition du 19 octobre 2015 au 21 février 2016
Art historique du X
Xe

Charles Camoin

Les ânes à collioure, 1912 Huile sur toile
Inv: PAM 2004 1163

André Masson

Paysage à Collioure, 1919 Huile sur toile
Inv : PAM 2003 1158

Bleda y Rosa

Mar v (1/2) diptyque, 2000
Photographie - tirage couleur sur aluminium Inv : Ph 2001 1105

Aurore Valade

Amateurs d’art, 2007
Photographie couleur - tirage argentique light jet Inv : Ph AM 2009 4

Aurore Valade

Profil 1, 2007
Photographie - tirage couleur sur aluminium sous verre Inv : Ph AM 2009 14

Le musée d’art moderne de Collioure présente jusqu’au 21 février 2016 une grande partie du fonds historique, regroupant les artistes qui sont passés à Col- lioure pendant le XXe siècle : Jean Peské, Augustin Hanicotte, Willy Mucha, Henri Marre, Gaspard Maillol... Viennent s’ajouter deux œuvres majeures, l’une de Charles Camoin de 1912 « Les ânes à Collioure », l’autre d’André Mas- son de 1919 « Paysage à Collioure » acquise en vente publique.

Il s’agit là d’une pièce remarquable et rarissime, car à ce jour on ne connaît aucune autre œuvre de Masson peinte à Collioure ; peinture qu’il a réalisée lorsqu’il était en résidence à Céret, en 1919 avec Maurice Loutreuil. Ce dernier est venu à Collioure rejoindre l’une de ses amies, et c’est probablement lors de ce séjour, que Masson venant lui rendre visite a peint ce magnifique tableau, qui vient par ailleurs d’être restauré et peut ainsi être présenté au public.

Art Contemporain

La présentation du fonds historique est complétée par quatre salles d’art contemporain qui s’ouvrent sur :

- La très belle série de photos -tirages couleur sur aluminium- de Bleda y Rosa, réalisées lors de leur résidence au cours de l’année 2000 et qui donnent à voir une autre vision du Collioure traditionnel.

- La série photographique d’Aurore Valade -tirages argentiques light jet- en résidence en 2006, qui a immortalisé les habitants de Collioure, pris dans leur intérieur, avec une perception d’un travail proche de la peinture de compo- sition. À noter aussi la suite de 12 profils de la même artiste -tirages couleur sur aluminium sous verre- d’une délicatesse exceptionnelle. Tous pris sur la ligne d’horizon maritime, épaules dénudées et de profil gauche. Sur cette ligne d’horizon interviennent, soit des baigneurs, des bateaux, des mouettes... Ainsi l’artiste compose avec l’homogénéité du sujet et les aléas liés à l’environnement, pour rendre un mouvement et l’offrir à l’œil d’un public muséal curieux et at- tentif.

Thomas Verny

Le phare III, 2011 Technique mixte sur toile Inv : PAM 2012 2

Julien Descossy

Sans titre, 2015 Acrylique sur toile Inv : PAM 2015 7

Pierre Buraglio

Collioure en février, 2015
Tirage numérique studio Bordas, réhaussé à la main E A I/I Inv : Ser AM 2015 12

Font suite à cet accrochage les œuvres de Thomas Verny, Julien Descos- sy et Pierre Buraglio, toutes sur le thème du paysage à Collioure, passé par le filtre de la réflexion de chaque artiste et intégré dans son travail de recherche.

Toutes ces pièces font partie du fonds du musée, et pour la grande majorité d’entre elles, ont été données par les artistes.

Enfin viennent s’ajouter, comme à chaque accrochage, des œuvres très récentes, en prêt pour la durée de la présentation :
- Les tous derniers tableaux de Patrick Jude, sur son travail maintenant très connu, concernant la disparition des vignes et de l’architecture qu’elles confèrent au paysage de Banyuls. Jude artiste incisif qui depuis les années 1960, ne cesse de dénoncer les faits et les travers de notre société, dans une peinture d’une exécution poussée à l’extrême perfection.

Ainsi que le travail tout juste sorti de l’atelier d’Emmanuelle Jude, qui uti- lise son appareil photo pour capter sur le vif la thématique quelle souhaite explorer. Ces clichés sont ensuite reproduits dans une peinture hyper- réaliste, qui accentue par la volonté picturale et des couleurs employées, le dessein voulu par l’artiste, celui de donner à lire des scènes de la rue, ici « des mangeurs de glace ». Cette volonté d’aller au plus près du sujet et de s’y tenir interpelle au plus haut point l’œil du visiteur, qui devient inquisiteur et traque chaque geste du personnage saisi dans un moment d’intense vérité, qui selon, peut s’avérer cocasse, poétique, humoristique.. Le passant, dans la rue, n’a pas la possibilité de capter l’image qui l’attire comme le fait très judicieusement cette artiste, passée maître dans cet art, et qui maîtrise admirablement la couleur et l’exécution.

A noter que les pièces d’Emmanuelle Jude seront présentées au printemps 2016 à la galerie Odile Oms à Céret.

JM

Patrick Jude

Feixes i llaques, 2015 Acrylique sur support ensablé Collection privée

Emmanuelle Jude

Sans titre, 2014-2015 Acrylique sur bois Collection privée

Patrick Jude

Feixes i llaques, 2015 Acrylique sur support ensablé Collection privée

Emmanuelle Jude

Sans titre, 2014-2015 Acrylique sur bois

**Horaires et jours d’ouverture :

De 10h à 12h et de 14h à 18h Fermé le mardi d’octobre à mai

Tarifs :

Plein tarif : 3 € – Tarif réduit : 2 € Gratuit jusqu’à 12 ans.

Contacts presse :

Musée d’art moderne de Collioure Joséphine Matamoros
Nadine Skilbeck et Marion Serra Tél : 04 68 82 10 19

Mail : musee@collioure.net

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 09:06
Collioure : sur le chemin du fort Saint-Elme

Sur le sentier du Fort Saint-Elme

Ecrit, trouvé, ramassé, lettre ou brouillon.

Ecrit, non pas écrit, mais retranscrit, à peine mis en ordre, je veux dire en syntaxe,

colonne vertébrale de la langue pour les uns, dure baguette sur les doigts encrés pour les autres…

Sur le sentier du château ramassés quelques mots perdus, sans collier ni nom du maître…Qui disent un texte long, pareil à un poème, car écarquillé devant un étrange monde blanc, car écartelé par les quatre vents de la page muette…

Saint-Elme, elle scandait la narratrice, parce que l'écriture dansait comme le corps d'une qui s'invente !

Saint-Elme, je t'aime, et autres mots aux tendres atours.

Toi, le seul soleil de la pensée de mes baisers,

le soleil de mes deux fleurs jaunes qui font avancer ma poitrine.

Il fera jour un beau jour. Il sera une bonne fois pour toutes, quelque chose d'unique et d'irreprésentable.

Un jour…

Quand tu auras décidé de m'aimer, de me prendre, de m'apprendre..Le jeu de la bête à deux dos, ce préhistorique geste d'amour.

Alors je, et tu, je deviendrai moi, quand tu viendras à moi, vers ma conque, ma coquille saint-elme…

Quand tu m'appelleras de mon prénom, qui bat de ses deux ailes impatientes.

Et l'on s'aimera, tels deux collégiens qui ne veulent pas rompre le lien, le cordon blanc des escargots, jusqu'au seuil du mariage, qui sera un recommencement d'amour.

Mais nous avons le temps. Tranquille est la glisse du serein escargot dont la bave vernit le soleil et les galets du Boramar…

Alors, dit l'écrit, dans la feuille tournée, versée, investie par mes yeux de loup :

"Le bahut plein le cul…le français plein le nez…"

Finie la poésie, finis ses cortèges courtois dans les ornières du sentier saint-elme.

Nicher la nudité des corps, la rondeur du désir…

Plaisir et désir, mais, auparavant, je te tends, amante, la perche avec les mots !

Je te le dis, je vois dans tes yeux un amour grand, chaud tel l'infini désert, cet amour qui est mien, je le veux nôtre !

Aimer. Se briser d'amour, les genoux sur les pierres, comme ils n'ont jamais osé, les Anciens, les inventeurs d'amour, les premiers du sexe…

Comme on n'a jamais osé se montrer. Le mot jamais osé !

S'aimer dans les nids terreux, sur les plages vierges, dans l'orbe rocheuse d'une crique, dans l'écume fraîche d'une mer, sur le bois d'une barque de ce pays d'or et de sang, dans la cabane faite de lauzes d'un vignoble en terrasses…

Mais un jour, la campagne jalouse nous a ceinturés, son ombre sur la mer dit que cet amour doit finir à jamais puisque seul le jamais sait clore le poème.

Dernier crépuscule sur le golfe du Lion…

"Quoi qu'il en soit", finit Carmen, celle qui, en écrivant, le vent inventa, "le marteau de ton nom aura gravé quelque part, dans son corps, dans son coeur, dans mon écorce de yeuse, le mot brûlant qui anéantit l'éternité même…

JPB

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 08:20
Concert à Port-Vendres (ciné Vauban, samedi 24 à 21 h, 10 euros) Pere Figueres, Tomàs Fletxe, Pierre Leberger

Concert à Port-Vendres (ciné Vauban, samedi 24 à 21 h, 10 euros) Pere Figueres, Tomàs Fletxe, Pierre Leberger

**PRADES :

la prochaine conférence de l' ALEC se tiendra à la salle du Pessebre à Prades à 17h30 le samedi 24 octobre.

Titre de la conférence : communiqué de l'auteur :

François Faucon, professeur d'Histoire spécialisé dans l'étude de l'incroyance

Kufr, mécréance et hérésie en terre d'islam (c'est le titre de mon livre). J'insiste, il s'agit de mécréance. L'athéisme est compris dedans mais n'est pas le point de départ de la réflexion

Genèse du projet : il y a de cela quelques années, j'avais entamé l'écriture d'une histoire de l'athéisme (toujours en lice d'ailleurs). Au bout d'un an, je m'étais retrouvé avec un plan pour 4 livres... J'ai extrait ce qui concernait le KUFR (la mécréance) pour en faire un article. Lequel est devenu un livre à l'écriture difficile (sources et études sont difficiles à se procurer, physiquement parlant j'entends)

Projet à venir : dictionnaire historique du baron d'Holbach

Plan de la conférence :

1. Exemples de mécréants d'hier et d'aujourd'hui (libre-penseurs, athées, etc.)

2. Que dit l'islam à leur sujet (étude des textes : Coran mais aussi hadiths)

3. Quels mots permettent de les nommer ?

4. La condamnation des mécréants est-elle une dérive wahhabite/extrémistes ou bien est-elle propre au texte religieux (auquel cas, entre islam radical et islam dit modéré, il existe une différence de degrés et non de nature)

L'objectif n'est pas de condamner ni même de juger. Mais les attentats de janvier ont rendu impérieuse la nécessité d'un dialogue de fonds. L'objectif est ici non plus de laisser la religion interroger la mécréance (donc l'athéisme) vu comme une hérésie mais de permettre à la mécréance d'interroger la religion sur la possibilité d'emprunter librement d'autres voies.

Durée : 1 heure

Pour info : j'ai fait la même conférence en février dernier à la maison de la Philo de Toulouse, al salle était comble (150 personnes) et les organisateurs avaient quand même demandé à la police de passer faire un tour dans le quartier...

 

http://www.bibliotek-at.com/crbst_42.html

- - - - - -Ciné :

* Jean VIGO : Mardi 27 octobre à 19h10

Pauline détective, de Marc FITOUSSI, France/Belgique, 2011.

Plaquée par son petit ami, Pauline se laisse entraîner par sa sœur dans un palace de la riviera italienne. Au lieu de savourer les joies du farniente, elle se persuade qu’un crime a été commis dans l’hôtel et s’improvise détective, embarquant dans ses investigations un séduisant maître-nageur…

Bardé de références, de Fantômette à la screwball comedy hollywoodienne en passant par le dessin animé Scooby-Doo, Marc Fitoussi ne lésine pas sur les couleurs, le folkore, les effets vintage. Il soigne l’intrigue criminelle, aux péripéties gentiment vertigineuses. Et il bichonne ses personnages secondaires(…). Bref,ce n’est pas un film sérieux, mais c’est un vrai film d’auteur. (Louis Guichard,Télérama.)

- - - - - - - -* COLLIOURE : inauguration du XXllème Salon

« Automne des Antiquaires »

Mardi 27 Octobre 2015 à 18h30 Château Royal de Collioure

Avec le soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Pyrénées-Orientales

Hôtel du Département - 24, quai Sadi Carnot - B.P. 906 - 66906 Perpignan cedex - Tél. 04 68 85 85 85 - www.leDépartement66.fr

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 10:23
Rémi Fraisse, in memoriam - Mémorial de Sivens, un an déjà

**Un an après la mort de Rémi Fraisse, des témoignages contredisent la version officielle

- Il s'agit là d'un de ces événements qui font perdre au gouvernement en place sa crédibilité.

Le pouvoir devrait tenir compte de la parole du peuple même s'il considère qu'il a été élu et qu'il peut donc faire selon son idée, même s'il considère que les gens en colère ne constituent qu'un petit groupe de marginaux irresponsables...

La "gauche" au pouvoir a eu, encore une fois, tort…Encore une fois, la trahison du peuple...

JPB.

- - -

Rémi Fraisse a été tué dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 sur la ZAD de Sivens par une grenade lancée par un gendarme mobile. La première phase de l’enquête, menée par les gendarmes eux-mêmes, semble dédouaner le militaire. Reporterre a recueilli des informations et des témoignages qui contredisent le rapport des forces de l’ordre.

Toulouse, correspondance

« Circulez, il n’y a rien à voir. » C’est, en résumé, l’idée générale qui se dégage de la première phase de l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse, le 26 octobre dernier. Dans le cadre d’une information judiciaire contre X pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entrainé la mort sans intention de la donner », ouverte le 29 octobre 2014, les deux juges toulousaines en charge du dossier, Anissa Oumohand et Élodie Billot, ont délégué leurs pouvoirs d’instruction à la section de recherches de la gendarmerie nationale de Toulouse par le biais d’une commission rogatoire. À l’époque, ce procédé avait fait bondir : « Faire appel à des gendarmes pour enquêter sur d’autres gendarmes, ce n’est clairement pas objectif », expliquait Claire Dujardin, l’avocate toulousaine qui défend la famille de Rémi Fraisse aux côtés des avocats Arié Alimi et Éric Dupont-Moretti.

Depuis que la commission rogatoire a été retournée aux juges d’instruction par les enquêteurs cet été, tout laisse à penser que cette procédure est aussi inquiétante sur le fond que sur la forme. Car, selon les informations recueillies par Reporterre, les premiers éléments de l’enquête judiciaire sont à décharge pour le gendarme qui a lancé la grenade fatale cette nuit du 25 au 26 octobre 2014, sur la ZAD de Sivens.

Le mémorial sur la ZAD de Sivens là où Rémi Fraisse est mort.

Premier point : les auditions des gendarmes et celles des proches de Rémi Fraisse ne se sont pas déroulées dans les mêmes conditions. Les militaires interrogés par leurs confrères n’ont pas subi de pression et ont eu le temps de répondre et de préciser leurs pensées. Les proches de la victime n’ont pas bénéficié de la même bienveillance. Selon un témoignage recueilli par Reporterre, un des amis de Rémi Fraisse a eu la surprise d’être accueilli par un gradé très soupçonneux : « On sait tout. Attention à ce que vous allez dire ! » l’a prévenu l’enquêteur. Un autre camarade de la victime, rencontré par Reporterre, a, lui, été convoqué pour une audition qu’il considère comme tendancieuse : « Les gendarmes n’arrêtaient pas de me demander si Rémi fumait du shit », raconte ce jeune Toulousain. Pourtant, selon nos informations, aucune trace de stupéfiants n’a été décelée dans les analyses pratiquées lors de l’autopsie de Rémi. Pourquoi alors cette obsession des militaires ? « Tout l’entretien était mené comme s’ils voulaient prouver que Rémi était un vilain garçon », réagit ce proche, qui décrit Rémi comme « un jeune homme sensible, un peu grande gueule mais d’un tempérament profondément pacifiste ».

Témoignages quasi-exclusifs des gendarmes

Cette enquête de personnalité a été complétée au printemps dernier par une expertise de l’ordinateur portable de Rémi Fraisse pour déterminer s’il contenait des documents sur Sivens. Comme le révélait Médiapart en juillet dernier, rien de compromettant n’a été signalé. Une fois les conclusions rendues par l’expert, la famille de Rémi a pourtant mis plusieurs mois à récupérer cet ordinateur.

Dans la lignée de l’enquête administrative remise au ministre de l’Intérieur par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), le 2 décembre 2014, (télécharger ici :)

Rapport de l’IGGN sur la mort de Rémi Fraisse, décembre 2014.

la première phase de l’enquête judiciaire se fonde quasi-exclusivement sur les témoignages des gendarmes déployés sur la ZAD de Sivens. De quoi alimenter une version officielle qui ne diffère peu ou pas depuis des mois : les gendarmes mobiles, retranchés dans une enceinte grillagée à l’emplacement de la future digue du barrage, ont dû faire usage de grenades offensives pour éviter d’être attaqués par une horde de manifestants hostiles et bien équipés.

Or, selon les informations recueillies par Reporterre, les récits des gendarmes qui valident cette version sont émaillés de zones d’ombres et de contradictions. Des incohérences à peine relevées par les enquêteurs et qui concernent au premier chef le maréchal des logis J., le lanceur de la grenade mortelle. Arrivé vers minuit sur la ZAD de Sivens, ce gradé est à la tête d’un petit groupe de gendarmes baptisé « Charlie 1 ». Le groupe est positionné sur le flanc sud-sud-est de la « zone de vie », une base de chantier de 30 mètres de côté entourée de grillages à mouton et cernée par des douves profondes. Face à eux, des manifestants dispersés sur une dalle d’argile et sur les hauteurs allument des feux de camps.

La mission des forces de l’ordre en cette nuit du 25 au 26 octobre 2014 est de tenir cette « zone de vie ». C’est en tout cas la ligne de défense adoptée par le maréchal des logis J., qui décrit des manifestants hostiles sur le flanc nord-est de la base, avant d’être victime, selon ses dires, de jets de grosses pierres, au sud de la « zone de vie », soit à proximité de la position de son groupe. Il affirme alors reculer de quelques mètres pour récupérer auprès du véhicule de Charlie 1 des jumelles de vision nocturne. De retour à sa position initiale et muni de ces jumelles appelées IL, pour « intensificateurs de lumière », il dit repérer un groupe de cinq ou six personnes avançant vers la « zone de vie ». Après avoir rapporté les jumelles, le gradé dégoupille une grenade offensive de type OF1, comme il en a l’autorisation. Il affirme l’avoir lancée en cloche par-dessus le grillage et dans une zone sombre dépourvue, selon lui, de manifestants. Quelques secondes après, plusieurs gendarmes aperçoivent une silhouette au sol. Il s’agit de Rémi Fraisse, tué sur le coup.

Pourtant, selon les informations recueillies par Reporterre, plusieurs témoignages de gendarmes présents sur la « zone de vie » contredisent l’utilisation des jumelles à vision nocturne par le maréchal des logis J. avant qu’il ne lance la grenade fatale. L’un de ses confrères affirme même que J. aurait disparu un moment entre son retour et le lancer.

Autre élément troublant, le maréchal des logis J. affirme avoir tiré sa grenade à 10 - 15 mètres de distance, sur la dalle d’argile, alors que Rémi Fraisse serait tombé à une distance allant de 25 à 30 mètres de l’endroit où le gendarme dit s’être posté. Ceci laisse planer de sérieux doutes sur la position véritable du maréchal des logis J. au moment des faits.

Ce dernier se défend à plusieurs reprises d’avoir exécuté un « bond offensif », c’est-à-dire une charge sur les manifestants. Plusieurs militaires affirment que leurs deux seules sorties de la « zone de vie » ont été pour secourir des manifestants blessés, dont Rémi Fraisse.

« Ils l’ont visé, en tir tendu »

Or, selon des témoignages d’opposants au barrage contactés par Reporterre et présents sur le lieu des affrontements cette nuit-là, les manifestants ont essuyé plusieurs assauts des gendarmes mobiles notamment sur le flanc nord-est de la « zone de vie ». Christian Decoster est formel : des charges ont aussi été effectuées sur le flanc sud de la base de chantier. Le zadiste, que Reporterre a interviewé à plusieurs reprises, est l’un des rares manifestants à avoir assisté de près à la scène et formule le désir de témoigner devant la justice pour attester de ce qu’il a vu cette nuit-là. Il faisait partie d’un petit groupe, au sud-est de la « zone de vie », que Rémi Fraisse a rejoint quelques instants avant son décès. Ce groupe a assisté à un assaut avant le lancer de la grenade. « J’ai vu les gendarmes arriver en face de nous, légèrement sur notre gauche. Ils étaient sept ou huit et ne se trouvaient pas dans l’enclos. Ils étaient cachés derrière une souche d’arbre située sur la dalle d’argile », raconte-t-il.

« Dès qu’on a vu les gendarmes, on s’est enfui dans la direction opposée. Il y a eu plusieurs explosions », poursuit M. Decoster, qui décrit ce moment comme une scène de guerre : « Rémi était le plus proche d’eux. Ils l’ont visé, en tir tendu. Ils voulaient juste l’immobiliser pour l’attraper et l’interpeller. »

Ce témoignage contredit la version donnée par les gendarmes et met l’usage de la grenade offensive en question. Car, malgré son appellation, elle ne peut être utilisée qu’en cas de défense, et pas en cas de « bond offensif », selon le jargon des forces de l’ordre. Christian Decoster atteste la poursuite des attaques après cet assaut : « Quand je me suis retourné, j’ai aperçu quelqu’un à terre. On ne pouvait pas l’approcher. Les gendarmes continuaient à nous charger pendant qu’ils le ramassaient. Je les ai vus le trainer comme un chien sur plusieurs mètres. J’ai crié : “Ils embarquent quelqu’un !” Ensuite, les affrontements ont continué pendant plusieurs heures alors qu’on ne savait pas que quelqu’un était mort », raconte-t-il.

Cette « sortie » de l’enclos par les gendarmes mobiles est confirmée par un autre témoin rencontré par Reporterre mais qui requiert l’anonymat le plus complet. Cette personne refuse de témoigner devant les juges : « Les gendarmes mentent mais je ne vais pas faire la guéguerre à la Grande Muette », déclare ce témoin oculaire inquiet pour sa sécurité.

Selon nos informations, un autre témoin direct de la scène, entendu trois jours seulement après le drame et qui évoquait alors une « charge » des gendarmes mobiles, est revenu sur ses déclarations quelques semaines plus tard. Au cours de sa deuxième audition, il se serait rétracté en insistant sur le fait que les forces de l’ordre défendaient la « zone de vie ». A-t-il subi une pression entre temps ?

Par peur ou par résignation, bon nombre de manifestants présents sur les lieux du drame cette nuit-là n’ont pas contacté les enquêteurs. Les deux juges d’instruction n’ont pas pris la peine de lancer un appel à témoin officiel.

Des plans et des croquis faux et tronqués

Au vu des nombreux témoignages contradictoires, il semble pourtant difficile d’assoir le déroulé des faits sur le seul récit des gendarmes. D’autant que, selon nos informations, aucune image filmée par la gendarmerie cette nuit-là n’a pu être exploitée pour déterminer les actions du groupe Charlie 1 au sud-sud-est de la « zone de vie ». Et pour cause : la caméra utilisée par les forces de l’ordre était braquée sur le flanc nord, là où étaient concentrés les manifestants les plus virulents. De plus, les constatations effectuées sur les lieux du drame par la section de recherche de Toulouse ne peuvent être que lacunaires : malgré les appels pressants des opposants au projet de barrage, les gendarmes n’ont effectué leurs premiers et uniques constats que 36 heures après les faits, comme peut l’attester Reporterre, alors présent sur place.

Les plans et croquis fournis dans l’enquête administrative de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), qui a par ailleurs conclu qu’aucune faute professionnelle n’avait été commise par le maréchal des logis J., s’avèrent faux et tronqués. Les tâches de sang découvertes le lendemain des faits et photographiées par Isabelle Rimbert, de Reporterre,, sont situées à une dizaine de mètres plus au sud que la position indiquée sur le dessin. Un croquis également tronqué puisqu’il omet de mentionner l’existence d’une douve sur le flanc sud.

Jean-Pierre Fraisse, le père de Rémi, le 15 septembre 2015.

Les magistrats instructeurs ont refusé des actes importants comme la reconstitution des faits sur place ou l’audition du préfet du Tarn, ainsi que le révélait Mediapart. Depuis le retour de la commission rogatoire, les deux juges ont désormais le choix entre poursuivre leur enquête ou clore l’instruction.

Si elles choisissent cette dernière option, les proches de Rémi Fraisse craignent fort que la lumière ne soit jamais faite sur ces évènements. « J’ai peur qu’en l’état actuel on s’oriente vers un non lieu », déclare Jean-Pierre Fraisse, le père de Rémi, à Reporterre. Plusieurs organisations ont appelé à une marche « populaire, unitaire, apaisée et résolue » sur le site de Sivens pour rendre hommage à Rémi Fraisse ce dimanche 25 octobre.

D’autres n’ont pas attendu cette date pour rendre hommage à Rémi Fraisse. Une dizaine de personnes ont installé dans la nuit du 19 au 20 octobre et dans la plus grande clandestinité une sculpture d’1,8 tonne et de 2 mètres de haut sur la Zad de Sivens. Surnommé la "pelle masquée", ce groupe d’opposants au barrage a préparé cette opération, dont Reporterre a été témoin, pendant plusieurs mois et dans le plus grand secret.

20 octobre 2015 / Marine Vlahovic (Reporterre)

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 09:33
Affiche pour le 1er salon du livre et du chocolat à Ste-Marie de la mer

Affiche pour le 1er salon du livre et du chocolat à Ste-Marie de la mer

Littérature : Le roman de Banyuls - Salon du livre et du chocolat - Lectures par Hanna Fiedrich - Céret : les ailes de la pensée (colloque W.Benjamin au musée d'art moderne)

*** « LE ROMAN DE BANYULS » d’Isabelle Callis-Sabot :

parution du tome 3.

J'avais dit beaucoup de bien lors de la parution du tome 2 (cf. le blogabonnel), je vous invite à lire vite le nouveau recueil d'Isabelle à l'écriture fluide, élégante et imagée. Surtout des histoires sincères de mémoire, d'amour et d'amitié, par-delà les drames humains…

Isabelle CALLIS-SABOT dédicacera le tome 3 de sa série « Le Roman de Banyuls »…

- le samedi 24 octobre à Sainte-Marie-la-Mer au salon du Livre et du Chocolat

- le dimanche 8 novembre à Banyuls-sur-Mer (Maison de la Presse) le matin

- au salon du Livre de Cabestany, les 21 et 22 novembre, l’après-midi

- par correspondance, en utilisant le bon de commande.

**Rendez-vous samedi 24 au salon de Sainte-Marie de la mer…

- - - - - -

** Les Mots en scène, Association culturelle

présente un

RENDEZ-VOUS LITTERAIRE

le 23 Octobre à 19.00, à Perpignan, chez Alain GELIS, plasticien, 9 rue FOY (en bas de la rue, près de l'abreuvoir de rue Na Pincarda, quartier de la Révolution française)

avec HANNA FIEDRICH

Comédienne / Auteure

L'amour, l'espoir, la rupture, la déception...une voix de femme qui vous incitera à aborder ce sujet qui nous concerne tous...l'amour !

Lecture d'extraits de livres :

"Je te haine" roman de Jean-Pierre BONNEL

"La petite colère" roman de Maela PAUL

"L'amour et la mer", texte poétique de H. FIEDRICH

...écouter, discuter, échanger, se rencontrer, boire un verre, passer un bon moment ensemble...

Entrée: 6 Euros - Réservation obligatoire, car les places sont limitées à 30 personnes.

06 32 36 11 47 / 06 10 88 66 50 les_mots_en_scene@yahoo.fr

http://hanna.fiedrich.free.fr leblogabonnel.over-blog.com

LES MOTS EN SCENE


Association à but non lucratif déclarée sous le régime de la loi 1901 N° W66006839 Siège : 17 impasse Louis et Michel Soler 66740 LAROQUE DES ALBERES – Contact : 06 32 36 11 47- les_mots_en_scene@yahoo.fr


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* Céret : Walter Benjamin. Les ailes de la pensée

23 et 24 octobre 2015, 10h-17h

Céret, Auditorium du Musée d'art moderne

Colloque organisé par l’association « Les Amis du Musée de Céret » en partenariat avec le Musée.

Le colloque a été conçu, dans le prolongement de l’exposition de Dani KARAVAN qui s’est tenue au Musée au printemps dernier et d’une conférence sur la vie et la pensée de Walter BENJAMIN donnée par le philosophe Jean-Louis PRAT le 18 mai dernier. Le succès de cette conférence a suscité la nécessité d’aller plus loin dans le désir d’éclairer un large public la diversité et l’étendue de la pensée de Walter Benjamin dont l’œuvre ne cesse d’être redécouverte. Pour cela, les Amis du Musée de Céret ont fait appel aux plus éminents spécialistes tant en France qu’en Allemagne.

PROGRAMME - Vendredi 23 octobre :

10 h : Ouverture

10 h 15: Film « Walter Benjamin, des histoires d’amitié »

11 h 15 : Marc Goldschmit (Université de Paris) Benjamin, « le Trauerspiel » (“le drame baroque”)

14 h 30 : Ruthard Stäblein (rédacteur en litterature chez Hessischer Rundfunk, Frankfurt). « Benjamin et Baudelaire »

15 h 45 : Alexandra Richter (Université de Rouen) « Benjamin et Kafka »

Discussion

Samedi 24 octobre :: 10 h Rotraut De Clerck (Institut de Psychanalyse de Frankfurt) : « L’Institut de recherche sociale, la théorie critique et la psychanalyse »

10 h 45: Burghard Schlicht (cinéaste, Frankfurt): « Benjamin, le penseur de l’audiovisuel, la photo et la radio »

14 h 30 : Joel Mettay : « Benjamin et ses collections »

15 h 45 : Christian Béthune : « Benjamin et le jazz »

Discussion, apéritif de clôture.

IMPORTANT : L’entrée à ce colloque est ouverte à tous et gratuite mais il est impératif de s’inscrire par mail à l’adresse suivante : s.oms@musee-ceret.com ou par téléphone au 04 68 87 27 76 (faire le « 2 » puis demander Sylvie Oms). Clôture des inscriptions le 21 octobre.

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*Salon du livre de Sainte-Marie de la mer (j'aurai un stand - JPB) :

Inciter un public le plus large possible à lire au travers d’un événement festif : la découverte des créations des chocolatiers de notre Région.

L’entrée sera gratuite et ouverte à tous. Plusieurs milliers de visiteurs potentiels, Près de 100 exposants attendus : écrivains, illustrateurs, libraires, éditeurs, chocolatiers.

Quel que soit l’âge les gens aiment encore et toujours le chocolat et les livres. Le concept est d’inciter :

Tous les visiteurs à offrir un livre et du chocolat à leurs Amours.

Ce 1er salon sera l’occasion de décerner plusieurs prix et de lancer des concours pour 2016 :

Le prix de l’affiche 2015 du salon du Livre et du Chocolat

Le prix Sainte Marie du chocolat 2015 pour une œuvre « livre & roses » en chocolat

Et des récompenses (par tranches d’âge ou de classe) pour un dessin et/ou pour un texte/poème réalisés par les enfants.

Le lancement du prix littéraire Alexandra (livre pour adultes) et du prix illustrateur pour la future affiche du salon 2016.

Salle OMEGA : la salle est superbe, grande (600 m2) et climatisée. Et proche du front de mer !
Il y aura environ 80 tables (2 chaises et une demi-grille par table) pour les auteurs, illustrateurs, libraires, éditeurs, et chocolatiers, et une sono sur estrade.
Le hall d’entrée sera utilisé pour l’accueil du public, le « baladoir » pour une exposition de photos et d’affic
hes.

Et le devant de la scène pour la présentation des œuvres littéraires (poèmes, nouvelles ou extraits de romans) et des œuvres chocolatées (sculptures en chocolat).

10h : Ouverture des portes au public
11h table ronde sur la Cuisine et le Chocolat avec :

Eliane THIBAUT-COMELADE, Eve MARINONE, Jean-Michel OSTER (ou un membre de la Confrérie des chocolatiers catalans), Francesc GUILLAMET, et d’autres experts à venir ...

12h : présentation des sculptures chocolatées, des affiches et du prix littéraire.
14h 30 : conférence L’HISTOIRE DU CHOCOLAT CATALAN par Jean-Marie ROSENSTEIN 15h 15 : conférence LE CACAO AU CŒUR DES HOMMES par Alfred CONESA
16h 30 : nouvelle présentation des sculptures chocolatées, des affiches et du prix littéraire. 17h : remise des prix et mot du Maire

18h : Fermeture du salon – Début du démontage des stands
Tout au long de la journée : Présentation visuelle de livres, d’affiches, de dessins, d’œuvres chocolatées.

Interventions et présentations occasionnelles courtes au micro.

PARTICIPANTS

Plusieurs dizaines d’auteurs et d’illustrateurs Plusieurs librairies et éditeurs de la région Plusieurs chocolatiers

** CONFERENCES et TABLES RONDES avec des Personnalités connues autour du chocolat

Jean-Marie Rosenstein - Ecrivain et conférencier catalan

Alfred CONESA Francesc GUILLAMET

Photographe des mets des Grands Chefs présentera et dédicacera ses livres.

Eliane Thibaut-Comelade

Les thèmes des conférences sont donnés à titre informatif et seront confirmés par les auteurs.

Ecrivain et ancien Président de l’Inra en Languedoc- Roussillon, Alfred CONESA animera une conférence sur le Cacao, sa découverte et son succès planétaire depuis 5 siècles.

Il est l’auteur de

Du cacao et des hommes

L’auteur de l’Histoire du chocolat catalan, paru aux éditions Terra Nostra en 2002, nous contera comment ce produit d’importation est devenu un savoir-faire local et une véritable tradition, encore vive de nos jours.

Ecrivain, Journaliste gastronomique présentera, commentera et dédicacera ses livres.

Contact : TERRY Tél. : 06 18 79 69 71 Mail : terry66470@gmail.com

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:57
Ouverture du camp de Rivesaltes : on ne parlera pas du dépôt de munitions ni des Allemands morts de faim à la libération de Perpignan

Mercredi 21 octobre 2015, la tramontane souffle ses colères froides sur ce territoire plat. C'est la plaine, l'horizontalité. Pays minéral, ocre, tout près de la chaîne des Corbières. De l'autre côté, bien loin pour un prisonnier, la frontière de la mer.

 

21 octobre, les quotidiens annoncent en couverture l'ouverture du Mémorial  au grand public…après la venue des élus polémiquant pour une invitation, pour se montrer…alors qu'ils ont été tenus en laisse pour que les médias se concentrent sur la petite cour du premier ministre…

 

Le vent tente de faire fuir les sédiments de la mémoire accumulés dans ce désert, où ne poussent que brins d'alfa, cairns de rocailles, mais d'où ont émergé récemment des monstres éoliens et une zone industrielle qui a mangé une partie du camp militaire.

 

L'armée a vendu une partie de ce territoire de honte et de souffrance. La ville de Rivesaltes a installé un ghetto artisanal à la lisière de l'autoroute. 

 

 

Se rendre au Mémorial, c'est jouer au labyrinthe...

 

Pas de panneaux, pas de fléchage... Je n'ai plus reconnu les sentiers, les pistes : barrages, chemins barrés, l'armée est revenue ici, car on a enterré une énorme réserve d'armes et de munitions, la plus grande du front méditerranéen. Là se trouve une tombe explosive et c'est occulté, comme pas mal de choses en ce territoire de souffrances passées et présentes…

 

 

A côté, la tombe de la mémoire coulée dans le béton, une sorte de mausolée des mémoires que tous ont ici, en Catalogne et en France, oublié : la collaboration des rouages de l'Etat (fonctionnaires, ouvriers, élites…) avec les Nazis a été exemplaire...

 

Les élus, les responsables de ce pays de tourisme pléthorique (on va, désormais, bénéficier de retombées économiques grâce aux lieux de mémoire !) n'ont, bien sûr, rien dit : "On ne savait pas !"

Il a fallu attendre 1978, Serge Klarsfeld publiant le premier la liste des Juifs morts et déportés.

 

 

On n'a pas encore tout dit ! A la place de ce coûteux monument (au sens de "souvenir"), on aurait pu rendre hommage et raviver les mémoires autour des baraquements - à préserver, tout de même !- invitant toutes les communautés à réfléchir pour organiser expos et événements autour de ces prisons, de ces maigres refuges griffés par les vents mauvais de l'Histoire et de la météorologie...

 

 

On n'a pas tout dit : la mort de cette centaine de soldats allemands (nazis ?) morts de faim (?) dans le camp, à la libération de Perpignan : les "Résistants" chargés de les garder et de leur donner à manger se sont gardé l'argent de la nourriture…Les corps seraient dans un cimetière (un témoignage me dit "dans une fosse commune"? De toute manière, les cendres ont été ramenées en allemagne il y a quelques années). On peut vouloir fusiller des fascistes mais ne pas utiliser leurs propres méthodes dans les camps d'extermination...

 

 

J'ai visité le Mémorial lundi, avec les associations (harkis, juifs…moi avec l'assoc. Walter Benjamin, sise à Banyuls) : tout était bien réglé, organisé…

J'ai fait la connaissance de la directrice, Agnès Sajeloli,  pour lui demander d'exposer mon livre sur WB à la librairie du vaste hall d'entrée. Elle m'a répondu que c'était Roger Coste (librairie Torcatis) qui s'occupait des commandes... Celui-ci me dit le lendemain qu'il n'en est rien; il a simplement fait des popositions de livres à exposer...

J'ai aussi fait la connaissance du nouveau et sympathique directeur de la culture à la Région, Philippe Mille : "Vous voulez être invité à la Comédie du Livre..?" Oui, bien sûr, des contacts, à suivre... Ici, on aime les gens de parole...

 

 

JPB

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 10:59

* ECRIRE LE CAMP, ses mémoires :

 

 

L'appel à écriture est lancé par la plasticienne Anne-Laure Boyer : il s'adresse à tous, internés ou descendants, élèves ou professeurs, parents, enfants...

 

Les camps français d'internement et de relégation ont trop longtemps été occultés. Ces Lettres de Rivesaltes seraient l'occasion pour chacun de s'approprier cette histoire lourde et complexe, afin de la porter collectivement.

 

Plus il y aura de lettres et plus ce projet sera riche de vos regards, de vos parcours et de vos ressentis, pour construire ensemble une mémoire collective et tournée vers le présent.

 

…Il s'agit de saisir ce lieu pour déclencher une réflexion collective autour des questions plus générale que posent les camps sur l'exil, le racisme, la gestion administrative des flux migratoires, l'acte de faire histoire, la fabrique de la mémoire collective et individuelle,la transmission et la non-transmission…

 

 

contact : A.L. Boyer : 06 08 12 24 91 -

 

 

lettresderivesaltes@gmail.com

 

http://lettresrivesaltes.com

 

 

* Le mémorial est ouvert au public à partir de mercredi 21 octobre (entrée 8 euros) - direction autoroute A9- Rivesaltes - entrer dans la zone artisanal e- très mauvais fléchage - un seul panneau visible dans la zone, juste avant le chemin qui mène au mémorial.

 

** Des sentiers ont été dessinés pour marcher à travers les baraquements laissés en l'état (depuis 40 ans, occultation, destruction, vol de fresques et de dessins d'internés… ) ces bâtiments ne seront pas réhabilités ("ce serait du cynisme", a déclaré l'architecte Ricciotti)…Ils disparaîtront donc avec le temps…

 

Outre cette polémique, il y eut la collaboration de l'Etat français (Pétain) avec les nazis… la découverte de documents (archives du camp) dans une déchetterie…l'oubli pendant des décennies… la participation faible et tardive de l'Etat, poussé par la région L/R.

 

Coût : 24 millions d'euros - fonctionnement : 2,7 millions d'euros par an.

 

Le couloir dans le mémorial
Le couloir dans le mémorial

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Au camp de Rivesaltes

Il s'agit d'un lecture déambulatoire d’extraits de Ana Non, roman de l’écrivain andalou Augustin Gomez-Arcos. Ilot F du camp de Rivesaltes. (*)

Ou Déambulation théâtrale, parmi les allées et les baraquements ravagés par les herbes du temps. Quelques éléments suffisent au décor, des rails, une estrade, des figurants qui vous offrent un bout de pain, un verre de vin.

Car le décor est naturel, orchestré par cette tramontane froide de l’été qui charrie des bouffées de thym en labourant les Corbières et la plaine du Roussillon : didascalies inattendues, que Christian Hernandez n’avait sans doute pas intégrées à sa mise en scène.

Vent violent venant voler ses arpèges à la guitare de Pedro Soler…Le décor, c’est le camp lui-même, ce champ de ruines, cette désolation de la mémoire, griffée par les signes de la mort et mordue par le vent de l’Histoire. Pour ces raisons, cette performance n’est pas un spectacle, ce serait indécent de la qualifier ainsi. Et les spectateurs n’en sont pas, mais des acteurs qui revivent dans leur tête, même s’ils ne les ont pas vécus, la Retirada, l’exil, l’oppression, la menace fasciste, toute une histoire de souffrance…

Dans la nuit qui tombe, dans cet espace tragique, bordé par une ligne d’éoliennes, délimité par des pins nés du hasard, les phrases du romancier suggèrent aux spectateurs debout, silencieux, sidérés, les paroles de tous ceux qui ont été retenus ici, ou y sont morts ou ont été transportés plus loin, vers les camps de la mort…

La divagation d’Ana Non, femme de 75 ans, interprétée par la voix forte et grave de Danielle Catala, semblant près de tomber à chaque pas dans sa longue route réelle menant du sud au nord de l’Espagne, retrouver son fils : trajet initiatique, aussi, conduisant à la quête de l’Autre, de vraies valeurs, mais le destin sera impitoyable.

Il fallait du courage et tout un travail d’intériorisation pour mener à bien cette pièce ambulatoire. Les résultats en furent un pathétique renforcé et une tristesse infinie. Témoins les yeux à la chaleur humide de Marianne Petit, responsable du Mémorial du camp de Rivesaltes, à qui l’on souhaite l’imagination et la force susceptibles de réitérer de telles rencontres…

JPB

(*) vendredi 27 juin 2008

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** IL RESTE DES BARBELÉS SUR LE CAMP DE RIVESALTES

Le Mémorial de Rivesaltes inauguré le 16 octobre est un progrès pour le Pays Catalan, car une longue période sombre est enfin révélée officiellement. Les «indésirables» d’hier retrouvent une partie de leur dignité. Mais le silence est assourdissant sur le coût exorbitant du site, 23 millions d’euros puisés dans les caisses publiques, en pleine crise des migrants. Les réfugiés d’hier seraient-ils plus importants que les réfugiés d’aujourd’hui ?

Convergence Démocratique de Catalogne estime qu'un devoir de connaissance s’impose pour révéler au plus grand nombre les méthodes orchestrées et camouflées par trois républiques consécutives. L’Ecole et la télévision publique se doivent d’arracher définitivement les barbelés symboliques entourant la mémoire de l’internement en Roussillon. Un petit pas est franchi, mais le drame des camps, d’Argelès à Rivesaltes, des Haras de Perpignan jusqu’au Barcarès, mérite bien plus qu’un mémorial.

Le devoir de mémoire commence par le savoir et ne saurait se résumer à un budget exorbitant.

Communiqué de presse, 19 octobre 2015.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 12:16
malette anti-terroriste

malette anti-terroriste

*Réseaux - propagande - 

 

On connaît l'influence de la communauté franc-maçonne dans le 66, une des plus grandes de France. D'autres groupes (de presse, religieux, identitaires) jouent un rôle non négligeable à Perpignan et dans les P.O. :

 

1. La presse - Journaux du Midi : Le président du parti radical de gauche J.Michel Baylet, PDG de La Dépêche du Midi vient de racheter L'Indépendant, Midi Libre, Centre Presse. Il publie de nombreux articles sur la campagne du PS et de la gauche au pouvoir pour les Régionales de décembre 2015. 

En contre-partie, il a obtenu des places de choix sur les listes de Carole Delga.

 

On sait aussi, à Perpignan, que l'on ménage, au quotidien L'Indépendant, le maire de Perpignan, J.M. Pujol et la droite locale,  et d'autres annonceurs ou clients importants...

Pour le chercheur Dominique Reynié, le rachat de M.Baylet "confine à de la propagande." (Le Monde du 13 octobre 2015.)

 

2.Les réseaux sociaux et les "médias-activistes" :

 

grâce à eux, la montée de la peur dans l'armée syrienne, quand l'ancien conseiller de la sécurité nationale de l'Irak avait déclaré que c'étaient Twitter et Facebook qui avaient poussé 30 000 soldats des forces de sécurité irakienne à déposer leurs armes et laiser les djihadistes libres de s'emparer de Mossoul…(Le Monde du 29.9.2015 "Les médias de l'Etat islamique).

 

3. Les imams et les réseaux islamistes : à Perpignan, le "Centre culturel Al Hidaya", situé dans la cité Vernet-Salanque, est connu pour être un lieu de propagande extrémiste dirigé par l'iman Fouad Arrazi. 

Ce centre cultuel semble avoir des liens serrés avec les réseaux fondamentalistes. Pour les Musulmans, la religion fait partie de la culture; on peu donc cacher la pratique du culte et de la propagande sous l'enseigne de la culture…

 

**Pour une information libre, indépendante :

Les médias de demain : citoyens, alternatifs, et libres

Des dizaines de médias libres se sont retrouvés à Meymac, fin mai, pour les Rencontres nationales des médias libres.

Voici notre communiqué final. Vous avez été Charlie ? Alors vous serez Meymac ! Le temps d’un week-end et pour la deuxième année consécutive, cette petite ville de Corrèze, en accueillant les Rencontres nationales des médias libres et du journalisme de résistance, est devenue la capitale de la liberté de la presse et du pluralisme...

Ce « tiers secteur médiatique » qui représente un journalisme libéré des groupes capitalistes et politiques, relayant cette information que les autres ne font plus, donnant la parole à ce qui ne l’ont pas. Des médias inventifs, innovants, participatifs, horizontaux, citoyens. Des médias qui font autant dans la satire la plus grinçante que dans l’enquête la plus sérieuse. Des médias forcément au bord du gouffre…

Paysage aux allures de cimetière

Ces rencontres se sont en effet déroulées dans un contexte particulier. Rarement l’hécatombe aura été aussi importante dans le monde des médias. Et, dans ce paysage aux allures de cimetière, les médias libres sont en première ligne. Comment pourrait-il en être autrement puisque ces médias ne bénéficient quasiment d’aucune aide ?

Médias de la débrouille, habitués à partager la misère et à jongler avec la précarité, ces derniers se sont récemment organisés afin d’aller taper à la porte des ministères. Mais, si nous avons pris notre bâton de pèlerin pour aller rue de Valois, ce n’est pas pour qu’on nous fasse une fleur. Et encore moins tendre notre sébile. Mais pour que la puissance publique reconnaisse et soutienne la contribution au pluralisme de ces médias qui remplissent de fait une mission d’intérêt général. Pour ne pas dire de service public.

Si nous regrettons que la récente réforme des aides à la presse écrite n’ouvre pas directement celles-ci aux titres de la presse associative, nous nous réjouissons de l’annonce faite par Fleur Pellerin de la création d’un fonds de soutien aux « médias citoyens », objet de longue date de nos revendications collectives. Nous saluons aussi la disparition de la presse de loisirs et de divertissement de la liste des bénéficiaires de ces aides publiques ainsi que la volonté du Ministère de la Culture de redistribuer les économies réalisées notamment vers ce fonds de soutien aux médias citoyens, associatifs, indépendants, « pas pareils ».

A Meymac, les médias réunis dans la CPML ont réaffirmé leur volonté de participer à la définition de ce fonds de soutien, en accord avec la proposition qui leur a été faite par le Ministère. Des propositions concrètes seront très prochainement adressées en ce sens à la Ministre de la Culture.

De même, nous ne pouvons qu’exprimer notre satisfaction quant à l’annonce d’un soutien aux nouveaux médias mais souhaitons que les projets de médias non commerciaux ne soient pas oubliés dans ce nouveau dispositif.

L’annonce de la création de ce fonds de soutien est une avancée sans pareille dans l’histoire de nos médias. Mais de quels moyens sera doté ce fonds ? Titres la presse écrite non éligibles aux aides à la presse, télévisions, web radios, pure players, les médias sont nombreux en France à avoir un besoin vital de ce soutien. Celui-ci devra être à la hauteur de l’enjeu démocratique de l’existence d’une presse libre et indépendante consciente de ses responsabilités citoyennes.

La presse qui invente était à Meymac

Pour la ministre de la culture : « Notre mission est de soutenir la presse qui expérimente et invente ». Cette presse, ces médias, ils existent. Ils étaient à Meymac. Où, tout un week-end durant, se sont tissés les nécessaires solidarités entre des acteurs qui ont décidé de mutualiser autre chose que la misère. En clair, leur savoir-faire : mise en place d’une sorte de « compagnonnage » au sein du tiers secteur, réflexion autour d’une Amap des médias libres, coordination autour de temps forts rédactionnels, dans une région où l’on produit d’ordinaire du fromage et des présidents, ce sont les médias de demain qui se sont inventés au fin fond de la Corrèze.

Mais, parce qu’on ne rit de bon cœur que dans les cimetières, nous avons décidé de frapper un grand coup. Puisqu’il semble y avoir quelque fonds en faveur de la création de nouveaux médias, puisque l’heure est à la défense du pluralisme et à la dénonciation de la concentration des médias et des puissances d’argent, nous avons décidé de lancer une offre alternative à celle du groupe de luxe LVMH en décidant de rachetant la partie « libéré » du « Parisien libéré ».

13 juin 2015 © Medias libres

*** http://lecercle.lesechos.fr/cercle/livres/critiques/221166478/celebrer-centenaire-naissance-claude-simon

http://lecercle.lesechos.fr/221132650/jean-pierre_bonnel

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  2. 27 févr. 2013 - http://lecercle.lesechos.fr/221132650/jean-pierre_bonnel .... (1) voir Jean-Pierre Bonnel : Balades culturelles en Catalogne - Presses du ...


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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 11:24
Expo "Chemins de mémoire" - Michel Lette - Palais des Rois de Majorque
Expo "Chemins de mémoire" - Michel Lette - Palais des Rois de Majorque

***ELNE :

voici un compte rendu de la conférence de presse de présentation de l'exposition Visa pour l'Image «De là-bas à ici : l’immigration et l’Europe-forteresse», inaugurée ce samedi 17 octobre à Elne.

Photographies de la conférence de presse et de l'exposition : https://goo.gl/BK9gew

Mentions souhaitées (pour les clichés de l'exposition) : © Giulio Piscitelli / Contrasto / Réa.

L’EXPOSITION «VISA POUR L’IMAGE» EST LANCÉE A ELNE

L’exposition «De là-bas à ici : l’immigration et l’Europe-forteresse» a été inaugurée ce samedi 17 octobre à la Maternité Suisse d’Elne. Le photojournaliste Giulio Piscitelli, auteur de ce reportage saisissant, a fait partager au public une vision privilégiée sur la crise des migrants.

150 personnes ont assisté à l’inauguration de l’exposition événementielle «From There to Here, Immigration in the time of Fortress Europe», ce samedi 17 octobre à la Maternité Suisse d’Elne. M. le Maire Yves Barniol a souligné le caractère exceptionnel de cette initiative, car «Visa pour l’Image se déplace pour la première dans une commune du Roussillon, en dehors de Perpignan». Il a mis en évidence le dialogue établi entre le lieu, gardien de la mémoire de l’exode, et les migrations actuelles. Le premier magistrat a également salué les «valeurs humaines extraordinaires» de l’auteur, spécialement venu de Naples.

Giulio Piscitelli, photojournaliste professionnel, a raconté les 49 photographies saisissantes qu’il confie pensant quatre semaines à la Maternité Suisse. L’exil et la cohue, les embarcationS de fortune, les déchirures familiales et l’urgence, omniprésente, illustrent ses travaux. La Somalie, l’Egypte, la Libye et l’Erythrée font partie de la quinzaine de pays parcourus depuis 2010 par ce voyageur attentif. «Il s’agit de l’exode le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale», a-t-il remarqué, avant de questionner la gouvernance européenne : «nous, Occidentaux, sommes responsables de ces déplacements massifs de population». En exclusivité, l’assistance a profité de la projection des photographies inédites de Giulio Piscitelli, réalisées depuis le mois de septembre. Cette primeur signale une volonté de partenariat durable avec le festival de photojournalisme Visa pour l’Image, qui rencontre à Elne une résonance particulière.

Cette présentation a comporté la présence de M. Michel Perusat vice-président de l’association Visa pour l’Image, de Mme Garrigue-Auzeil, maire-adjointe d’Elne déléguée à la Culture et de son homologue Michel Pinell, pour la Ville de Perpignan.

Renseignements pratiques :

«De là-bas à ici : l’immigration et l’Europe-forteresse», de Giulio Piscitelli, jusqu’au 17 novembre, du mardi au dimanche, de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h.

©Esteve Valls

- - - -

*

MARDI 20 OCTOBRE A PARTIR DE 18H00

Présentation du livre d'artistes paru aux éditions Voix

L'ENLACEMENT

Michel FOURQUET et Didier MANYACH

Livre tiré à 12 exemplaires numérotés, signés et accompagnés d'une oeuvre de Michel Fourquet.

- - - -

**Premier Café philo de la saison, sur le thème de la laïcité, organisé par l’association culturelle

Les Rendez-Vous de Saint Estève, le dimanche 18 octobre, à 18h, au Théâtre de l’Étang.

Entrée libre et gratuite.

La laïcité, qu'est-ce que c'est ?

Est-elle un cadre qui restreint l'expression des conceptions philosophiques de tout un chacun ?

S'agit-il d'opposer croyants et citoyens ? S'agit-il de limiter la liberté d'expression des individus ?

Ou bien s'agit-il au contraire de permettre le vivre ensemble dans la sphère publique,

et de considérer que la croyance est une affaire purement privée ?

Dans tous les cas, où et quand la laïcité doit-elle et peut-elle être appliquée ?

Peut-on encore dire que nous vivons dans un pays laïque au quotidien ?

Est-elle une garantie de liberté ?

Qu'en-est-il aujourd'hui de la loi de 1905, de son actualité et de sa pertinence face aux enjeux de nos sociétés au XXIème siècle ?

Débat animé par Tanguy Lorre, enseignant,

président de l'association départementale de la Libre Pensée des Pyrénées Orientales.

Ce Café Philo est parrainé par T.A.S.

Pour tous renseignements : Les Rendez-Vous de Saint Estève Mel : rdvse@rdvse.fr Tel : 06 32 47 21 14

   Le vain devoir de mémoire - Les nouveaux chemins de la mémoire : tourisme et histoire

 

 

 

Mémoire, devoir de mémoire, repentance, lieux de mémoire, tourisme de mémoire…C'est la mode, il faut ressusciter les lieux de la honte et de l'horreur (camps d'internement, d'extermination…).

Connaître le passé pour mieux comprendre le présent et ne pas recommencer dans le futur !

 

Or, plus on exploite le filon de la mémoire (ça attire du monde, on vend des objets, on parle de la ville en question…) et plus on note de guerres et d'horreurs dans le monde ! 

 

Plus "Visa pour l'image" existe - un quart de siècle à Perpignan -, plus ill'événement montre les atrocités mondiales et plus ça continue : Irak, Lybie, Syrie, l'islamiste radical, le terrorisme, les exodes...

 

Mémoire et image ne servent à rien ! Ou si peu ! Rappeler la montée de Hitler, sa prise de pouvoir démocratique ne nous met pas à l'abri de l'essor de l'extrême-droite et des manifestations antisémites de plus en plus nombreuses...

 

Que faire, alors ? Vous êtes pas défaitiste..?

 

 

Célébrer la mémoire, c'est mieux que rien, non..? Créer ces itinéraires qui vont faire venir les touristes pour visiter les musées de l'exil et les camps, de La Jonquera à la maternité d'Elne, au camp de Rivesaltes, d'Argelès, du Barcarès jusqu'au musée algérianiste (et de la Retirada, promesse du maire) à Perpignan…un beau tour de piste et ça coûtera combien, mais des "retombées" pour l'économie locale !! Pourquoi ne pas faire revivre le camp des haras à Perpignan..?

 

 

Et Rivesaltes, "centre du monde", avec ce vernissage indu sous les sunlights des médias, avec ce coût, de l'architecte, de la réception, de la maintenance... cette indécence de la com, avec ces élus "de gauche", qui osent montrer sur facebook la salle de réception où ils bafflérent avec le premier ministre !

 

 

Et cette Lauvergeon qui, avec les magouilles de son époux et la ruine d'Arena, nous a déjà beaucoup ruinés ! Une honte, une impasse pour le clan socialo-droitiste qui, pour gagner quelques voix, est prêt à toutes les dépenses, loin des préoccupations du peuple !

 

JPB

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