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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 10:39
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.
(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.

(C) Enrique Campaner, photojournaliste, Barcelona, décembre 2018.

"Ce monde nouveau, qui s'installe chez nous, qui s'impose à nous, qui nous oblige à admettre l'inadmissible, s'affirme par le mépris de l'homme.

 

Ce mépris, trop de pauvres l'ont subi longtemps. La révolte leur a rendu la dignité. Maintenant, ce sont eux qui l'éprouvent pour les hommes incapables d'ordre, incapables de raison, incapables de pitié, incapables de morale."

 

"L'économie est aujourd'hui dominée par une politique de la cupidité dont les desseins sont à l'échelle du monde. Des gouvernements ont encore l'illusion qu'ils gouvernent. C'est peut$être vrai au Cameroun. Cela ne l'est plus aux Etats-Unis ou en France."

 

"On pense moins quand on a faim. La pauvreté appelle la révolte. Comme en 1789. Chez nous. Ailleurs. Partout."

 

Extraits de LA FRANCE IMPOSSIBLE, pages 16 et 17 -  (Robert Morel éditeur, 1970)

(C) Patrice.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 08:45
Nick Jimenez, Clarisse Requena et JPB, à Cassanyes, café Le Tanger
Nick Jimenez, Clarisse Requena et JPB, à Cassanyes, café Le Tanger

Nick Jimenez, Clarisse Requena et JPB, à Cassanyes, café Le Tanger

8 décembre 2018

 

Merci au propriétaire du café Le Tanger qui nous accueille à propos d'un exposé sur la culture gitane, ce qui montre qu'il n'existe pas de séparation entre les communautés maghrébine et gitane, et d'ailleurs ne parlons plus de communautés ni de ce communautarisme politicien qui nous fait tant de mal, ici, à Perpignan, depuis des décennies !

 

Je remercie tout spécialement et affectueusement Jean Jimenez, dit "Nick", sans qui cette rencontre n'aurait pas pu avoir lieu !

 

Merci avant tout à Clarisse Requena, journaliste, docteur en littérature, dont la thèse sur Mérimée "Unité et dualité dans l'oeuvre de Prosper M." a été publiée aux éditions Champion !

 

Nous comptons organiser une série de conférences, suivies d'une discussion, tout au long de l'année prochaine. Des spécialistes, tel que M. Valls, avocat, des universitaires ou connaisseurs  du monde gitan, comme J.Paul Escudero, Guy Bertrand, J.Pierre Lopez, M. Leblon…seront invités.

 

Quant à l'association W.Benjamin, dont je suis le président, on peut se demander pourquoi elle est présente ici. Sachons que le philosophe juif allemand s'est lui-même intéressé au sujet. Surtout, nous estimons que le destin des Juifs, pourchassés avant et durant la seconde guerre mondiale ressemble à celui de ceux qui, ici, ont été assignés à résidence, en 1940, dans ce call, ancien quartier juif, et conduits dans les camps de concentration.

 

Il est inutile d'ajouter que nous sommes libres et que notre initiative ne saurait être récupéré par aucun clan que ce soit. 

 

Notre démarche s'inscrit toutefois dans un projet cohérent de réhabilitation du quartier, qui doit désormais donner une image positive exemplaire, et non plus celle d'un ghetto ou d'un territoire de non-droit, ce qu'il n'est pas.

 

A une cohérence architecturale, à une cohérence sociale, nous voulons ajouter la dimension culturelle : nous commençons dès ce soir et comptons sur vous tous !

 

JPB 

 

***Au coeur de Saint-Jacques, sur la place Cassanyes, pour donner une image positive du quartier, pour la mixité entre citoyens d'origine gitane, maghrébine, catalane...

Nous entamons une série de rencontres culturelles pour tenter de donner une cohérence au projet de réhabilitation du "ghetto" perpignanais : la culture, comme accompagnement du renouveau architectural (restauration, respect de l'ensemble urbanistique) et des aides sociales...

 

L’association « Walter Benjamin sans frontières » (Banyuls-sur-Mer)

a le plaisir de vous convier à la conférence

 

« Gitans d’hier et d’aujourd’hui, dans les pas de Prosper Mérimée »

 

par Clarisse Requena, docteur ès-lettres,  et Nick Gimenez

 

Un diaporama animera l’intervention

Samedi 8 décembre à  17 h au café Le Tanger, place Cassanyes à Perpignan.

Après la conférence, des spécialistes (linguistique, droit coutumier gitan, sociologie…) pourront intervenir tout comme ceux qui incarnent aujourd’hui la culture gitane.

Entrée libre

Info : 06 31 69 09 32 - jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

Un repas couscous (+thé à la menthe, pâtisserie orientale, vin) est prévu après la conférence pour ceux qui le souhaitent (12 euros, 15 avec du vin) : chez Khadidja, 12 rue Llucia - 04 34 10 12 75 -

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 10:11
L'action enchainée de Maillol, à Paris (photo J.P.Bonnel - oct 2018)

L'action enchainée de Maillol, à Paris (photo J.P.Bonnel - oct 2018)

La violence est illégale, mais parfois légitime 

 

Certains intellectuels les avaient traités, au départ, de "barbares". A présent, ce sont des "pourris", des "assassins", selon A.Gasquez, directeur de l'hebdomadaire La Semaine du Roussillon..!! (1)

 

On peut, certes, prendre peur et être horrifié devant les images de violence que les chaines de télévision montrent à l'envi... Pour effrayer le bon peuple, pour ne pas aller manifester à Paris, pour rester chez soi et annuler tous les événements prévus (samedi, la conférence à Cassanyes, café de Tanger, à 17h, sur le quartier St-Jacques et la culture gitane, aura bien lieu !)..?

 

Bien sûr, on voudrait faire l'économie de la violence, mais l'Histoire nous montre qu'il est rare qu'un changement radical de société ait lieu sans recours à la violence physique.

 

En effet, la violence, illégale, est parfois légitime quand la violence vient de l'Etat, du gouvernement (politique injuste, inégalitaire, mépris, phrases assassines, abus, scandales moraux et financiers, etc...)

 

Il faut lire Marx, sans doute, et Critique de la violence, de Walter Benjamin... Sans violence, pas de révolutions qui ont chassé les anciens régimes, les dictatures, les oppressions coloniales, en France, Russie...

 

D'autres alternatives existent, c'est sûr, le dialogue, le pacifisme, la non-violence, mais quand le pouvoir ne veut pas reculer..? Quand la Nomenklatura ne veut pas partir, quand les nantis s'accrochent à leurs privilèges..?

 

W.Benjamin étude la relation de la violence au droit et à la justice. La violence est-elle morale, comme moyen, si les buts sont justifiés, critère de légitimité ? 

 

Le peuple peut utiliser une violence légitime en cas de légitime défense; "la grève : "...Dans la lutte des classes, sous la forme du droit de grève garanti aux travailleurs. Les travailleurs organisés sont aujourd'hui, à côté de l'Etat, le seul sujet de droit qui possède un droit à la violence." (W.B.)

 

Face à la liberté enchainée, face à l'action enchainée (hommage de Maillol au révolutionnaire Blanqui, qui passa une large partie de sa vie en prison),

face à la violence étatique, physique ou silencieuse (politique inégalitaire, lois, décrets instaurés sans vote de la représentation nationale...),

on est en droit d'écrire qu'une violence massive, issue du peuple, à des fins positives (amélioration des conditions sociales de vie, mais condamnation des actions minoritaires de voleurs, casseurs, "canailles" de banlieue...) est légitime !

 

JPB

(1) article cité plus bas.

 

Antoine Gasquez

Juste peut-être pour nourrir la réflexion...

Les assassins étaient en gilets jaunes.

Il y avait des motifs à la colère : les inégalités, les fins de mois difficiles, le chômage, l'avenir incertains des enfants. A partir de ces bonnes raisons, en s'installant dans la durée, en couvrant ou suscitant involontairement les débordements de casseurs, en refusant le dialogue, en refusant d'intégrer de la raison à leur colère, les « gilets jaunes » se sont transformés en assassins. Involontairement bien sûr, mais en assassins quand même. 


Cette transformation n'est pas uniquement de leur fait.

Pendant plus d'un demi-siècle, les gouvernements successifs ont préféré la facilité à la gestion cohérente du pays. Résultat : un endettement de plus de 30 000 € par français, bébés compris, et peu de marges de manœuvre. Tous les partis politiques, de gauche et de droite, ont participé à cela, appauvrissant une France que les anciens avaient laissé jusque dans les années 70, saine et prospère. Aujourd'hui les représentants des mêmes partis de pouvoir, les Wauquiez, Woerth, Hollande, Royal, Hamon, l'ex ministre socialiste Mélenchon, viennent expliquer à un gouvernement à peine en place depuis 18 mois ce qu'il doit faire. Quelles compétences ont-ils, qu'ont-ils prouvé, qu'ont-ils fait, ces revenants de la politique qui vivent d'elle depuis des lustres ? 

Le FN vient aussi mettre sa part d'huile sur le feu, un FN dont l'activité au sein du parlement européen a été nulle ces dernières décennies.

Les « gilets jaunes » ont aussi leur part de responsabilité dans la situation actuelle. Comme la plupart des autres, pendant des années, par paresse, par facilité, ils n'ont pas voulu comprendre ce qui se jouait dans la marche du pays. Les jeunes adultes de 68 ont profité de la manne offerte pendant des années, des facilités à vivre, de la société de loisirs, de spectacles, de vacances, d'aides sociales que l'Etat leur a largement et lâchement accordées. Ils ont préféré s'abandonner aux Club Med ou aux vacances sur la Costa Brava plutôt que de s'occuper de suivre les affaires publiques. Ils ont laissé le pays dériver, ont accéléré cette dérive en achetant massivement leur télé, leur électroménager, leur portable dans les pays d'Asie, en privilégiant les bas prix pour leur alimentation cautionnant ainsi l'agriculture intensive, la pollution des sols et des rivières, la fin des ressources halieutiques. L'industrie a ainsi fuit le pays, les savoir faire d'antan ont été abandonnés par des agriculteurs à la merci des multinationales de la chimie. 


Ils ont gobé que la voiture, leur prison d'aujourd'hui, les rendrait libres, alors que le pays ne maitrise pas les ressources pétrolières, des ressources dont on sait depuis plus de 30 ans qu'elles sont, notamment pour leur partie la plus facile à exploiter, finies. Refusant de faire l'effort d'essayer de comprendre, ils ont préféré avoir une maison avec jardin à des kilomètres de leur lieu de travail plutôt qu'une demeure plus proche qui leur permettait de se déplacer librement à pieds ou à vélo. On ne les pas aidé non plus, il est vrai, à réfléchir à l'importance de leur choix. Préférant toujours le choix de la facilité, celui de la consommation qui les endettait, ils ont scellé eux-même leurs barreaux.


Aujourd'hui, ils se mettent en colère contre les taxes, les impôts, accusent l'Etat de tout leur prendre sans vouloir voir la redistribution, les soins de santé gratuit, l'éducation gratuite, leur sécurité, les aides aux personnes âgées. Ils veulent continuer dans le modèle ancien, espèrent parvenir à cela en remettant en fonctionnement l'ISF, une particularité française, qui ne représente que 4,5 Mds par an de recette à l'Etat- il aurait dans le même temps fait fuir près de 15 milliards de contributions annuelles -, ou en demandant aux responsables des institutions de la jouer modeste. Ils n'ont pas tort sur cela, mais ces effets ne sont que de l'ordre du symbole.


Aujourd'hui, les enjeux dépassent les pouvoirs d'achats des uns et des autres, les fins de mois difficiles. En poursuivant le mouvement, en refusant le dialogue, les gilets jaunes ont sapé un redressement du pays en cours, un redressement qui aurait pu permettre de lutter contre les inégalités, une lutte nécessaire, de batailler contre les fins de mois difficiles, et poursuivre l'augmentation des créations d'emplois constatée ces jours-ci par l'Insee. Un redressement qui pourrait même permettre, à moyen terme, de changer de modèle social, là encore une aspiration nécessaire. 


Le coût des actions de ces dernières semaines vont bien au delà du demi milliard d'euros de coûts économiques et de dégâts annoncés lundi pour les dernières semaines. Le pays qui était à nouveau attractif pour les investisseurs étrangers, ne l'est désormais plus. Les personnes, les entreprises qui souhaitaient investir en France - que ferait-on à leur place - ne le feront plus avant longtemps, préférant placer leurs billes en Allemagne, en Espagne, dans les Pays-bas ou en Angleterre. Nos jeunes ingénieurs, nos chercheurs vont suivre le même chemin. Le pays va encore perdre une partie de sa matière grise et de ses financements. Les retraités qui en ont les moyens vont continuer à choisir un exil moins coûteux et plus calme au Maroc, en Espagne ou au Portugal; nos riches sportifs continuer de manière plus importante encore à préférer la Suisse, Monaco ou la Belgique. Le travail va se réduire, le besoin en aides sociales augmenter ; les moyens de trouver des alternatives à la voiture individuelle thermique ou à l'agriculture destructrice, diminuer ; l'argent pour investir dans le domaine de la santé, dans les équipements ruraux, dans les services publics, dans le règlement des retraites, dans l'Education et la formation, idem. On pourra toujours rêver alors de réduction de charges sociales et d'augmentation du salaire minimum, ce qu'on devrait faire mais qu'on ne réalisera pas sans moyen.

Mais il y a plus grave aussi : l'élan de lutte contre le réchauffement climatique est brisé. Notre confort d'aujourd'hui, aussi minable qu'il soit, est plus important que le futur de nos enfants. Les problèmes de pollutions atmosphériques vont continuer à croitre. « Les Chinois font bien pire » disent les « gilets jaunes ». Bien sûr, allez donc leur expliquer qu'il faut changer de politique énergétique sans en changer vous-même. Quel modèle, quel exemple pourra t-on donner ?

Enfin et surtout, la destruction de l'Europe est en cours. Cet espace de paix de plus d'une demi siècle est en cours de désagrégation. Le Royaume Uni l'a quittée, Trump et Poutine veulent la désosser, les partis populistes et xénophobes de Hongrie, de Pologne, d'Italie et ceux qui pointent leur gueule en Espagne, en France, dans les Pays-Bas, tous ceux qui veulent le nationalisme d'abord, visent à la détruire de l'intérieur. Le président français voulait, avec Merkel, construire une Europe forte pour peser sur la marche du monde. C'était un moyen, le moyen nécessaire, de lutter contre les multinationales et un système économique mondial qui inféode les hommes. Merkel affaiblie, Macron hors jeu, l'Europe est quasiment morte aujourd'hui. 

Que pèsera la France seule face à l'Arabie saoudite qui la tient en laisse avec ses ressources pétrolières ? Rien. 

Que fera t-elle pour essayer d'éviter puis d'enrayer la marche des millions de réfugiés climatiques qui arriveront dans un enjeu de vie ou de mort ? Ce qu'elle peut avec les moyens dont elle dispose, c'est à dire rien. L'énergie va redevenir le moteur de nouvelles guerres qui n'épargneront plus l'Europe.

Nos enfants, ceux qui résisteront à la pollution atmosphérique, nous accuserons, avec raison. A la barre des accusés, les « Gilets jaunes » auront leur place. 

Vous avez refusé d'essayer de voir et comprendre la complexe réalité de ce temps, vous avez refusé de dialoguer pour tenter de trouver des solutions rapides et applicables à vos réels problèmes du quotidien, en intégrant les problèmes de mutations nécessaire de notre monde... 

« Vous avez voulu éviter les difficultés du moment au prix du réchauffement climatique. Vos enfants auront le réchauffement climatique, des difficultés cent fois plus grandes et la guerre." aurait dit Churchill. 

Un scénario catastrophique ? Peut-être, mais c'est celui qui est en train de s'écrire...

(le 6 décembre 2018)

L'Action enchaînée
 
 
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L'Action enchaînée est une œuvre du sculpteur français Aristide Maillol. Créée en 1905, elle est installée à Puget-Théniers, en France1. Une réplique est visible à Paris2. Une réplique a été installée à Banyuls-sur-Mer, ville natale de Maillol.

Le bronze original est exposé à Puget-Théniers, dans les Alpes-Maritimes, sur la place du Pré-de-Foire. Elle est placée sur un socle en pierre, aussi haut que la statue elle-même, qui sert d'hommage à Auguste Blanqui.

Une réplique, également en bronze, est installée depuis 1964 dans le jardin du Carrousel, dans le 1er arrondissementde Paris; elle fait partie d'un ensemble de statues de Maillol exposées en plein air

Une autre réplique, datée de 1906, est conservée au musée d'art contemporain de Caracas, au Venezuela.

La statue est commandée à Aristide Maillol par la section de Puget-Théniers de la ligue des droits de l'homme, en hommage à Auguste Blanqui, natif de la commune. Maillol réalise la statue entre 1905 et 1908 ; elle est érigée en 1909 devant l'église. Cet emplacement fait scandale et la statue est remplacée en 1922 par un monument aux morts et reléguée sur le pré de la foire4. Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour éviter au bronze d'être fondu, la statue est à nouveau démontée et cachée dans les abattoirs du village. Découverte en 1942, elle est entreposée à Nice où elle échappe toutefois à son sort. Elle est retournée à Puget-Théniers après la libération de la région, en septembre 19444, puis érigée à son emplacement actuel.

La réplique parisienne est installée en 1964 dans le jardin du Carrousel.

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 10:38
Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"
Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"
Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"
Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"

Clarisse, entre Raoul et Emile - Carmen, Mérimée, aquarelle de l'écrivain "Carmen et Don José"

 

***Au coeur de Saint-Jacques, sur la place Cassanyes, pour donner une image positive du quartier, pour la mixité entre citoyens d'origine gitane, maghrébine, catalane...

Nous entamons une série de rencontres culturelles pour tenter de donner une cohérence au projet de réhabilitation du "ghetto" perpignanais : la culture, comme accompagnement du renouveau architectural (restauration, respect de l'ensemble urbanistique) et des aides sociales...

 

L’association « Walter Benjamin sans frontières » (Banyuls-sur-Mer)

a le plaisir de vous convier à la conférence

 

« Gitans d’hier et d’aujourd’hui, dans les pas de Prosper Mérimée »

 

par Clarisse Requena, docteur ès-lettres,  et Nick Gimenez

 

Un diaporama animera l’intervention

 

Samedi 8 décembre à  17 h au café Le Tanger, place Cassanyes à Perpignan.

 

Après la conférence, des spécialistes (linguistique, droit coutumier gitan, sociologie…) pourront intervenir tout comme ceux qui incarnent aujourd’hui la culture gitane.

Entrée libre

Info : 06 31 69 09 32 - jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

Un repas couscous (+thé à la menthe, pâtisserie orientale, vin) est prévu après la conférence pour ceux qui le souhaitent (12 euros, 15 avec du vin) : chez Khadidja, 12 rue Llucia - 04 34 10 12 75 -

 

Merci de bien vouloir nous envoyer un mail ou nous téléphoner pour réserver de façon que le cuisinier puisse prendre ses dispositions en fonction du nombre de convives.

 

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 10:10
Les Jaunes veulent la lune : ils ont raison ! - Romain GRAU écrit aux gilets, aux retraités, etc - Cinéma espagnol - Trabucaires - Annick Dauliach - Camilla Wills
Les Jaunes veulent la lune : ils ont raison ! - Romain GRAU écrit aux gilets, aux retraités, etc - Cinéma espagnol - Trabucaires - Annick Dauliach - Camilla Wills
Les Jaunes veulent la lune : ils ont raison ! - Romain GRAU écrit aux gilets, aux retraités, etc - Cinéma espagnol - Trabucaires - Annick Dauliach - Camilla Wills
Les Jaunes veulent la lune : ils ont raison ! - Romain GRAU écrit aux gilets, aux retraités, etc - Cinéma espagnol - Trabucaires - Annick Dauliach - Camilla Wills

Editions TRABUCAIRE :

 

Agenda Décembre 2018

  • le samedi 8 décembre 2018, de 10h à 12h
    Thuir // Librairie Presse Papier
    // Dédicace d’Éliane Comelade
    Karine de la librairie Presse Papier de Thuir accueille Éliane Comelade pour une séance de dédicace autour de ses ouvrages sur La cuisine catalane (volume 1 & volume 2)
    Librairie Presse Papier, 6 avenue Mitterrand à Thuir
  • le samedi 8 décembre 2018, à 14h00
    Céret // Médiathèque
    // Conférence de Laurent Fonquernie sur le Grenat de Perpignan
    Laurent Fonquernie donnera une conférence sur le Grenat de Perpignan, suivie d'une dédicace de son dernier ouvrage Grenat de Perpignan. Le bijou sang et or 
    Le livre sera en vente sur place avec la Librairie Le Cheval dans l'Arbre
    Médiathèque "Ludovic Massé" de Céret 
  • Le samedi 8 décembre 2018, à partir de 17h00
    Argelès-sur-Mer // Médiathèque Jean Ferrat
    // Conférence de Jean Dauriach autour de son ouvrage Au front et chez nous. Le quotidien de la guerre 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales
    Le Casal de l'Albera accueille Jean Dauriach pour une conférence autour de 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales et une présentation de son dernier ouvrage Au front et chez nous suivie d'une dédicace.
    Médiathèque d'Argelès-sur-Mer (Espace Liberté, rue du 14 juillet, village)
  • le vendredi 14 décembre 2018, à 17h30
    Perpignan // SASL
    // Conférence de Pierre Torrès "La catalanité du Grenache"
    Caserne Galliéni (Angle Rue Rabelais et Rue de l'Académie, Perpignan)
  • le samedi 15 décembre 2018, de 10h à 12h
    Thuir // Librairie Presse Papier
    // Dédicace de Laurent Fonquernie Grenat de Perpignan. Le bijou sang et or
    Karine de la librairie Presse Papi
  • er de Thuir accueille Laurent Fonquernie pour une séance de dédicace autour de son ouvrage sur Le grenat catalan (sept. 2018)
    Librairie Presse Papier, 6 avenue Mitterrand à Thuir 
  • le mardi 18 décembre 2018, à partir de 18h
    Saint-Estève // Théâtre de l'Etang
    // Soirée "Entre guillemets" - Présentation au public des ouvrages récemment parus (édités par des maisons d’éditions départementales) en présence des auteurs et de leurs éditeurs. Il y aura des interviews, des lectures d’extraits d’œuvres et des commentaires des ouvrages... À la fin de la séance d’une heure et demie, le public pourra acheter les ouvrages sur les stands des éditeurs et se faire dédicacer les œuvres par les auteurs, le tout autour d’une collation offerte par les RDV et une cave départementale, parrain de la manifestation.
    Avec Chelsea Cunningham et Jean Dauriach pour ce qui concerne les Éditions Trabucaire
    Théâtre de l'Etang à Saint-Estève

 

Exposition Camilla Wills à une,une,une

Camilla Wills 

du 8 décembre 2018 au 18 janvier 2019

Vernissage le vendredi 7 décembre 2018 à 18h30 

What is fantasy without a visual?

une une une

25, rue des Augustins

66000 PERPIGNAN

FRANCE

Avec le soutien de: Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, Mairie de Perpignan, Terra Remota,

IPIH, INB Trading, Cinémovida, Sofruce, CP Audit, Nada, Domaine des Sarradels.

 

 

 

6, 7 et 8 décembre 2018
au Théâtre de l'Étang

 

 

"Le cinéma espagnol contemporain"

 

 

 

 

À la mort de Franco en 1975, le cinéma espagnol n’est connu en France que grâce à deux cinéastes : Luis Bunuel et Carlos Saura. Après des décennies d’isolement, d’autocensure et de frustrations, c’est le temps de la Movida, dans les années 1980, dont la figure tutélaire est Pedro Almodovar, dont le dernier film est Julieta (2016).

 

À partir des années 2000, même si tous ces cinéastes continuent à réaliser des films, le cinéma espagnol met aussi sur le marché des films pornographiques et des films d’horreur en grand nombre. Pourtant un genre va s’imposer, le thriller.

 

Notre choix s’est porté sur deux films de ce type : L’Accusé de Oriol Paulo (2016) et Appel inconnu de Dani de la Torre (2015), sur une comédie dramatique de Cesc Gay,Truman (2016) et sur un film qui donne du bonheur, L’Olivier de Incían Bollaín (2016). 

Enfin, puisque la Catalogne est toujours dans l’Espagne, nous présenterons un film catalan, version catalane sous-titrée en Français, Pa Negre de Augustí Villaronga (2010), un drame rural (comme disait F.G. Lorca), vu à travers les yeux d’un enfant. Les quatre autres films seront en version espagnole sous-titrée en Français.

 

 

 


Cinq films et une conférence :

 

 

Attention : le film "Truman" initialement prévu le jeudi 6 décembre à 20h30 a dû être déprogrammé. Voici la nouvelle programmation de cette session des Toiles.

  • Jeudi 6 décembre, 18h 30 – Conférence : Alejandro Amenábar(par Alain Arthozoul)
  • Jeudi 6 décembre, 20h 30 – Film : La isla mínima (2014 - 1h 44 - VOSTF)
  • Vendredi 7 décembre, 20h 30 – Film : Pa negre (2011 - 1h 48 - VO-catalan-STF)
  • Samedi 8 décembre, 14h 30 – Film : Appel inconnu (2015 - 1h 36 - VOSTF)
  • Samedi 8 décembre, 17h – Film : L'accusé (2017 - 1h50 - VOSTF)
  • Samedi 8 décembre, 20h 30 – Film : L'olivier (2016 - 1h 39 - VOSTF)

 



Festival LES TOILES parrainé par 

 

 

 

Festival LES TOILES en entrée libre et gratuite

 

Renseignements : www.rdvse.fr - rdvse@rdvse.fr - 06 72 80 39 86
Facebook : Les-rendez-vous-de-saint-esteve

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 09:57
Les gilets sont pas cons !

Les gilets sont pas cons !

Gilets jaunes : silence des politiques et des intellectuels - Jean-Claude Michéa

 

Face à ce mouvement inédit, inattendu, révolutionnaire, les politiciens sont sans voix, surtout localement. Après l'éclatement des prés carrés convenus, lors de l'élection de Macron, après le dégagisme prôné par Mélanchon, après les nuits debout des Insoumis, voici les tentatives de conciliation repoussés par les révoltés : ils ne se rendent pas aux réunions, sont mal habillés, parlent de façon populaire et incorrecte...

 

La France silencieuse, souvent non diplômée, au chômage ou dans la pauvreté, repliée dans l'indifférence des puissants, des Bobos, des intellos, des élus bardés de primes et de privilèges, s'exprime.

 

Au bout de 3 semaines de révolte, le pouvoir ne répond pas, poussant les sans-culottes à la radicalité, à une violence illégale, mais légitime, face à la violence et au mépris du gouvernement en place... Dès lors, on peut s'attendre à encore plus de déchaînements violents...

 

Pendant ce temps, à part quelques acteurs, personnalités médiatiques et un penseur comme J.C. Michéa (voir plus bas), le monde intellectuel est silencieux: ça nous rappelle le texte de Max Gallo, en 1982/83, sur "le silence des intellectuels" après l'élection de Mitterrand.

 

ça ne nous rajeunit pas...Surtout ça montre que l'Histoire ne change pas, n'évolue pas vers plus d'humanisme et de rationalité... Les intellos se sont souvent trompés ou ont été complices des abominations  : Sartre, silencieux face aux camps staliniens, pour ne "pas décourager Billancourt"...Foucault, Sollers, Chatelet, Kristeva, etc.. allant parader en Chine pour célébrer les cents fleurs de Mao, alors que le Big Timonier tuait à gogo : criminels, les intellos !

 

Dans le champ politique dévasté, le monde de l'esprit est, lui aussi, un champ de ruines ! On attend l'avénement de l'intellectuel collectif rêvé par Bourdieu...capable de critiquer la puissance des experts. On voudrait entendre l'intellectuel critique, courageux au point de jouer les lanceurs d'alerte dans un monde conformiste et miné par la finance planétaire...

Une pétition, parfois, un texte de Le Clézio, une humeur de Yann Moix, l'irruption d'un Coluche solitaire...mais l'intello ne peut s'opposer à la barbarie qui monte de façon inéluctable en Europe : le fascisme arrogant, le populisme démago (pléonasme), le manque de générosité face aux migrations, l'absence de solutions...Ils n'ont pu, malgré les appels, éviter les barbaries des guerres post-coloniales, les tueries d'Irak et de Syrie...

 

Où sont les Jaurès, Dreyfus, Bernard Lazare, Camus..? Où l'esprit libertaire d'utopie d'un Walter Benjamin..? Qui osera prendre parti pour les gilets jaunes, suspectés d'être manipulés, d'être incultes et souvent qualifiés de "barbares" par nos penseurs bourgeois..? Onfray, oui, a écrit un beau texte, tout au début du conflit; il a pris du recul, renonce désormais à la médiatisation, mais ses messages sont toujours forts ! Emmanuel Todd, lui aussi, a démonté la violence de l'Etat face à la foule jaune...

 

L'intellectuel saura-t-il montrer la voie ? A en juger par le théâtre actuel, à Avignon ou à l'Odéon, on constate qu'un Julien Gosselin, jeune metteur en scène très doué, adaptant BOLANO ou DELILLO, donne à voir la figure flou et décalée, impuissante et et inutile de l'intellectuel, du philosophe, de l'ancien penseur engagé..!

 

L'avenir est difficile à déchiffrer, mais tout est possible !

 

JPB

 

 

 

 

 

 

- - -

 

Dans une lettre, le philosophe voit dans le mouvement des gilets jaunes la révolte «de ceux d’en bas». Il y décèle « un mouvement révolutionnaire», estimant que «cette colère soutenue par 75 % de la population ne retombera plus».

Souvent décrit comme un penseur social-libertaire, proche de la pensée de George Orwell, Jean-Claude Michéa, intellectuel reconnu, s'était montré discret depuis quelques mois. Les manifestations des gilets jaunes ont poussé l'auteur de Notre ennemi, le capital à sortir de sa réserve.

Dans une lettre publiée sur le blog «Les amis de Bartleby», Jean-Claude Michéa juge le mouvement des gilets jaunes comme « l’exact contraire de Nuit Debout ». En effet, il considère ici que «ce sont bien ceux d’en bas [...] qui se révoltent». A contrario, il a vu dans Nuit debout du printemps 2016 une contestation d'«urbains hypermobiles et surdiplômés [...] encouragée par une grande partie de la presse bourgeoise». Nuit debout a été soutenu par des individus qui constituent, selon Jean-Claude Michéa, «le principal vivier dans lequel se recrutent les cadres de la gauche et de l’extrême gauche libérales».

Les gilets jaunes seraient, pour le professeur de philosophie, plutôt de la même farine que Podemos : une colère venant du bas «avec déjà suffisamment de conscience révolutionnaire pour refuser d’avoir encore à choisir entre exploiteurs de gauche et exploiteurs de droite». Fidèle à sa pensée, l'écrivain ne peut que soutenir un mouvement populaire qui transcenderait les clivages.

La gauche, les écologistes ou le gouvernement, Michéa accuse

Dans son billet, et comme à son habitude, il n'hésite pas à s'en prendre à la gauche qui, d'après lui, va à l'encontre du peuple. Ainsi, il ne manque pas de faire des reproches à la députée de La France insoumise (LFI) Clémentine Autain ou au fondateur de Génération.s Benoît Hamon. Tous deux feraient partie, selon lui, des coupables ayant empêché la formation d'un Podemos en France, puisque «enterrant ce mouvement prometteur en le coupant progressivement de ses bases populaires». Comme il l'a souvent exposé dans ses ouvrages, Jean-Claude Michéa ne tarit pas de critiques contre «la gauche», qu'il nomme «kérosène», «qui navigue d’aéroport en aéroport pour porter dans les universités du monde entier la bonne parole "écologique" et "associative"». Une critique de la gauche qui serait déconnectée du terrain, selon lui, mais la première à faire la morale au peuple.

«Un gouvernement cynique et impavide»

«La seule question que je me pose est donc de savoir jusqu’où un tel mouvement révolutionnaire [...] peut aller dans les tristes conditions politiques qui sont les nôtres», s'interroge-t-il. Il s'inquiète du pouvoir macronien actuel, celui d'«un gouvernement cynique et impavide qui est clairement prêt [...] à aller jusqu’aux pires extrémités pinochetistes pour imposer sa "société de croissance" et ce pouvoir antidémocratique des juges».

Le philosophe craint par ailleurs que le gouvernement ne tente d'«envoyer partout son Black Bloc et ses "antifas"» pour discréditer les gilets jaunes.

Toutefois, l'essayiste reste positif : «La colère de ceux d’en bas (soutenus, je dois à nouveau le marteler, par 75 % de la population) ne retombera plus, tout simplement parce que ceux d’en bas n’en peuvent plus et ne veulent plus.» «Le peuple est donc définitivement en marche !», assure-t-il.

Les différents appels des gilets jaunes à se rassembler le 24 novembre devraient être un indicateur. Le peuple est-il prêt à la révolution ? Jean-Claude Michéa semble n'attendre que cela.

 

Bastien Gouly

 

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 11:30
ETES-VOUS TRAM, TRAIN OU VOITURE ? - Un TRAM pour Perpignan ? SONDAGE, DÉBAT, À VOUS DE RÉPONDRE !
ETES-VOUS TRAM, TRAIN OU VOITURE ? - Un TRAM pour Perpignan ? SONDAGE, DÉBAT, À VOUS DE RÉPONDRE !

 

Débat : un tram pour Perpignan 

Philippe Latger

Perpignan : le retour du tram. 

Je soutiendrai sur ce point à 100 %, et au moins sur ce seul point, tout candidat aux Municipales de Perpignan, quel qu'il soit, sortant ou challenger, qui intégrera à son programme le financement et l'investissement compris et consentis pour une restauration du tramway à Perpignan, sur les deux lignes stratégiques : Nord / Sud ( Aéroport - Hôpital / campus Université) et Est / Ouest (Canet-Plage / Gare SNCF - Marché St-Charles). 

La question de l'automobile est plus que jamais d'actualité semble-t-il, et avec elle celle de la mobilité de nos concitoyens des zones périurbaines. Elle se coordonne bien sûr avec les questions de pouvoir d'achat, de stationnement en centre-ville, celles de reconquête du centre historique, des infrastructures de mobilité (accessibilité aéroport / gare) y compris pour le tourisme, et la croix centrale de ces deux lignes de tram doit être pensée comme le point de départ de l'ensemble du réseau de transports en commun dans l'agglomération qui sera adapté et synchronisé, pour un maillage efficace et une fluidité optimale. 

(Une ligne façon " circle " par exemple, de bus ou de tram, peut être prévue sur les seuls boulevards, sans parler des connexions aux terminus des deux lignes, complémentaires des services existants - noeud stratégique de la gare routière : bus à 1 euro du Département notamment - qui devront naturellement être opérationnelles). 

Le pont Joffre sur la Têt est large précisément à cet effet parce qu'ayant été prévu pour la cohabitation de tous les moyens de transport, tramway compris, l'ancienne route de Canet ne pose aucun obstacle à la restauration de la ligne, bref, il s'agit de comprendre que le jeu en vaut la chandelle. Economies d'essence, de stationnement, de contraventions, et de temps, possibles si l'on permet une liberté de mouvement et une émancipation du tout voiture, avec des horaires réguliers, tenus, y compris le soir et le week-end. (Diablos, on peut aussi raccorder les centres commerciaux de la Porte d'Espagne au Sud et du Polygone Nord si cela peut convaincre). 

Comble du luxe, cela répond à la fois aux enjeux sociaux et économiques, tout en étant éco-responsable. Alors pourquoi s'en priver ?

 

- - -

Une ligne de 10 km en centre-ville sera prochainement ouverte

Le bus-tramway de Perpignan fait ses premiers essais

Vendredi 2.7.2010. 00:30h

 

Pas tout à fait tramway ni réellement bus classique, le bus-tram de Perpignan, promis à fonctionner prochainement, a parcouru ses premières dizaines de mètres le 1er juillet, en préfiguration de sa mise en service. Placé sous la responsabilité de l'Agglomération Perpignan Méditerranée, ce moyen de transport doit signera l'entrée dans une nouvelle ère de mobilités dans la ville.

 

Ce jeudi 1er juillet, le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, a baptisé la nouvelle version du boulevard Clemenceau, passé à sens unique le 6 avril, avant que d’autres ne suivent. Les aménagements, achevés, offrent à la vue et à l’usage un boulevard plus urbain, davantage ouvert aux piétons, et doté d’une dizaine de containers enterrés, qui rendent discrets les déchets ménagers. L’Agglomération Perpignan Méditerranée annonce une « métamorphose », qui « valorise les commerces », et précède une « ligne de 10 km entièrement réservée au bus en coeur de ville ». Celle-ci jouira d'un nouveau mode de transports, le bus-tram, au design semblable à celui d’un tramway. Toute la journée, un véhicule de ce type a été mis à l’essai, dans une préfiguration de la prochaine décennie.

La tramway de Perpignan, supprimé en 1954

Parallèlement au lancement du Trambaix barcelonais, en 2004, et à un regain du tramway de Toulouse prévu en novembre prochain, Perpignan se dotera bientôt, bien que sans rails, d’un moyen de transport qu’elle avait abandonné en 1954. Représentant une certaine révolution, ce modèle de bus-tram, aux larges baies vitrées et à la motorisation hybride, sera développé en centre-ville et disposera d’une voie spécifique, qu’il partagera avec les vélos. (La Clau)

- - -

Le "bus-tram" est inauguré sur une ligne de 10 km, du Nord au Sud

Le tram revient à Perpignan, 60 ans plus tard

Vendredi 8.3.2013. 22:45h

 

Plus fonctionnel, spacieux et contemporain que les bus classiques, le bus-tram de Perpignan, annoncé depuis la décennie passée, entre en service ce 9 mars. La première ligne ouverte joint le quartier du Vernet au site économique Tecnosud, soit 10 km incluant une desserte du centre-ville et de l'Université. Ce moyen de transport à "Haut Niveau de Service" est confié à la Compagnie de Transports Perpignan Méditerranée.

 

Un tramway a fonctionné à Perpignan de 1900 à 1955, avant un trolleybus jusqu'en 1968, mais l'automobile a gagné ces formules de transports. Près de 60 ans après la fin du tramway, une formule baptisée bus-tram est présentée aux usagers ce samedi 9 mars. Son autorité de gestion, la Compagnie de Transports Perpignan Méditerranée (CTPM), déléguée par l'Agglomération Perpignan Méditerranée, en assure la mise en marche depuis l'arrêt Hôpital Saint-Jean, située avenue du Languedoc. La ligne 4, la première à fonctionner et la plus longue, car parcourant une distance de 10 km, traversera la ville de part en part, du quartier du Vernet, au Nord, jusqu'aux zones économiques Tecnosud et Agrosud, à l'extrême Sud, après avoir emprunté le centre-ville. Pour ce lancement, quatre véhicules capables d'accueillir deux fois plus de voyageurs que les bus classiques sont mis en circulation.

Plus silencieux, plus spacieux, mieux looké 

Le bus-tram, dont les premiers essais à Perpignan datent de juillet 2010, aura exigé près de 3 ans de délai avant sa mise en place, promise à combler le retard perpignanais en matière d'utilisation des transports en commun. L'aménagement de la première ligne et la mise en place effective de ce véhicule à "Haut Niveau de Service", qui représente plus qu'un bus mais moins qu'un tramway, revient à la société canadienne SNC-Lavalin. Dans un second temps, cet opérateur est également chargé de l'adaptation de 14 km d’axes complémentaires, avec aménagements prioritaires pour les bus. Parfois appelé tram'bus, ce moyen de transport plus confortable, spacieux et silencieux que les bus traditionnels, est associé à la modernité. Ce bus à accordéon, bénéficiant d'un design contemporain et des fonctionnalités d'un tramway, sera notamment mis en service en 2016 dans la desserte du site économique Sophia Antipolis, proche de Nice.

(La Clau)

- - -

Gratuité

Jean-René Lecerf (UMP) propose de restaurer le stationnement gratuit entre 12 heures et 14 heures dans le centre-ville. Rien de mieux pour encourager les gens à emprunter leur voiture. 

 

De nouvelles places de stationnemnt:

 

A Perpignan, Louis Alliot, tête de liste du Front national, va encore plus loin : « Nous mettrons fin aux couloirs de bus qui restreignent la capacité des stationnements latéraux. »

 

- - -Le tramway à Perpignan 

Rêve hors d’échelle 

ou Projet pour demain? 

Marc le Tourneur 

Expert mobilité – Ancien directeur des réseaux de Montpellier et Strasbourg 

 

Un projet tram à l’échelle de Perpignan 

Perpignan 2020 – 260 000 h  

        

1 ligne de tramway de 10 Kms

 partiellement à voie unique pour un 

            coût total de 150 millions d’euros =  

investissement de 600  / hab 

Montpellier 2014 – 430 000 h 

         - 4 lignes de tramway de 57 kms

 réalisés en 3 mandats pour un 

            coût total de 1 200 millions 

€, soit 400 millions par mandat = 

investissement de

900 

 / hab et par mandat 

Avignon 2020 – 210 000 h  

           - projet de tramway de 14,4 kms 

pour un coût prévu de 250 millions 

€  = investissement de 1 200 €/ h

 

Perpignan a-t-elle atteint la taille critique  pour un 

tramway ? 

L’agglomération de Perpignan avec sa croissance moyenne supérieure à 1% 

atteindra les 250 000 habitants en 2017!  

-

Agglomérations de moins de 260 000 h en 2011 dotées d’un tramway 

Mulhouse 256 000 h 

         Dijon        251 000 h 

         Le Havre  246 000 h 

         Caen         223 000 h (tramway routier TVR) 

         Brest         214 000 h 

         Reims       214 000 h 

         Le Mans   189 000 h 

-

Agglomérations de moins de 260 000 h en 2011 avec tramway en projet 

Nimes       234 000 h                  Avignon   180 000 h 

         Besançon  182 000 h                  Amiens     179 000 h

 

13/03/14 

Marc le Tourneur - Le tram à Perpignan 

6 

Le tram – Un booster de l’usage des transports en 

commun

L’impact du tram

 sur l’usage des transports en commun est 

2 à 3 fois plus élevé

que celui d’un BHNS, pourquoi cette différence? 

La 

taille

 des véhicules : 1 rame de tram = 2 bus de BHNS 

La 

vitesse

 : avec un site propre intégral, la priorité aux feux et les rails, 

                   la vitesse moyenne passerait de 17 km/h à 21km/h à Perpignan 

La 

lisibilité

 de l’itinéraire, la facilité d’

accès

 dans les stations, le 

confort

 et la 

régularité

 le rendent plus attractif. 

Clientèle moyenne 

BHNS

 (agglo taille Perpignan) = 

20/25 000

 voyages/jour 

Clientèle moyenne 

Tram

   (agglo taille Perpignan) = 

40/60 000

 voyages/jour 

Moyenne 2010 - 

Agglos bus/BHNS = 81

 voyages/habitant/an 

                         - 

Agglos bus/Tram   = 128

 voyages/habitant/an (e

13/03/14 

Perpignan, une agglomération en pleine 

croissance où les bus jouent un rôle marginal! 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 

           Perpignan 2012 - 37 voyages bus par habitant et par an (50 ville centre) 

           Perpignan 2015 - 

57 voyages /hab/an avec le BHNS

 en fonctionnement 

                       pour 245 000 habitants dans l’agglomération en 2015 

Pour les agglos de même taille en 2010: 

           Le Havre    - 108 voyages bus par habitant et par an 

           Dijon          - 143 voyages bus par habitant et par an 

           Nancy         -  95 voyages bus/tram routier par habitant et par an 

           Mulhouse   - 100 voyages bus/tram par habitant et par an 

Montpellier 

           1998           -  80 voyages bus par habitant et par an 

           2013           - 

180 voyages tram/bus par habitant et par an

Sommaire 

1

Les déplacements en ville dans 20 ans 

2

Perpignan, une agglomération en pleine croissance où 

les bus jouent un rôle marginal 

3

Le tramway, un booster de l’usage des TC 

4

Perpignan a-t-elle la taille critique pour un tramway? 

5

Un projet tram à l’échelle de Perpignan 

6

Pourquoi un tramway plutôt qu’un BHNS?

 

4 

Les déplacements en ville dans 20 ans 

-

Le pétrole plus rare et plus cher rendra les déplacements plus 

coûteux. 

-

La lutte contre la pollution et les risques d’accidents 

contraindront de plus en plus l’usage des voitures dans les 

quartiers denses et/ou résidentiels.

-

Le vélo et la marche à pied seront à l’honneur pour des raisons 

de santé publique! 

-

Et l’électromobilité se développera de façon multiforme

 

 

Pourquoi un tramway plutôt qu’un BHNS ? 

1.

Le tramway = 2 fois plus de clientèle qu’un BHNS 

2.

Le tramway = un outil pour changer la Ville 

3.

Le tramway = 3 fois plus cher à l’investissement qu’un BHNS 

mais 2 fois moins cher en fonctionnement par passager transporté 

4.

Le tramway = un transport 100% électrique, 3 fois plus économe 

en énergie qu’un bus de BHNS

 

- - -

Tramway de Perpignan


Le tramway de Perpignan a fonctionné dans la ville de Perpignan dans le département des Pyrénées-Orientales, entre 1900 et 1955. Ce réseau était composé à son apogée de deux lignes urbaines et de deux lignes suburbaines vers Canet-en-Roussillon et Rivesaltes. Ce réseau était exploité par la Compagnie centrale de tramways électriques et est victime du développement de l'automobile entre 1935 et 1955, date de fermeture de l'unique ligne urbaine restante et son remplacement par des autobus. L'autre ligne urbaine fut remplacée en 1952 par une ligne de trolleybus, elle même remplacée par des autobus en 1968.

Le réseau est mis en service le 7 mai 1900 ou en septembre 1900 selon les sources, bien que son exploitant, la Compagnie centrale de tramways électriques ne reçut la concession, pour une durée de 60 ans le 23 juin 19021,2,3. La première ligne mise en service fut celle de 13 kilomètres de long reliant Perpignan à Canet-en-Roussillon4, suivi le 1er février 1901 par la ligne urbaine Gare de Perpignan–Place de la Loge et le 2 avril suivant par une seconde ligne urbaine Saint-Martin (Octroi)–Notre Dame (Octroi)-Le Vernet3. Ce réseau était à voie métrique et le dépôt était basé au Vernet3.

Le décret déclarant d'utilité publique les travaux d'établissement, dans le département des Pyrénées-Orientales, d'un réseau de tramways à Perpignan et d'une ligne entre Perpignan et la plage de Canet, daté du 23 juin 1902, prévoit les tracés suivants5 :

« a) Ligne de Perpignan à la plage de Canet. — Cette ligne partira du poste d'octroi Notre-Dame, traversera la Basse, suivra le glacis et les fossés des fortifications pour emprunter ensuite jusqu'à la mer la voie publique désignée sous le nom de chemin de grande communication n°11, de Salses à Laroque (embranchement de Perpignan à la mer).

b) Réseau urbain. 


Ligne n°1 de la gare du Midi à l'Hôtel de Ville, en passant par l'avenue de la Gare, la place de la Banque, rue de la République, place Bardou Job, rue du 4-Septembre, pont métallique, quai Carnot, place Arago, rue Alsace-Lorraine, place Laborie, rue de la Barre et la rue des Marchands jusqu'à la place de la Loge. — De la place de la Loge à la place Arago, la voie sera doublée par la rue Louis Blanc, place du Cartillet et quai Carnot jusqu'à la place Arago.
Ligne n°2 de l'octroi Saint-Martin à l'octroi Notre-Dame. Cette ligne partira du poste d'octroi Saint-Martin, traversera la porte Saint-Martin, suivre les rues Grand-Saint-Martin, Mailly et porte d'Assaut jusqu'à la Basse ; elle traversera cette rivière en passant par le pont métallique et passera ensuite par le quai Vauban et la porte Magenta pour arriver devant le poste d'octroi Notre-Dame.
Ligne n°3 de l'octroi Notre-Dame à la Patte-d'Oie, en passant par la rue de la Têt, pont de pierre, pont Rouge, route nationale n°9 jusqu'à la bifurcation du chemin des Eaux-Vives, avenue du Vernet jusqu'au carrefour du Vernet. »

La ligne urbaine du Vernet est prolongée le 7 août 1909 par une seconde ligne suburbaine entre Perpignan, Le Vernet et Rivesaltes, déclarée d'utilité publique par un décret du 26 décembre 19073,6. Enfin, un décret du 14 mai 1908 déclare d'utilité publique des modifications mineures de la ligne Perpignan- Canet7.

Le réseau atteint son apogée en 1909 avec les quatre lignes suivantes (à noter que les lignes 2 et 3 de la déclaration d'utilité publique de 1902 sont exploitées comme une seule ligne)3 :

Le réseau transportait deux millions de voyageurs par an avec un pic à 4,3 millions en 1923 et la ligne de Canet avait un trafic très important le dimanche, la ligne permettant de se rendre à la plage3. Les années 1930 voient le développement du trafic automobile et le déclin progressif du tramway, avec le fermeture en 1935 de la ligne Perpignan-Rivesaltes ; dans le même temps, la CCTE obtient le monopole de la ligne Perpignan- Canet3.

Le réseau voit sa fréquentation augmenter durant la seconde Guerre mondiale, les tramways n'étant pas soumis aux restrictions, et voit un pic de huit millions de voyageurs en 1945 mais dès la fin de la guerre la fréquentation chute à nouveau et la ligne Saint-Martin-Le Vernet est convertie en une ligne de trolleybus le 21 septembre 1952 (les trolleybus sont remplacés par des autobus en 1968)3. La ligne de Canet, bien que très fréquentée, ferme à son tour le 1er janvier 19548 bien que construite en accotement, le conseil général souhaitant récupérer l'emprise pour élargir la route afin de répondre à la hausse du trafic automobile ; les autocars remplacent dès lors les tramways3. La ligne Gare–Place de la Loge, unique ligne survivante et empruntant des rues étroites, ferme en octobre 1955, remplacée par une ligne d'autobus3,9.

 

Le tramway dans la culture

Ce tramway donne le nom du roman de Claude Simon, le Tramway.

(C) Wiki

- - -

PERPIGNAN ET SES ÉCRIVAINS : LOUIS CODET, LUDOVIC MASSÉ, CLAUDE SIMON...

Perpignan et ses écrivains L. Codet, L. Massé, C. Simon

  La majorité des Perpignanais ne connaissent pas Louis Codet : cet écrivain du début du XX° siècle naquit pourtant rue de la cloche d'or et ses romans, publiés par les éditions Gallimard, mériteraient une réédition.

   De même, le grand public ignore l'oeuvre importante de Ludovic Massé, qui vécut à Perpignan, rue Vauban et faillit obtenir, avec son grave roman Le Refus, le prix Goncourt : il fut concurrencé par l'aura d'André Malraux, dont le roman, La Condition humaine, fut couronné par le prestigieux jury parisien...

 

   Celui qui a célébré le plus la ville de Perpignan est sans nul doute Claude Simon, né en 1913. Ce prix Nobel de littérature (en 1985), bien que né à Tananarive, à Madagascar, a passé une grande partie de sa jeunesse dans la cité catalane, rue de la Cloche d'Or, dans la belle demeure où naquit Louis Codet. 

 

  Claude Simon était catalan par sa mère, dont c'était, dans cette rue, la maison familiale.  C. Simon résida pourtant ensuite dans sa maison de Salses, située place de l'église; il partageait son temps entre Paris et le bourg de la "porte des Catalans", où il venait se ressourcer et vint même se marier, en 1978, avec Réa, sa compagne de longue date.

 

    C'est pourtant Perpignan qui est décrite, sans jamais être citée, dans de nombreux romans, comme Le Vent, ou L'Acacia paru en 1989, aux éditions de Minuit), à lire pour une étonnante description de la gare. Un autre roman attachant, faisant revivre Le Tramway (1) de Perpignan, reliant la ville et la plage de Canet, est paru en 2001 : de façon nostalgique et poétique, il évoque le Perpignan des années 1950, quand les habitants d'ici savaient encore faire la fête...

...JPB

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 09:24
Roberto BOLANO
Roberto BOLANO
Roberto BOLANO
Roberto BOLANO

Roberto BOLANO

Intéressant sauf l'erreur "Blanes située au nord de la Costa Brava...). Après le succès de 2666, adapté par le jeune dramaturge Julien Gosselin (adaptant DeLilo, à Avignon cet été, à l'Odéon en ce moment à Paris)...suivons Bolano à Blanes...
A Blanes, sur les traces de Roberto Bolaño

Le romancier Pierre Ducrozet s’est rendu en Catalogne, là où l’écrivain chilien vécut ses plus productives années, jusqu’à sa mort en 2003. A la recherche, quinze ans plus tard, des raisons de son influence littéraire grandissante.L’écrivain chilien Roberto Bolaño (1953-2003), en mars 2003.

L’écrivain chilien Roberto Bolaño (1953-2003), en mars 2003. WITI DE TERA / OPALE / LEEMAGE

Un fantôme rêveur observe tous les écrivains

contemporains depuis le coin de leur page,

un sourire mélancolique aux lèvres, une éternelle clope à la main. Roberto Bolaño est mort il y a quinze

ans, un jour de juillet 2003 de mauvaise

fortune et de chaleur épaisse, après avoir

attendu une dizaine d’années une greffe de foie qui jamais n’arriva.

La publication des Détectives sauvages (1998 ; Christian Bourgois, 2006) avait offert une vaste renommée à cet

écrivain né au Chili en 1953, ayant vécu ses

années de jeunesse au Mexique avant d’

émigrer vers l’Espagne, Barcelone, Gérone,

puis finalement Blanes, petite ville du nord

de la Costa Brava où il passa les dix-huit

dernières années de sa vie.

En 2004 paraissait son chef-d’œuvre

posthume, 2666 (Christian Bourgois, 2008), et l’onde de choc Bolaño achevait de se répandre sur le monde entier.

Sa place dans la littérature contemporaine n’a

dès lors cessé de croître, en même temps que

le mythe d’un ultime artiste maudit, qui aurait replacé au centre du jeu la littérature comme risque à prendre.

« Garder courage, en sachant au préalable

qu’on sera vaincu, et aller au combat : c’est

ça, la littérature », disait-il, dans ce qui

n’était pas qu’une posture – ses livres le

prouvent....Le Monde des Livres 30.11.2018)

Dans LE MIDI ROUGE, lire le compte-rendu d'André Balent : de longues et précises pages sur le dernier livre de l'ami Greg :

Camps d'étrangers, le contrôle des réfugiés venus d'Espagne (1939/44), Paris, Nouveau Monde éditions, par Grégory TUBAN.

376 pages passionnantes. Cadeau de Noël, assurément !!!

(Bulletin de l'association MAITRON Languedoc-Roussillon) n°31, 3 euros. 

 

contact : www.histoire-contemporaine-languedoc-roussillon.fr

 

 

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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 09:42
Révolte des Segadors, révolution des Gilets jaunes - Honte à Perpignan : des crèches au Centre Walter BENJAMIN
Révolte des Segadors, révolution des Gilets jaunes - Honte à Perpignan : des crèches au Centre Walter BENJAMIN

HONTE : la mairie de Perpignan expose des crèches au Centre Walter Benjamin..!

 

L'année dernière, les crèches (traditions ? Oeuvres d'Art ? à Sant-Vicens, sans doute...) étaient montrées derrière une baie vitrée de la mairie. Cette année, l'idée géniale est de transformer le Centre d'art contemporain en dépôt : archives et livres, emménagement d'une salle de lecture car la médiathèque va être fermée pendant un an (jusqu'en nov. 2019 au moins...) Et si ensuite, la médiathèque, accolée à la fac de droit, servait avant tout aux étudiants..? Nous irions en d'autres lieux : Bourse du Travail, CAC WB...

La municipalité écrit : "Cette année encore, la tradition des pessebres sera à l'honneur à Perpignan. A l'occasion des fêtes de Noël, une exposition de crèches mettra en lumière les personnages de la Nativité.
S'il vous plaît, dans une république laïque, placez les objets à connotation religieuse en des lieux religieux ou privés (salle d'exposition...).

JPB

 

Communiqué de presse

La Casa de la Generalitat accueille une exposition de photographie historique sur le début de la guerre des Segadors

  •   1640 : la révolte des Segadors est une reconstitution historique de la vie à Barcelone avant l’émeute du Corpus de Sang le 7 juin 1640

  •   Le projet est porté par le collectif de photographes Districte IX Imatge de Barcelone

  •   L’exposition se tiendra du 3 décembre 2018 au 31 janvier 2019. Le vernissage est prévu le mercredi 12 décembre à 18h30

    La Casa de la Generalitat a Perpinyà accueillera du 3 décembre au 31 janvier l’exposition 1640 : la révolte des Segadors*. Il s’agit d’un projet de photographie mené par l’association de Barcelone Districte IX Imatge qui reconstitue les évènements qui ont donné lieu à l’émeute du Corpus de Sang de 1640. Cette journée est en même temps le déclencheur de la guerre des Segadors (1640-1652) qui est survenue par la suite. Le vernissage sera le mercredi 12 décembre à 18h30.

    L’exposition aborde la période du 17e
    siècle lorsque la monarchie de Castille
    participait au conflit européen de la guerre
    de Trente Ans et cherchait à réprimer les

    tentatives d’envahissement de la part de la
    France. Dans le cadre de ce contexte, le comte-duc d’Olivares, ministre favori du roi espagnol Philippe IV, mettait en place l’Union des Armes. Cette mesure allait à l’encontre du régime constitutionnel catalan et la Catalogne se retrouvait forcée à augmenter les efforts humains et financiers pour soutenir la Castille. Le mécontentement des Catalans se traduisit par une révolte des paysans, prélude à la guerre des Segadors.

    Le conflit entre Catalogne et Castille s’étendait jusqu’à 1652. Les tensions entre la monarchie hispanique et française restaient cependant ouvertes et ce n’est qu’en 1659 qu’elles trouveraient une voie de résolution à travers la signature du Traité des Pyrénées. Celui-ci a entraîné l’amputation de la Catalogne et la perte du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir et d’une partie de la Cerdagne en faveur de la France.

Une reconstitution historique

Les premières images de 1640 : la révolte des Segadors montrent le quotidien tranquille des paysans. Ce monde idyllique est progressivement déstabilisé par la tension et la violence. Les dernières images de l’exposition témoignent de l’insurrection des paysans face à la présence des soldats castillans.

Afin d’effectuer une reconstitution fidèle de la vie au 17e siècle, les photographes de Districte IX Imatge ont sollicité l’expertise de l’historien Joan Pallarès-Personat. Celui-ci a contribué à la rédaction des textes de l’exposition qui expliquent le contexte historique et social de la guerre des Segadors.

L’exposition a également été possible grâce à la prestation de plusieurs compagnies de théâtre de la ville de Barcelone. Leurs comédiens portent les vêtements qui étaient caractéristiques de la Catalogne de la première moitié du 17e siècle.

Un collectif de photographes de Barcelone

Districte IX Imatge est une association regroupant des photographes qui se sont spécialisés à la photographie de reconstitution historique. Les auteurs qui ont participé à cette exposition sont Jordi Palomeras, Josep Maria Garcia, Juanma Mercado, Miguel Parreño et Salvador Atance.

1640 : la révolte des Segadors est le troisième projet de Districte IX Imatge.

* en français, un segador est un faucheur

Pour plus d’informations:

Eduard Lladó Casa de la Generalitat a Perpinyà ellado@gencat.cat +33 4 68 35 17 14

 

La Casa de la Generalitat exhibeix una mostra fotogràfica sobre els inicis de la Guerra dels Segadors

  • L’exposició 1640: la revolta dels Segadors és una recreació històrica de la vida a Barcelona abans de l’avalot del Corpus de Sang el 7 de juny de 1640 
  • L’exhibició compta amb fotografies realitzades per Districte IX Imatge, un col·lectiu de fotògrafs establert a Barcelona 
  • La mostra es podrà veure del 3 de desembre de 2018 al 31 de gener de 2019. El vernissatge serà el dimecres 12 de desembre a les 18.30 hores

 

La Casa de la Generalitat a Perpinyà acollirà a partir del 3 de desembre i fins el 31 de gener l’exposició 1640: la revolta dels Segadors. Es tracta d’una mostra fotogràfica realitzada per l’entitat barcelonina Districte IX Imatge que recrea els fets que van conduir a l’avalot del Corpus de Sang de 1640, esdeveniment que va detonar la posterior Guerra dels Segadors (1640-1652). El vernissatge serà el dimecres 12 de desembre a les 18.30 hores.

 

L’exposició aborda el període del segle XVII en què la corona de Castella es trobava implicada en el conflicte europeu de la Guerra dels 30 Anys i volia reprimir els intents d'invasió per part de França. En aquest context, el comte-duc d’Olivares, cortesà del rei espanyol Felip IV, instaurava la Unió d’Armes. Aquesta mesura atemptava contra el règim constitucional català, ja que obligava Catalunya a participar en la lleva forçada de soldats, a recaptar nous impostos i a ajudar les tropes castellanes. El descontentament entre la població catalana va comportar una insurrecció dels camperols; era el preludi de la revolta dels Segadors.

 

L’enfrontament entre Catalunya i Castella va durar fins l’any 1652. Tanmateix, el conflicte entre la monarquia hispànica i França romania obert i, de fet, no va trobar una via de resolució fins l’any 1659 amb la signatura del Tractat dels Pirineus, quan Catalunya va ésser desballestada i va veure com el Rosselló, el Conflent, el Vallespir, el Capcir i una part de la Cerdanya eren cedits als francesos.

La Casa de la Generalitat accueille une exposition de photographie historique sur le début de la guerre des Segadors

 

  • 1640 : la révolte des Segadors est une reconstitution historique de la vie à Barcelone avant l’émeute du Corpus de Sang le 7 juin 1640
  • Le projet est porté par le collectif de photographes Districte IX Imatge de Barcelone
  • L’exposition se tiendra du 3 décembre 2018 au 31 janvier 2019. Le vernissage est prévu le mercredi 12 décembre à 18h30

La Casa de la Generalitat a Perpinyà accueillera du 3 décembre au 31 janvier l’exposition 1640 : la révolte des Segadors*. Il s’agit d’un projet de photographie mené par l’association de Barcelone Districte IX Imatge qui reconstitue les évènements qui ont donné lieu à l’émeute du Corpus de Sang de 1640. Cette journée est en même temps le déclencheur de la guerre des Segadors (1640-1652) qui est survenue par la suite. Le vernissage sera le mercredi 12 décembre à 18h30.

 

L’exposition aborde la période du 17e siècle lorsque la monarchie de Castille participait au conflit européen de la guerre de Trente Ans et cherchait à réprimer les tentatives d’envahissement de la part de la France. Dans le cadre de ce contexte, le comte-duc d’Olivares, ministre favori du roi espagnol Philippe IV, mettait en place l’Union des Armes. Cette mesure allait à l’encontre du régime constitutionnel catalan et la Catalogne se retrouvait forcée à augmenter les efforts humains et financiers pour soutenir la Castille. Le mécontentement des Catalans se traduisit par une révolte des paysans, prélude à la guerre des Segadors.

Le conflit entre Catalogne et Castille s’étendait jusqu’à 1652. Les tensions entre la monarchie hispanique et française restaient cependant ouvertes et ce n’est qu’en 1659 qu’elles trouveraient une voie de résolution à travers la signature du Traité des Pyrénées. Celui-ci a entraîné l’amputation de la Catalogne et la perte du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir et d’une partie de la Cerdagne en faveur de la France.

 

Eduard Lladó i Vila

Comunicació | Cultura | Llengua Catalana

ellado@gencat.cat | +33 (0)4 68 35 17 14

 

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 10:51
Vous n'êtes pas Gilet jaune ? Allez à Collioure-Couleurs, à Paulilles (Nicole Yrle) - Oscar JANE : Louis 14 et la Catalogne
Vous n'êtes pas Gilet jaune ? Allez à Collioure-Couleurs, à Paulilles (Nicole Yrle) - Oscar JANE : Louis 14 et la Catalogne
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01/12/2018 : OSCAR JANE RENCONTRE DES SAVOIRS

SAMEDI 1ER DECEMBRE 2018 A PARTIR DE 15H00 MEDIATHEQUE DE PERPIGNAN



RENCONTRE DES SAVOIRS avec OSCAR JANE

pour son ouvrage paru aux PUP

LOUIS XIV ET LA CATALOGNE
de la politique au sud de l'Europe au XVIIème siècle
 

 

01/12/2018 : RENCONTRE SIGNATURE AVEC GUY BERTRAND

A 11h00 

Pour la présentation et signature de son ouvrage:

Les musiciens gitans de la rumba
éd. de la Flandonnière


La bible de la rumba gitane !
Dans la Barcelone des années 1950 les artistes gitans dont Peret, Antonio Gonzalez « El Pescadilla » et Los Amayas, vont être les créateurs de la rumba gitane catalane, un genre musical nouveau qui fait partie des nouvelles musiques urbaines de cette époque. La rumba gitane catalane va ainsi inonder le monde des musiciens gitans catalans en France.
Avec cet ouvrage, Guy Bertrand vient concrétiser des années de recherche et de réflexion menées en collaboration avec des personnalités musicales de la communauté gitane. Il nous fait découvrir les remarquables photographies de Jean Ribière, Jacques Léonard, Pierre Parcé, Gilles Bouquillon, Pierre Corratgé, Lucille Reyboz, Raymond Roig, Georges Bartoli, Garth Beattie, Robert Caro, Christian Boisseaux Chical et Jesco Denzel. Ces photographes ont capté des moments uniques de la vie des acteurs de la rumba en France et en Catalogne, et vous donnent enfin l’occasion de pénétrer dans l’univers riche et incroyable de la rumba gitane !

Rédigé en français, cet ouvrage présente simultanément la traduction en catalan et en occitan.

GUY BERTRAND:

Musicien, ethnomusicologue, Guy Bertrand est actuellement professeur au CRR de Lyon et au département Musique et Musicologie de l’Université Lyon 2. Nommé au Conservatoire de Perpignan en 1989 par Daniel Tosi, il a créé un département sur les musiques du monde avec une immersion dans la ville et dans les Pyrénées Orientales. Il est également à l’origine de la création, en 1996, de la Casa Musicale de Perpignan.

 

07/12/2018 : RENCONTRE AVEC NICOLE YRLE

Le Vendredi 7 décembre 2018 à 15h00 à la Librairie TORCATIS,

Nicole Yrle vit depuis de nombreuses années à Perpignan, « à l'ombre des orangers». Elle nous présentera son livre « Les Dames de Paulilles », roman historique paru aux éditions Cap Béar. Grande admiratrice du poète René Char, elle a choisi sa devise dans Les feuillets d’Hypnos : « Ne te courbe que pour aimer. »
 

Le thème : Une épopée humaine à travers le destin de quatre générations d’ouvrières et de leurs compagnons dans une usine de dynamite et son village. Madeleine, Marie, Maria ou Marion, ouvrières à l’usine Nobel, sont les actrices d'une aventure humaine qui entrelace le quotidien de femmes et d'hommes à la fois humbles et nobles, confrontés au mépris de quelques intérêts particuliers et à la violence d'un XXe siècle traversé par les guerres. C'est tout un pan de l'histoire ouvrière du Roussillon qui sort de l'oubli dans la baie de Paulilles, aujourd'hui site touristique. Humaniste convaincue, Nicole Yrle va nous surprendre et nous apprendre ce que nous ne savons toujours que trop peu.

Yvon Huet, journaliste retraité, rédacteur au journal Vie Nouvelle et au journal Présence vous présentera l'auteur;

Un goûter sera ofert par LSR.

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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