Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 12:41
Pied par Maillol

Pied par Maillol

De Job à Pams, les itinérances perpignanaises de Paul Gervais

 

Balade avec Stéphanie Diaz, guide conférencière ; samedi 8 janvier à 15h. Organisée par le Musée d’art Hyacinthe Rigaud. Réservation conseillée.

 

Stéphanie Diaz vous invite à suivre les pas de l’artiste, depuis son travail publicitaire aux productions monumentales, et à découvrir deux oeuvres moins connues, issues des réserves du musée : La Source et Les Centaures, récemment restaurées et déposées à l’Hôtel Pams. 

L’artiste toulousain Paul Gervais (1859-1944) est bien connu des Perpignanais pour avoir réalisé nombre d’œuvres exposées à l’hôtel Pams : les fresques du grand escalier, les portraits des familles Bardou et Pams, des toiles monumentales tel Le Jugement de Paris ; il a également participé aux affiches JOB dont l’œuvre matricielle, Femme coiffée à l’antique, est présentée au musée Rigaud.

 

- - -

 

 

 

 

Conseiller numérique

 

 

 

 

 

 

 

 

À la médiathèque d'Argelès-sur-Mer, un conseiller numérique sera présent les mercredis matin de 10h à 12h pour répondre à vos questions en informatique ou pour vous aider dans des démarches administratives en ligne.

 

 

 

 

 

 

- - -

 

 

 

 

 

 

 

 

z.gif* Pour une nuit de la lecture à Perpignan : prenons exemple :

 

Évènement de Médiathèque Astrolabe

 

Public

 

 

* Samedi 22 janvier, l'Astrolabe et La Boussole célèbrent La Nuit de la Lecture ! Découvrez le programme :

 

- À 10h // ATELIER : Marque-page

Créez votre marque-page sur ordinateur puis découpez-le grâce à nos outils numériques.

À partir de 10 ans / Sur réservation

- À 14h30 // NUMÉRIQUE : Appli'time

Au programme de cette séance : découverte de jeux et d'applications littéraires.

À partir de 7 ans / Sur réservation

- À 14h30 // ATELIER : Poupée Tracas

Venez créer votre poupée tracas pour ne plus vous faire de bile et apaiser vos nuits.

Tout public / Entrée libre (Cet atelier aura lieu à La Boussole)

- À 15h // ATELIER : DIY Pocket boxes

Venez confectionner votre petit boite décorative sur le thème de la nuit !

À partir de 12 ans / Sur réservation

- À 16h // LECTURE : D'un livre à l'autre

Ce samedi nous vous proposons des pépites en lien avec le thème des Nuits de la lecture "Aimons toujours ! Aimons encore !"

Public adulte / Entrée libre

- À 18h // SPECTACLE : Rêv'à sons

Un spectacle hors des sentiers battus, un univers tout doudou pour petits et grands !

Tout public / Sur réservation (Ce spectacle aura lieu à La Boussole

- À 19h // LECTURE : On lit sous la lune

Des histoires à partager en famille dans une ambiance festive et tamisée.

À partir de 5 ans / Sur réservation

- À 19h // SPECTACLE : Pluie d'encre

Une serre vide, de longs rouleaux de papier, de l'encre noire écoulée... Performance par Violaine Burgard et Geneviève Grabowski.

Tout public / Entrée libre

- À 20h // JEU : Loups-garous

Venez participez au jeu d'ambiance "Les loup-garous de Thiercelieux".

À partir de 15 ans / Sur réservation (Ce jeu aura lieu à La Boussole)

- À 22h // LECTURE : Lectures horizontales

Des lectures courtes et variées qui rassemblent deux thématiques : le fantastique et l'insomnie.

À partir de 8 ans / Sur réservation

- À 23h // LECTURE : H12-12H dans la vie d'une femme

Lecture de monologues extraits du recueil H24-24H dans la vie d'une femme.

À partir de 15 ans / Sur réservation

Réservations par téléphone au 01-60-56-04-70 ou par mal à l'adresse contact@astrolabe-melun.fr.

 

 

Plus d'informations sur www.astrolabe-melun.fr

 

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 10:40
2021, le temps des imposteurs ! Raoult, Bogdanoff, Guéan, Buzin, Poivre d'Arvor, Hulot, Zemmour...Le quotidien L'Indépendant publie -et c'est exceptionnel- une opinion
2021, le temps des imposteurs ! Raoult, Bogdanoff, Guéan, Buzin, Poivre d'Arvor, Hulot, Zemmour...Le quotidien L'Indépendant publie -et c'est exceptionnel- une opinion
2021, le temps des imposteurs ! Raoult, Bogdanoff, Guéan, Buzin, Poivre d'Arvor, Hulot, Zemmour...Le quotidien L'Indépendant publie -et c'est exceptionnel- une opinion

2021, le temps des imposteurs ! Raoult, Bogdanoff, Guéan, Buzin, Poivre d'Arvor, Zemmour...

 

On a pu les aimer, à une époque, pour leurs talents en médecine (Buzin, Raoult), leur sens du médiatique (Poivre, les frères Bogda...), leur parler-vrai et politiquement incorrect (Eric Z.)... 

 

Puis on s'est rendu compte qu'ils furent incompétents, menteurs, manipulateurs, escrocs (les politiques proches de Sarkozy). Raoult, à Marseille, donne des statistiques tronquées, omettant les morts après ses expériences à la chloro...

 

Les frères Bogdanoff publient des livres à succès qui sont, en vérité de véritables plagiats : l'astrophysicien Than les accuse d'avoir recopié des pages de son best-seller La mélodie secrète (1988). Ces pseudos scientifiques qui n'ont pas les diplômes requis et diffusent des travaux dépourvus de valeur scientifique ainsi que de fausses thèses universitaires. Enfin, ils sont accusés d'avoir escroqué un milliardaire...

 

Outre les domaines scientifiques, politiques (Cahuzac, Sarko), médicaux, les affaires de plagiat littéraire et d'impostures médiatiques sont légion, accompagnées souvent d'affaires de moeurs et de harcèlements sexuels... Citoyens anonymes, nous voici désillusionnées par des personnalités choyées par les médias en quête de sensations, ayant perdu confiance en nos élus et dirigeants politiques, désespérant de nos intellos : affaires Duhamel, d'Arvor, Nicolas Hulot...). 

 

Imposteurs, complotistes, Trumpistes, anti-vaccin...la liste est longue de ceux qui jouent les révoltés, gilets jaunes et insoumis, mais ne sont en fait que des bonimenteurs, esbroufeurs, charlatans...

 

JPB (5.1.22)

​​​​​​​

- - - - - 

 

 

Publié le 04/01/2022 à 08:21

 

Décès des frères Bogdanoff : “ils se croyaient immunisés” contre le covid révèle leur ami Pierre-Jean Chalençon Coronavirus. Les frères Bogdanoff, décédés du covid à six jours d’écart, se pensaient "immunisés" contre le covid, grâce à leur "hygiène de vie extraordinaire" …

 

* C’est une première judiciaire concernant la gestion gouvernementale de l’épidémie de Covid-19. L’ex-ministre de la santé Agnès Buzyn a été mise en examen vendredi 10 septembre pour « mise en danger de la vie d’autrui » à l’issue de son audition par des magistrats de la Cour de justice de la République (CJR), qui enquête sur la gestion de l’épidémie de Covid-19, a-t-on appris du parquet général de la CJR.

Première personnalité à être mise en cause dans ce vaste dossier, Mme Buzyn a par ailleurs été placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour « abstention volontaire de combattre un sinistre », a précisé la même source...

 

 

- - - - - -

 

 

Le quotidien L'Indépendant publie -et c'est exceptionnel- une opinion déconstruisant les propos du président de la République : 

 

Opinion - "Irresponsables", "plus des citoyens" : les propos inquiétants d'Emmanuel Macron, l' "emmerdeur" des non-vaccinés

  •  

Publié le 05/01/2022 à 10:11 , mis à jour à 10:18

La violente charge du président de la République contre les personnes non-vaccinées révèle une conception inquiétante de la société.

"Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout", en "limitant pour eux, autant que possible, l'accès aux activités de la vie sociale" a déclaré Emmanuel Macron dans une interview accordée au journal Le Parisien/Aujourd'hui en France, publiée mardi 4 janvier....

 

​​​​​​​

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 10:53
Société Agricole, scientifique, littéraire (SASL Perpignan) : un nouvel élan avec Sylvain Chevauché -  Artistes de 2021

SASL rectificatif :

 

mon article fin décembre 2021 était déjà obsolète. J'avais capté des infos non actualisées sur la toile, Facebook, etc... Heureusement Clarisse Requena et Sylvain Chevauché, les animateurs (avec Pierre Coureux, vice-président) de la nouvelle équipe, m'ont appelé...

 

Après une réunion houleuse et le départ de Mme Cabanas, un nouveau bureau a pris la direction de la vieille et prestigieuse association culturelle de la ville catalane...

S. Chevauché, le jeune érudit, diplômé de l'Ecole des Chartes, connu déjà ici pour ses recherches et conférences sur la patrimoine et les hôtels particuliers de Perpignan (Hôtel Pams, voir YouTube), après renouvellement du conseil d'administration, a été désigné président. Le bureau fut élu à l'unanimité par les adhérents. L'ancienne équipe, frappée d'immobilisme depuis des mois, et s'étant engagée auprès de la nouvelle municipalité, n'est plus en fonction depuis novembre dernier.

Ainsi, Clarisse Requena, conférencière, collaboratrice régulière de la revue stendhalienne HB, spécialiste de Mérimée (thèse chez l'éditeur Champion) a été élue secrétaire générale; Michel Bouguin, ancien avocat, auteur à succès du livre sur le partage de la Catalogne (cf. photo), est vice-président, tandis que Brigitte Bélair demeure dans les murs et prend le rôle d'archiviste, après le départ de Françoise Capdet.

 

Cette nouvelle direction devrait, malgré l'effacement de J. Cabanas, recevoir l'agrément et les subventions de la direction de la culture : André Bonet, perspicace et dynamique adjoint à la culture a vite discerné le talent et l'érudition de Sylvain Chevauché.

Clarisse, elle,  sera de plus en plus connue : trois conférences d'elle sont prévues, le 14 janvier à 18h30 au Cube de Torreilles, à l'UTL en mars et ensuite à Banyuls avec l'association. Walter Benjamin...)

Quant à Pierre Coureux, personnalité culturelle infatigable, de Paris (Amitiés A.Malraux) à Perpignan ( De Fossa, concerts dans la ville et tout le département depuis trois ans), il est désormais reconnu par A.Bonet, avec qui il a organisé un colloque mémorable sur Malraux au palais des Congrès il y a plus de 15 ans...

 

La SASL mérite l'aide des autorités locales et bien plus, au niveau régional...On souhaite à la nouvelle structure une belle année, malgré la crise sanitaire, la perte de nombreux adhérents et les relations diplomatiques un peu complexes avec la municipalité...

JPB

La SASL des P-O sur la toile : https://www.youtube.com/channel/UC_C8YexW1C-U2jzrDPwghkQ

Artistes de Catalogne et d'Occitanie :

 

Ils nous ont quittés en 2021.

 

(C) Artistes d'Oc

 

Capture-décran-2022-01-03-à-14.59.30.png.webp

 

 

Janvier
Dans le Gard, la peintre Elise Poncet
Dans le Tarn et Garonne, le céramiste Alain Dejardin

Février
A Toulouse, le dessinateur Nicomix
A Montpellier, Maurice Garagnani
A Montpellier, la jeune photographe Marion Jaillot

Mars
A Prayssac (Lot), le peintre figuratif Jean-Jacques Marais
A Béziers, André Barthès, alias Anbart

Mai
La céramiste sétoise Valentine Schlegel, 96 ans.
A Montpellier, le peintre Pierre Fournel, co-fondateur du groupe Montpellier-Sète

Juin
A Aubais (Gard), le plasticien Yvon Guillou

Juillet
En Haute-Garonne, Jean-Claude Millot, alias Milo

Aout
A Montpellier Guy de Rougemont

Septembre
Dans le Tarn, le peintre abstrait Michel Carrade
A Sète, le peintre Philippe Routier

A Montpellier, Bruno Roy, fondateur des éditions Fata Morgana

Novembre

A Grabels (Hérault), Joël Bast, le père des “présences”
A Toulouse, la galeriste Céres Franco

A Toulouse, le résistant et peintre naïf Lucien Vieillard

 

Décembre : des souvenirs chaleureux avec Jean LABELLIE :

A Eus (Pyrénées-Orientales), le peintre Jean Labellie à 101 ans


A Nîmes, décès d’Hélène Fabre, du duo Les Matons.
Dans le Tarn, décès du peintre Alex Tomaszyk.

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 11:13
SASL : SOCIÉTÉ AGRICOLE SCIENTIFIQUE ET LITTÉRAIRE DES PO
SASL : SOCIÉTÉ AGRICOLE SCIENTIFIQUE ET LITTÉRAIRE DES PO
SASL : SOCIÉTÉ AGRICOLE SCIENTIFIQUE ET LITTÉRAIRE DES PO

C'est une des dernières revues culturelles et de recherches érudites dans le département : 

la SOCIÉTÉ AGRICOLE SCIENTIFIQUE ET LITTÉRAIRE DES PO, ancienne (historique ci-dessous) et plurielle (nombreux collaborateurs de toutes obédiences depuis le 19° siècle), est marquée désormais par l'engagement politique de sa présidente, qui a pris position pour L. Aliot, lors des dernières municipales...

J. Cabanas, spécialiste de La Sanch (ouvrage publié chez Trabucaire éditorial),  est aussi chargée par le maire de faire avancer le projet d'un parc à thèmes (style De Villiers) à Perpignan; c'est ainsi qu'elle s'est rendu sur plusieurs lieux et en particulier en Espagne pour étudier ce phénomène ludique et commercial...


Avec la SASL, le silence des oppositions et intellos, avec la collaboration des associations et des artistes, avec la modération du quotidien local, avec l'engagement de certains médias (Le Journal catalan...) la mairie d'extrême-droite n'est-elle pas en train de tirer sa toile pour étendre son hégémonie culturelle...?

JPB - 30 déc. 2021)

 

 

 

-SASL des P-O :

SOCIÉTÉ AGRICOLE SCIENTIFIQUE ET LITTÉRAIRE DES PO

 

21 décembre, 17:22

 

 

21 décembre 1833 : première réunion de la Société Philomatique de Perpignan

Pour inaugurer notre nouvelle page Facebook, sur laquelle nous évoquerons régulièrement des personnalités ou des épisodes de l’histoire de la SASL et du Département, que pouvions-nous souhaiter de mieux qu’une coïncidence qui nous relie aux origines mêmes de notre Société : la première réunion de la Société Philomatique de Perpignan, un 21 décembre il y a tout juste 188 ans ?

Il s’agit du premier nom de la SASL, tiré du grec « philomathès » (ami de l’étude, terme présent dans La République de Platon) – l’orthographe correcte serait donc Philomathique même si le nom Philomatique est resté.

Comme nous l’apprennent les recherches du regretté Cyr Descamps (décédé le 21 septembre dernier, et auquel nous tenons à rendre hommage ici), archéologue spécialiste des fouilles sous-marines et ancien membre de la SASL, la création de la Société Philomatique dut beaucoup à la volonté et l’énergie du pharmacien Joseph Nabor Bonaventure Farines (1792-1864).

 

Voici ce que disent les registres originaux de la Société, encore conservés dans nos archives :

« Vers la fin de l'année 1833, feu Capdebos, artiste peintre (...) conçut l'idée de fonder à Perpignan une Société Libre des Beaux-Arts, Sciences et Belles-Lettres. Il fit part de son projet à plusieurs de ses amis (...) il se décida à convoquer une quarantaine de citoyens. La réunion eut lieu chez M. de Gazagnola mais l'attente de l'artiste fut trompée, peu de personnes répondirent à son appel, et, après un débat assez animé, il fut décidé, à la majorité des suffrages, que la Société (...) ne pourrait pas s'établir à Perpignan, que notre département ne lui offrait pas de garanties d'existence.

 

La minorité de cette réunion, mue par un sentiment contraire, se rendit le soir même chez M. Farines, pharmacien ; là, il fut convenu que l'idée heureuse de Capdebos de fonder une société à Perpignan ne devait pas être abandonnée, et, passant outre à la décision prise chez M. de Gazagnola, on convint encore qu'une nouvelle convocation aurait lieu. En effet, à quelques jours de là, MM. Farines et Sirven envoyèrent des circulaires, qu'ils signèrent, à soixante personnes de la ville. Quatorze se rendirent à leur invitation. Cette première séance eut lieu le 21 décembre 1833 à la salle du Musée. M. Farines s'en constitua le président provisoire. Il proposa de donner à la Société le nom de Société Philomathique de Perpignan et présenta à l'approbation des membres présents un projet de règlement ».

 

Joseph Farines fut très actif pendant les premières années de la Société, particulièrement dans le domaine de géologie et de minéralogie. Il est à l’origine de la découverte de la grotte préhistorique de la Caune de l’Arago, célèbre pour ses restes humains de l’« homme de Tautavel » et où des découvertes continuent à être faites.

 

Illustrations : la couverture du 1er bulletin de la Société Philomatique (Archives SASL) ; le Musée, à l’époque hébergé dans l’ancienne Université (carte postale coll. L. Fonquernie)

Activité(s) Editeur de revues

Genre(s) Culture régionale

 

En 1833 est crée la Société Philomatique de Perpignan. En 1842, elle prend son nom définitif de Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales, et fait paraître en1835, le premier volume de son bulletin, dont la publication devait se poursuivre, jusqu’à nos jours. Ses collections témoignent de la qualité des travaux publiés dans la revue à laquelle ont collaboré tous ceux qui ont marqué, depuis plus d’un siècle et demi, la vie intellectuelle du Roussillon. Au XIXe siècle, elle a joué un rôle considérable de recherche et de diffusion des connaissances, en particulier en agriculture : les progrès dans ce domaine en Roussillon au XIXe siècle sont dus pour une bonne part à la Société. Au XXe siècle, le développement des services officiels agricoles et la concurrence d’autres associations aux finalités plus spécifiques lui ont enlevé partiellement certaines de ses fonctions, mais elle n’en poursuit pas moins remarquablement sa mission en particulier dans le domaine historique.

 

Date de création : 1833

 

- - -

 

SOCIÉTÉ AGRICOLE SCIENTIFIQUE ET LITTÉRAIRE DES PO

Dernière mise à jour : moins de 5 ans (26/02/2018)

 

Objet : La SASL des PO a été fondée en 1833, ce qui fait d'elle une des plus anciennes sociétés savantes de France. Son but est de porter à la connaissance du public le résultat des recherches faites dans les Pyrénées-Orientales dans le domaine des Sciences Humaines et de l'Agriculture de ce département. Elle organise donc des conférences tout public et publie un volume annule rendant compte de ces recherches. En 2014 c'est le 121ème numéro qui est sort: belle preuve de longévité et de renouvellement

Activités :

  • CULTURE
  • ACTION SOCIOCULTURELLE (mouvements éducatifs de jeunesse et d'éducation populaire)
  • PRÉSERVATION DU PATRIMOINE
  • RECHERCHE (recherche sur l'environnement et le climat, association de recherches scientifiques)
  • REPRÉSENTATION ET DÉFENSE D'INTÉRÊTS ÉCONOMIQUES (associations d'exploitants agricoles)
  • ENVIRONNEMENT, CADRE DE VIE

 

 

Equipe dirigeante (au 26/02/2018)

présidente : Josianne Cabanas

secrétaire général : Cédrik Blanch

trésorier : Roland Roger

archiviste : Françoise Capdet

 

 

14 décembre : 

Le Conseil d'Administration et le Bureau de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales sont heureux de vous retrouver sur ce nouvel espace, une page Facebook destinée à faire connaître à tous les activités de la Société : conférences, colloques, publications papier et en ligne, visites, etc. Elle mettra aussi en relief des épisodes importants de l'histoire de cette association, la plus ancienne du département, créée en 1833.

N'hésitez pas à inviter vos amis à rejoindre cette page.

 

**SASL des P-O

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 11:28
Antivax : pas d'hôpital public pour nos Talibans- Aide à domicile ou dans les cliniques

Antivax : pas d'hôpital public pour nos Talibans - Aide à domicile ou dans les cliniques

 

Le service de santé publique doit accepter tout le monde. Certes, mais quand les lits et les personnels manquent et qu'on remet à plus tard des opérations "non urgentes" ou qu'on ne diagnostique plus les cancers : on sauve des malades du Covid mais on tue ceux atteint d'une maladie grave...

 

Faut-il continuer à choisir ainsi ? Se dire que les cancéreux sont condamnés à terme..? Réserver la majorité des lits à ceux qui refusent la prévention, l'immunité d'une population, par leur attitude égoïste fondée sur de prétendus discours médicaux qui sont faux et complotantes..??

 

Faut-il demander à nos Talibans d'aller se faire soigner ailleurs, dans les cliniques privées, ou à l'étranger, ou en Afghanistan ??

 

Ou à domicile car le service public installe en effet des respirateurs chez des malades..?? Nous nous posons des problèmes éthiques, alors que ces révoltés, insoumis, inspirés par des gourous, ne semblent pas penser à la vie en collectivité...

 

Certains, philosophes prudents, restent en retraite, dans leur solitude, confinés dans leur maison ou leur montage, refusant émonde, les contacts et se protégeants avec des herbes et des huiles essentielles...Pourquoi pas..? Les autres sont des irresponsables, naïfs, crédules, facilement manipulables (on l'a vu avec les militants de Trump...)

 

Il faut donc en finir avec les non-dits et poser les questions qui déplaisent car taboues... Si le pays ne peut accueillir toute la misère du monde, l'hôpital public ne peut accepter en son sein ceux qui refusent les règles de santé publique.

Ethique, morale publique, la prise en charge actuelle des malades de la covid pose problème, désormais !

jpb - 28 déc. 2021

 

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 12:10
Sant-Vicens - Conrad Paris - La crèche - Le parc Sant-Vicens
Sant-Vicens - Conrad Paris - La crèche - Le parc Sant-Vicens
Sant-Vicens - Conrad Paris - La crèche - Le parc Sant-Vicens
Sant-Vicens - Conrad Paris - La crèche - Le parc Sant-Vicens

Sant-Vicens - Conrad Paris - La crèche - Le parc Sant-Vicens

Sant-Vicens à Perpignan : balade décevante -

 

Historique par Eric Forcada - Le parc Sant-Vicens

 

  Ce fut un haut-lieu de l'art, céramiques et tapisseries, avec la venue de Lurçat, Picasso, et le cortège surréaliste de Dali..! Eric Forcada raconte fort bien cette histoire. (lire ci-dessous)

Désormais, c'est bien du passé et la nostalgie guette. La famille n'a guère les moyens de donner une impulsion nouvelle à cet endroit mythique, où l'on pouvait se promener, prendre des photos pour un mariage; à présent l'espace public est limité et les barrières permettent le calme pour les descendants de la famille Baby...

La salle de vente est plus commerciale qu'artistique et les motifs des céramiques sont banals, les objets étant destinés à des cadeaux, les prix restant très modestes... 

Les souvenirs des grands artistes sont à voir dans les anciennes caves où sont exposés, de façon temporaire, les tableaux, ternes et naïfs, d'un artiste de Bompas...

Il manque de l'argent et de la motivation pour faire venir de grands créateurs, organiser des résidences, des échanges transfrontaliers... La ville a été plus intéressée à organiser le parc qui jouxte le mas des Baby, espace agréable et vivifiant aux pores de la ville, tout près de Cabestany...

Le département ou/et la Région pourraient faciliter un nouvel envol pour Sant-Vicens et les ateliers roussillonnais...mais le patrimoine est vaste et d'autres problèmes, non-culturels, sont si prégnants...

job

 

- - -

L’histoire de Sant Vicens est un voyage au cœur de la terre, d’une Terre. Eric Forcada catalogue de l’exposition

Sant Vicens, foyer de la céramique d’art en Catalogne

 

A la fin des années 30, Firmin Bauby, décorateur,  acquiert un mas viticole en périphérie de Perpignan, pour y créer un centre de céramiques. Il a apprivoisé la terre auprès de Gustave Violet, dans sa prime jeunesse, à Prades.

Le projet est vite contrarié par les évènements, mais réussi à voir le jour grâce aux parrainages d’Aristide MaillolRaoul Dufy, et Albert Bausil. Le premier four est opérationnel le 3 janvier 1943. Louis Antico est le chef d’atelier. Les premières poteries de Sant Vicens perpétuent la tradition catalane, jusqu’en 1944, où Firmin Bauby fait appel à des sculpteurs, comme Miquel Paredes, pour célébrer la Libération.

Lucien Goron viendra alors des manufactures de Sèvres pour apprendre les techniques céramiques les plus pointues aux ouvriers de l’atelier. Dès 1948, de nouveaux créateurs s’y installent. La plupart travaillent pour l’atelier, et oeuvrent à leurs propres créations pendant leur temps libre.

Firmin Bauby doit alors aménager un endroit où exposer ces pièces au public : la cave du domaine, avec ses futs en chêne, se transforme en lieu d’exposition. Denys Bauby, le frère de Firmin, prend la direction administrative et commerciale de Sant Vicens. Parallèlement, Firmin tient à perpétuer une tradition familliale : celle de la crèche (pessebre, en catalan). Il demande aux artistes de l’atelier d’y participer, ce qu’ils font avec enthousiasme. Depuis, le pessebre de Sant Vicens est toujours un moment attendu par les perpignanais.

En 1951, Jean Lurçat rend visite à Firmin Bauby, et lui confie ses créations céramiques. Il séjourne deux fois par an à Sant Vicens, jusqu’à sa mort, en 1966. Il crée des dessins, des formes,  imagine des couleurs, jusqu’à les soumettre à Gumersind Gomila, chef d’atelier, et Eugène Fabrégas, tourneur, qui réalisent un prototype.  De cette collaboration naitra une production abondante, exportée dans le monde entier.

   Firmin Bauby développe aussi une démarche artistique plus globale. C’est ainsi qu’il reçoit Pablo Picasso en 1953, 1954 et 1955. Salvador Dali, ami d’enfance, achèvera son voyage triomphal à Sant Vicens, le 25 août 1965, où il prononcera un discours, déclarant la gare de Perpignan comme étant le centre du monde. Catherine DeneuveJacques Perrin et Bernadette Lafont y feront leurs premiers pas cinématographiques dans Et Satan mène le bal, supervisé par Roger Vadim.

En 1978, après des études aux Beaux Arts, Paul Bauby, le fils de Denys, prend la direction de Sant Vicens et des ateliers.

Firmin Bauby s’éteint le 1er novembre 1981, à l’âge de 82 ans.

 

Depuis 1998, Claire Bauby Gasparian, la fille de Paul, a intégré l’atelier, et en assure la continuité. 

 ** Sant Vicens, foyer de la céramique d'art en Catalogne 

textes d'Eric Forcada, édité par Mare Nostrum

25 € disponible dans l'E.SHOP et en boutique

- - -

 * Depuis 1949, la famille Bauby crée un décor de crèche autour des santons de Conrad Paris. La nouveauté 2018, les scénettes s’articulent autour d’un conte de Noël en Pays Catalan, spécialement écrit par Gabrielle DuBasqui.

 Une ambiance poétique est créée, grâce au conte récité par Emmanuelle Malé, de la Compagnie du Théâtre Chez Soi, enregistré par Olivier Moulaï, de l’école de cinéma Dynamo et mis en lumière par Olivier Sargatal, éclairagiste TV et cinéma (Scènes de ménage, Dunkerque, Intouchables…). 

Rendez-vous au 40 rue Sant Vicens à Perpignan, quartier Saint-Gaudérique. Jusqu’au 31 décembre ouvert tous les jours, de 10h à 12 h et de14h30 à 19h. Fermé le dimanche matin et le lundi matin. À partir du 2 janvier ouvert du mardi au samedi de 14h30 à 18h30. Fermé le 25 décembre et le 1er janvier. Renseignements au 04 68 50 02 18.

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 11:17
le dernier livre de L. Aliot

le dernier livre de L. Aliot

Le livre d'ALIOT en cadeau ! 

 

A Noël, un livre vous est parfois offert, par hasard, comme "les exploits de chasse du président de l'UDI"...

Ou, cette année, m'échoit un présent de vraie littérature, le livre récent du maire de Perpignan...

 

S'agit-il du geste perfide d'un invité, d'un clin d'oeil original d'un membre de la famille... En tout cas sous le sapin, -et ça le sent pas encore, pour moi: j'écrirai encore quelques vacheries!-, j'ai trouvé la pépite, et ce titre, inspiré du slogan célèbre et ancien de la SNCF. 

 

Oui, impossible n'est pas français, mais pour Loulou, la possibilité d'accéder au pouvoir central s'éloigne: ou alors, après avoir tué le (beau)-père, il faudra éliminer Zemmour... pour que les voix radicales reviennent vers Marine...

 

En tout cas, cet livre proustien sur le temps, narre les amours adolescentes de Louis, entre descentes de ski et aventures ariégeoises...puis les années militantes, auprès du chef, ce cyclope à la grande gueule, que seul, un Ulysse comme Macron peut défier...

 

Adieu, Ax, Bonascre et les sorties alcoolisées au Pas de la Casa, il faut désormais se coltiner l'idéologue des détails de l'Histoire, diriger ses campagnes électorales, avec patience, de 2% de voix à tutoyer la majorité...

 

LoupAliot est patient, en attendant de prendre Perpi, à la troisième temporade, il voyagera avec Marine, de l'Amérique raciste de Steve Banon à l'Autriche, berceau d'Hitler, où il est bon de valser avec les dignitaires néo-nazis...

 

Cependant un conseiller futé, un Renaud Camus stoïque, lui enjoignit d'attendre et surtout de quitter le beauf... Exit Jean-Marie, les gros repas au "Château", les flirts sous les bosquets fleuris "Pierre Sergent" ...

La fortune, il faut, désormais, se la faire: conquérir une ville de plus de cent mille âmes, lire Gramsci et son idée d'hégémonie culturelle... 

 

Aliot a donc des lectures marxistes et apprend qu'on conquiert les structures municipales ou étatiques en s'emparant d'abord des superstructures :  à nous les culturels, les intellectuels ! D'abord se débarrasser de la Marine : le mieux, après l'échec de la chute dans la piscine vide de la villa de Millas, c'est de se marier et d'apparaître ainsi comme un homme encore plus neuf : la morale à un sou, brillante comme un sou neuf...

Ensuite, à Perpignan, s'entourer du grand manitou des lettres méditerranéennes, nommer quelques copains à des postes-clés et entretenir les communautés de la ville : archipel des cultures... 

La révolution aliotique avance à petits pas prudents... Qui osera apporter le caillou susceptible d'entraver l'engrenage de la machine..?

job - 27 doc. 2021

 

- - -


De ses premiers pas de « militant de base », dans son Ariège natale, à sa conquête de Perpignan, plus grande ville RN de France, c'est à une plongée inédite dans les coulisses du Rassemblement national, dont il fut notamment secrétaire général, vice-président, parlementaire européen et député, que nous entraîne Louis Aliot. Enfant d'une «?double culture?», pyrénéenne par son père, pied-noire par sa mère -, celui qui fut, au côté de Marine Le Pen, l'architecte de la « dédiabolisation?» du parti, en profite aussi pour tirer les leçons des erreurs du passé qu'il aborde sans tabou ni langue de bois. Le projet défendu par Louis Aliot est alternatif, sur le plan national comme sur le plan local. Enraciné et ouvert. Généreux et exigeant.

 

S'inscrivant dans la durée, il suppose un bouleversement national et populaire; une véritable « révolution culturelle » qu'il prépare depuis longtemps avec de nombreux amis. Sans rien renier des «?fondamentaux?» de son mouvement - priorité nationale, culte de la nation, ordre républicain - Louis Aliot s'attelle dans cet ouvrage truffé d'anecdotes à fixer le cap d'un «?nouveau RN?», capable, en rassemblant le plus largement possible, de porter Marine Le Pen à l'Élysée en 2022.

(C) L'éditeur

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 11:26
Perpignan : Centre d'art contemporain, annexe de la galerie Casting : après G.Ferrer, Poutiline

Perpignan : Centre d'art contemporain, annexe de la galerie Casting : après G.Ferrer, Poutiline...

 

 

Le centre d'art baptisé Walter Benjamin sous Pujol 1 est mort...

 

Le centre d'art contemporain de Perpignan est ouvert aux artistes du galerie de la rue Rabelais : Roger Castang...

 

Lieu aux multiples usages, annexe de la médiathèque, du musée Rigaud, il a perdu sa personnalité, il n'a pas trouvé sa vocation... On espère un lieu artistique vivant, de création, de partage, de dialogue, avec ciné, conférences, colloques... 

 

Hélas,lieu de loques !

 

JPB.

 

 

Expo du peintre russe peu connu (pas de rencontres avec lui..?) Anatoly Poutiline au centre d’art contemporain.

 

L’œuvre de Poutiline est un ovni dans la création picturale contemporaine pour bien des raisons : son inspiration céleste, sa technique séculaire et la mystique obsessionnelle qui le hante, sont aux antipodes des préoccupations artistiques actuelles.

 

Cette exposition présente une soixantaine de toiles sur les vingt dernières années de sa production.

 

Exposition visible du 6 novembre 2021 au 23 janvier 2022 de 11h à 17h30, Place du Pont d'en Vestit. Entrée libre si passe…

 

(C) Mairie de Perpignan

 

 

- - - Joyeux Noël, tout de même !!!!

​​​​​​​

 

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2021 5 24 /12 /décembre /2021 12:05
Sardina (C) Goya

Sardina (C) Goya

 
"Village du Nouvel An"
à Argelès-sur-Mer

Parce que Noël ne mérite pas toute l’attention en fin d’année, la municipalité d’Argelès-sur-Mer a décidé que le réveillon du Nouvel An devait lui aussi avoir son propre village! 

C’est une première, après le « Village de Noël » place Gambetta, un « Village du Nouvel An » ouvrira ses portes côté plage, avec chalets gourmands et artisanat local.  Les élus, le service Animation, les associations et les commerçants de la plage ont unis leurs forces pour continuer à enchanter petits et grands au travers de moments de partage au cœur d’un village féerique, d’activités ludiques, de bodegas et de concerts.
 
Situé sur l’Esplanade Charles Trenet du dimanche 26 décembre au 2 janvier, celui-ci sera ouvert de 15h00 à 23h00 et tout est prévu pour profiter des fêtes de fin d’année dans la bonne humeur.
 
Le « Village de bodegas du Nouvel An », propose des animations gratuites, de 15h à 19h, pour les plus jeunes: atelier DJ, skate parc, tir à l’arc, laser run et olympiades sportives…
Puis apéro-concert tous les soirs, de 19h à 21h, suivi par un DJ set jusqu’à 23h.


Face aux nouvelles annonces gouvernementales, les concerts initialement prévus le soir du 31 décembre et du 1er janvier, comme le feu d'artifice de la Saint-Sylvestre, sont annulés.
 
On célébrera la première journée de 2022, toujours en musique, avec des DJ sets dés 10h00, puis le traditionnel « Bain du Nouvel An » à 11h  avec photos souvenirs, diplôme et collation chaude, qui sera suivi d’un bodega-brunch
.


De belles soirées en perspective:

- 26/12: Jean-Pierre Morgand des « Avions »
- 27/12: Marilou Blanquer et Maxime Cayuela
- 28/12: Papito Collective
- 29/12: DJ Sélect aïoli
- 30/12: Louise Rosa et Moi
- 31/12: festival de DJ à partir de 10h (matin)
- 01/01: suite du festival DJ dés 10h
- 02/01: Gadjo Lolo

Pour en savoir plus, un programme détaillé est disponible dans tous les lieux publics et sur le site internet de la ville.
 
La programmation peut évoluer en fonction des mesures sanitaires.

 

Zemmour (suite et fin)

Le « suicide français » selon Renan : un diagnostic salué par Maurras

L’interprétation de Renan comme un penseur de la nation républicaine reposait elle aussi sur une méprise [5]. Elle oubliait tout d’abord que Renan, qui était farouchement hostile à la démocratie et au suffrage universel, ne se rallia au soir de sa vie à la république que par défaut, parce qu’elle était pour la France un moindre mal. Son idéal politique, dans l’absolu, était autre. Là encore, La Réforme intellectuelle et morale de la France exposait des thèses très nettes :

«Le jour où la France coupa la tête à son roi, elle commit un suicide. […] La conscience d’une nation réside dans la partie éclairée de la nation, laquelle commande et entraîne tout le reste. […] L’âme d’une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder. Une dynastie est la meilleure institution pour cela. […] La monarchie, en liant les intérêts d’une nation à ceux d’une famille riche et puissante, constitue le système de la plus grande fixité pour la conscience nationale. […] Le roi a fait la nation. Le roi n’est pas une émanation de la nation. […] Pas de royauté sans noblesse ; ces deux choses reposent au fond sur le même principe, une sélection créant artificiellement pour le bien de la société une sorte de race à part.»

Il le répète dans ses Dialogues philosophiques de 1876 :

«La royauté nous montre […] une nation concentrée en un individu ou, si l’on veut, en une famille, et atteignant par là le plus haut degré de conscience nationale, vu qu’aucune conscience n’égale celle qui résulte d’un cerveau, fût-il médiocre.»

On comprend pourquoi Charles Maurras, dans sa brochure L’Action française et la religion catholique, parue en 1913, a pu rendre hommage à Renan et désigner en lui un«maître» et un «guide» qui avait retourné nombre d’esprits contre la démocratie et fourni un «puissant effort de contre-révolution». Maurras ne manquait pas de citer un texte écrit par Renan en 1889, dans lequel celui-ci exprimait sa plus vive méfiance devant la tradition révolutionnaire et démocratique française, qui lui semblait une cause permanente d’anarchie et dont il n’excluait pas qu’elle mènerait le pays à sa perte.

Un romantisme contre-révolutionnaire

La formule célèbre de Renan, que «l’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours», passe souvent pour la formule même d’une définition «civique» et démocratique de la nation. Lorsqu’il la commente, Alain Finkielkraut y voit un ralliement à l’idée d’un contrat social que Renan avait pourtant refusé : Renan ferait de la nation «l’objet d’unpacte implicite» et se réinscrirait ainsi dans la tradition révolutionnaire qui faisait de la nation un accord entre individus libres et égaux. Renan ne ferait somme toute qu’ajouter à l’idée républicaine tout le lest d’une histoire nationale millénaire.

Une telle lecture néglige pourtant un point essentiel : un plébiscite n’est pas un pacte. Dans l’histoire de France, le mot de plébiscite est associé à la tradition bonapartiste : c’est par des plébiscites, consultations électorales n’admettant qu’une réponse par oui ou par non, que Napoléon Bonaparte puis Louis-Napoléon Bonaparte mirent fin à la république et se firent accorder tous les pouvoirs pour prendre le titre d’empereur. La charge césarienne de ce mot de «plébiscite» a été parfaitement perçue par Carl Schmitt qui n’hésitera pas en 1933 à reprendre la formule de Renan pour légitimer le nazisme [6]. Qui dit plébiscite dit en effet acclamation sans réserve ni critique.

C’est pourquoi la définition de la nation par le plébiscite, chez Renan, va de pair avec l’obligation d’approuver les crimes du passé en recueillant la totalité de l’héritage national. À bien lire le texte de la conférence de 1882, on constate que Renan s’inscrit en fait dans la plus pure tradition du romantisme contre-révolutionnaire et définit la nation comme une «âme», et non comme un pacte civique :

«Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes.»

Dire que la nation est une «âme», c’est dire qu’elle transcende les volontés individuelles qui doivent se fondre en elle: une âme commune appelle l’unité d’un corps où les individualités ne se distinguent pas. Dire que la nation repose sur «le culte des ancêtres», c’est dire que la volonté des individus n’y est rien d’autre qu’un principe d’approbation aveugle du passé :

«L’oubli, et je dirai même l’erreur historique, sont un facteur essentiel de la création d’une nation, et c’est ainsi que le progrès des études historiques est souvent pour la nationalité un danger. L’investigation historique, en effet, remet en lumière les faits de violence qui se sont passés à l’origine de toutes les formations politiques, même de celles dont les conséquences ont été le plus bienfaisantes. L’unité se fait toujours brutalement ; la réunion de la France du Nord et de la France du Midi a été le résultat d’une extermination et d’une terreur continuée pendant près d’un siècle. […] L’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses. Aucun citoyen français ne sait s’il est Burgonde, Alain, Taïfale, Visigoth ; tout citoyen français doit avoir oublié la Saint-Barthélemy, les massacres du Midi au XIIIe siècle.»

À la suite de Benedict Anderson, Justine Lacroix a souligné le paradoxe de cette position, qui suppose en fait que chacun oublie l’histoire dont il se souvient [7] : les guerres de religion, la révocation de l’édit de Nantes, la Terreur révolutionnaire. Nous devrions y ajouter, aujourd’hui, les persécutions antisémites menées par le régime de Vichy ainsi que les crimes de la colonisation. Renan soutient au fond que la nation suppose le remplacement de l’histoire par un mythe: il ne faut pas reculer devant l’erreur historique, c’est-à-dire devant le travestissement du passé, pour permettre aux nationaux d’être fiers de leur passé sans avoir à faire le tri dans celui-ci, et en rendant un culte à tous les ancêtres.

Contre la religion nationaliste, l’intégration par la justice

Ce n’est pas le lieu d’entrer ici dans une élaboration de ce qu’il faut opposer à une vision aussi néfaste, à savoir une reconnaissance de la mémoire des victimes de la violence étatique comme condition de leur intégration dans la communauté démocratique. Jacques Chirac en a donné le modèle dans le discours qu’il a prononcé en 1995, lors de la 53e commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. Il faut renvoyer ici à un remarquable article d’Élisheva Gottfarstein paru dans le numéro 7 des Cahiers Mémoire et politique, et disponible en ligne.

La force de séduction de Zemmour tient en partie à ce qu’il ne fait rien d’autre que de prolonger et d’étendre le souhait de Renan : hériter de l’histoire de France comme d’untout indivis permettant un culte indistinct des ancêtres. La façon dont il réactive le mensonge grossier, réfuté par les historiens, selon lequel on peut honorer à la fois de Gaulle et Pétain en les présentant comme «le glaive et le bouclier», participe d’une politique délibérée de «l’oubli» et de «l’erreur historique» que Renan jugeait nécessaires. Historiquement, «l’oubli» de la Saint-Barthélemy a permis un siècle plus tard la révocation de l’édit de Nantes. L’«oubli» du sens du pétainisme, que prône Zemmour pour mieux armer les esprits dans la guerre qu’il souhaite contre nos compatriotes musulmans, pourrait n’être qu’un prélude à des violences futures [8].

C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous contenter d’opposer à Zemmour une légende nationale dans l’esprit de Renan : la définition de la nation que proposait Renan nous laisse démunis devant l’offensive antirépublicaine qui prétend faire du pétainisme une part de l’identité nationale. Face à la politique de l’exclusion et de l’hostilité que porte le fantasme d’une nation «indivise», nous devons garder le cap d’un idéal d’intégration fondé sur la vérité historique, sur la justice sociale et sur l’égalité des droits.

*****

Post-scriptum

Peu après sa parution sur le site de l’INRER, ce texte m’a valu sur les réseaux sociaux les jugements injurieux de quelques trolls, mais aussi de personnalités comme Gilles Clavreul, qui a décidément une étrange idée du débat démocratique : il semble que ce débat consiste selon lui à ne jamais répondre à des arguments par des arguments, mais seulement à tenter de disqualifier ceux qui ont le tort d’être moins à droite que lui à coups d’invectives destinés à les désigner à des meutes virtuelles ; ce qui, de la part de quelqu’un qui se présente comme un « préfet en disponibilité », donne une inquiétante image de cette « autorité de l’Etat » et de sa fonction d’ « instituteur de la société » dont il voudrait être un apôtre.

En remerciant chaleureusement Mediapart et Isabelle Kersimon (dont la relecture de l'article m’avait été très utile), je souhaite profiter de cette deuxième publication du texte dans le Club de Mediapart pour faire une mise au point face à des contresens malveillants — mais aussi pour tenter de répondre à des objections légitimes.

Il devrait être clair que l’objectif de cet article n’est pas de dresser une équation impossible entre Renan et Zemmour. Il y a entre Renan et Zemmour toute la distance qui sépare un érudit raisonnable, partisan de la paix civile, attaché avant tout à la liberté de la science et de l’esprit, et un démagogue à moitié inculte, hostile à toute rigueur intellectuelle, qui cherche à déchaîner les haines nationalistes en réactivant une matrice pétainiste.

Il ne s’agit pas non plus de réduire la figure de Renan à sa pensée politique (que Zeev Sternhell a déjà soumise à une riche et virulente critique). Il s’agit simplement de défaire un mythe selon lequel Renan aurait été un penseur de la « nation civique ». Ce n’est pas le cas. Renan ne définit certes pas les nations européennes en termes ethniques ou raciaux, mais il ne les définit pas pour autant en termes civiques. Il en propose une définition « spirituelle-historique » qu’on trouve déjà chez Joseph de Maistre, dont Renan connaissait les œuvres par cœur, et dont Jean Vogel a rappelé qu’il en répétait encore les thèses en 1889. Cette conception accorde aux populations partagées entre deux cultures le droit de choisir leur pays de rattachement, mais elle ne sépare pas la nation d'une ancestralité et elle n'exclut nullement le racisme colonial. Cette conception n'est pas « civique », ne serait-ce que parce que Renan, partisan d'un élitisme libéral qui tient le peuple à l'écart du politique, a en horreur la citoyenneté démocratique.

Quiconque a lu La Réforme intellectuelle et morale, qui contient les célèbres lettres à Strauss, ne peut qu’être frappé par la virulence anti-démocratique de ce livre qui reprend les argumentaires contre-révolutionnaires les plus classiques. On peut certes rappeler que Renan s’est assagi avec l’âge, qu’il a eu des amis juifs, qu’il a accepté la république comme un moindre mal dont il ne dédaignait pas les honneurs ; il reste que Renan nous a légués les idées de ses livres et ne nous a pas fourni de contre-théories pour les déconstruire.

Il est bien vrai qu’il y a chez Renan une tendance universaliste : Renan est profondément un libéral attaché à la liberté des savants. Cela le rattache aux Lumières. Mais il est opposé à une autre dimension des Lumières : le projet encyclopédiste de « rendre la philosophie populaire ». Renan n’a que de la méfiance envers l'individualisme démocratique et le principe de l’égalité des droits. En témoigne, dans cet essai d'ailleurs fascinant que sont ses Dialogues philosophiques (1876), l’utopie qu’il propose d’un régime où les savants imposeraient par la terreur le règne de la science et de la raison. Il faut connaître ce texte halluciné :

« La raison, la science sont des produits de l’humanité, mais vouloir la raison directement pour le peuple et par le peuple est chimérique. […] L’essentiel est moins de produire des masses éclairées que de produire de grands génies et un public capable de les comprendre. Si l’ignorance des masses est une condition nécessaire pour cela, tant pis. La nature ne s'arrête pas devant de tels soucis ; elle sacrifie des espèces entières pour que d'autres trouvent les conditions essentielles de leur vie. […] Par l’application de plus en plus étendue de la science à l’armement, une domination universelle deviendra possible, et cette domination sera assurée en la main de ceux qui disposeront de cet armement. […] Dans l’avenir, il pourra exister des engins qui, en dehors des mains savantes, soient des ustensiles de nulle efficacité. De la sorte, on imagine le temps où un groupe d'hommes régnerait par un droit incontesté sur le reste des hommes. […] L’aristocratie que je rêve serait l’incarnation de la raison ; ce serait une papauté vraiment infaillible. […] L’être en possession de la science mettrait une terreur illimitée au service de la vérité. […] Les forces de l'humanité seraient ainsi concentrées en un très petit nombre de mains, et deviendraient la propriété d'une ligue capable de disposer même de l'existence de la planète et de terroriser par cette menace le monde tout entier. Le jour, en effet, où quelques privilégiés de la raison posséderaient le moyen de détruire la planète, leur souveraineté serait créée ; ces privilégiés régneraient par la terreur absolue, puisqu’ils auraient en leur main l’existence de tous ; on peut presque dire qu’ils seraient dieux. […] Une large application des découvertes de la physiologie et du principe de sélection pourrait amener la création d’une race supérieure, ayant son droit de gouverner, non seulement dans sa science, mais dans la supériorité même de son sang, de son cerveau et de ses nerfs. […] Le principe le plus nié par l’école démocratique est l’inégalité des races et la légitimité des droits que confère la supériorité de race. Loin de chercher à élever la race, la démocratie tend à l’abaisser ; elle ne veut pas de grands hommes, et s’il y avait ici un démocrate, en nous entendant parler de moyens perfectionnés pour produire des maîtres pour les autres hommes, il serait un peu surpris. Il est absurde et injuste, en effet, d’imposer aux hommes par une sorte de droit divin des maîtres qui ne leur sont en rien supérieurs. La noblesse, à l’heure qu’il est, en France, est quelque chose d’assez insignifiant, puisque les titres de noblesse, dont les trois quarts sont usurpés, et dont le quart restant provient, à une dizaine d’exceptions près, d’anoblissement et non de conquête, ne répondent pas à une supériorité de race, comme cela fut à l’origine ; mais cette supériorité de race pourrait redevenir réelle, et alors le fait de la noblesse serait scientifiquement vrai. […] De la sorte, on conçoit un temps où tout ce qui a régné autrefois à l’état de préjugé et d’opinion vaine régnerait à l'état de réalité et de vérité : dieux, paradis, enfer, pouvoir spirituel, monarchie, noblesse, légitimité, supériorité de race, pouvoirs surnaturels peuvent renaître par le fait de l'homme et de la raison. Il semble que, si une telle solution se produit à un degré quelconque sur la planète Terre, c'est par l’Allemagne qu'elle se produira. »

On voit que « l’universalisme » de Renan, profondément inégalitaire et anti-démocratique, ne contredit pas le racisme. L’universel se confond pour lui avec le savoir des experts, qu’il  invoque pour refuser l’universalité des droits de l’homme et du citoyen. C’est pourquoi il s’inscrit si facilement dans la justification racialiste de l'ordre colonial en construction, dont il encourage le développement.

L’utopie des Dialogues philosophiques n’est assurément qu’une rêverie philosophique : ce n’est pas un programme politique. Le poète et agitateur nationaliste Paul Déroulède a raconté que Renan, qu’il était allé trouver pour l’enrôler dans sa cause, lui avait répondu : « jeune homme, la France meurt, ne troublez pas son agonie ». À supposer que le propos ne soit pas inventé, ce refus par Renan du désordre politique qu’incarnait pour lui Déroulède était pour le moins ambigu : la république était-elle donc la mort de la France ? On se demande ce qu’aurait été l’attitude de Renan face à l’Affaire Dreyfus. Son libéralisme l’aurait-il conduit à prendre la défense d’un innocent ? Sa haine de la démocratie l’aurait-elle conduit à voir dans le dreyfusisme un dangereux désordre mené par des populistes irresponsables ?

Il est impossible de le dire. Et ce n’est pas la question. Encore une fois, la question n’est pas de « juger Renan » pour le condamner, encore moins de confondre Renan avec Déroulède pour en faire un proto-Zemmour. La question est de savoir si la définition de la nation par Renan fournit une ressource pour faire face à la vague nationaliste efficacement incarnée par Zemmour. Cet article entend soutenir que la réponse est non.

*****

Notes

[1] La première page de son dernier livre, où Zemmour introduit à coup de trémolos un faux souvenir en racontant son émotion passée à la lecture d’un prétendu passage de Qui sommes-nous ? de Samuel Huntington, est emblématique de sa fausse culture. Le passage en question, comme l’a immédiatement souligné Olivier Schmitt, est une « pure invention ». Le souvenir de Zemmour est un simple mensonge ; la citation ne figure ni dans Qui sommes-nous ? ni dans aucun autre texte de Huntington ; elle contient des tournures dont tout lecteur de Huntington devrait comprendre immédiatement qu’elle ne peuvent pas être de lui. Zemmour s’est contenté de recopier une citation qui traînait sur la Toile francophone et n’a pas pris la peine élémentaire de vérifier son authenticité.

[2] La réfutation des mensonges d’Éric Zemmour a été brillamment menée par l’historien Laurent Joly, auteur deL’État contre les Juifs: Vichy, les nazis et la persécution antisémite (réédité en 2020 en Champs / Flammarion), sur BFMTV. Voir aussi sa mise au point de novembre 2018 sur le site Herodote.net.

[3] On trouvera de riches éléments d’analyses dans Philippe Corcuff, La Grande confusion. Comment l’extrême droite gagne la bataille des idées, Textuel, 2021.

[4] Voir Pierre Birnbaum, « Le retour d’Ernest Renan », Critique 2005/6 (n° 697-698), p. 518-52.

[5] Notons au passage que Renan écrit à une époque où le régime français de la nationalité est fondé sur le droit du sang et non sur le droit du sol. Par anachronisme, on projette parfois sur la conférence de Renan une défense du droit du sol qui ne s’y trouve pas. Les anachronismes cumulés ont fini par faire oublier que, « au lendemain de la débâcle de 1940 », La Réforme intellectuelle et morale « sera lue dans les premiers mois où se met en marche la Révolution nationale comme si elle sortait tout juste de l’imprimerie », ainsi que le rappelle Zeev Sternhell dans Les anti-Lumières (Fayard, 2006, p. 46), livre contestable en ce qu’il néglige que Renan s’inscrit dans une des traditions des Lumières (celle du scientisme élitiste et du libéralisme antidémocratique), mais qui a le mérite de citer l’abondante masse textuelle qui inscrit Renan dans les figures de la haine de la démocratie.

[6] Voir Carl Schmitt, Les trois types de pensée juridique (1934), traduction de Mira Köller et Dominique Séglard, Puf, 1995, p. 33, note.

[7] Justine Lacroix, L’Europe en procès. Quel patriotisme au-delà des nationalismes ?, Cerf, 2004, p. 137. Dans le sillage des travaux décisifs de Jean-Marc Ferry, qui explique «qu’une identité est d’autant plus forte qu’elle est capable de révisions déchirantes», Justine Lacroix montre que le « patriotisme constitutionnel » consubstantiel à l’idéal de la construction européenne ne supprime pas le « patriotisme historique », mais l’articule dans un « rapport autocritique à sa propre histoire ».

[8] Dans un récent entretien au MondeÉric Zemmour provoque le malaise chez les Français juifs »), Laurent Joly résume excellemment les enjeux : « D’une part, [Zemmour] considère que la droite et l’extrême droite se divisent sur Vichy, Pétain et de Gaulle, donc il tente de réécrire cette histoire, analyse le chercheur. D’autre part, il souhaite lever le tabou de Vichy afin de rendre acceptable un projet de détricotage de l’État de droit et d’exclusion des minorités. Son objectif de renvoyer 2 millions d’étrangers en cinq ans, formulé mi-septembre, pourrait ainsi conduire à se doter d’instruments sans précédent depuis Vichy et à rompre avec le droit tel que nous le connaissons, complète l’historien. »

5 NOV. 2021- BLOG : LE BLOG de JEAN-YVES PRANCHÈRE

 

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 12:12
Zemmour : le désamour - Confusion des valeurs gauche/droite, suite

Zemmour : le désamour - Confusion des valeurs gauche/droite, suite

 

Zemmour, c'est la chute dans les sondages, avant le grand dégonflage...Désamour : les électeurs de droite extrême reviennent au bercail, dans le giron de Marine...

Ce qui fait le bonheur de Macron : Le Pen est la plus aisée à vaincre...Quant à la Pécresse, aux idées proches du marcronisme, elle va se voir offert le poste de première ministre par le président: de quoi adoucir ses ardeurs...

* Zemmour, l'historien, le journalisme, voire l'écrivain, avait été consacré dans ces rôles par les plus belles plumes de la gauche.

La plupart des intellos de G. ont débattu avec lui sur CNews : les clercs, toujours prêts à trahir (relire Julien Benda, 1927, alertant sur le glissement réactionnaire est nationaliste des intellectuels d'avant-guerre) flirtent avec l'extrême-droite : c'est la confusion, le renversement des valeurs. L'électorat est déboussolé et s'abstient, d'où les maigres sondages pour les 9 candidats de G. ou d'extrême.-G...

Marcel Gauchet, pilier de Gallimard (revue le Débat défunte) publia dans Marianne un article "Du bon usage d'Eric Zemmour": "Il remet les Français dans le cours de leur histoire; il parle de ce dont il faut parler et dont les autres ne parlent pas."

D'accord, Z. est un symptôme, de nos manques, erreurs, fautes...comme le RN, mais tout de même, pas la peine de louer le raciste, le pétainiste... Comme ses petits copains, Calmbadélis ou Mélenchon, celui-ci voulant un débat pour en profiter... Comme Onfray qui fait le spectacle avec Z. a palais des Congrès de Paris...etrc...(voir le dossier du monde, du 2 décembre 2021).

Allez, je reprends le Corcuff ou "comment l'extrême-droite gagne la bataille ds idées"...(Textuel, 2020, 700 pages, 21 euros)

JPB

 

 

De Renan à Zemmour : les imposteurs de la République

  •  

Face à la percée d'Éric Zemmour dans les turbulences médiatiques des prémices de campagne présidentielle, comment expliquer le succès d’un idéologue faussement cultivé, qui entend réactiver la pensée de Charles Maurras, et qui ne recule devant aucun mensonge pour réhabiliter Pétain ? Soulignons ici une dimension idéologique sous-estimée, qui tient à la large adhésion dont bénéficie une conception de la nation associée au nom d’Ernest Renan.

La percée de l’ex-journaliste Éric Zemmour dans les turbulences médiatiques des prémices de campagne présidentielle a pris de court nombre d’observateurs de la vie politique française. Comment expliquer le succès d’un idéologue faussement cultivé [1], qui entend réactiver la pensée et la politique de Charles Maurras, et qui ne recule devant aucun mensonge pour réhabiliter Pétain, dont le nom est pourtant le symbole de l’avilissement de la France et de la soumission à l’occupant nazi [2] ?

Si l’analyse doit évidemment être multifactorielle [3], on voudrait cependant souligner ici une dimension idéologique sous-estimée, qui tient à la large adhésion dont bénéficie, depuis plusieurs décennies, une conception de la nation associée au nom d’Ernest Renan.

Une défaite de la lecture

Cette adhésion a eu divers relais, qui ont été étudiés [4]. Un de ses moments essentiels fut La Défaite de la pensée d’Alain Finkielkraut, paru en 1987, qui présentait Renan comme le modèle d’un républicanisme aux accents universalistes.

Dans ce livre, Alain Finkielkraut menait une polémique, largement justifiée à l’époque, contre la notion même d’«identité culturelle», qu’il liait à celle d’un «enracinement de l’esprit». Soulignant que «l’identité culturelle» avait pour ennemis «l’individualisme et le cosmopolitisme», il dénonçait en elle «la peur du mélange» et la perte de «l’idée d’un monde commun à tous les hommes». Il récusait à la fois le «relativisme», qui nie l’universel, et «l’assimilationnisme», qui veut séparer les nouveaux arrivants de leur religion ou de leur «communauté ethnique» : «En aucun cas», écrivait-il, «la dissolution de toute conscience collective» ne devait être «le prix à payer pour l’intégration».

Sa position n’allait pas sans quelques injustices : il dressait une opposition imaginaire entre Goethe et Herder, dont les trajectoires furent parallèles. Il imputait hâtivement à Herder — qui resta jusqu’à la fin de sa vie hostile à l’État-nation et partisan d’un dialogue des cultures et d’une mise en partage des œuvres de chacune d’elles par une politique de traduction généralisée — la première formulation de l’idéal d’une identité close et d’un nationalisme qui naturalise les différences culturelles et fonde ainsi un racisme non biologique.

Cet Herder travesti a eu depuis sa revanche, puisqu’Alain Finkielkraut semble s’être désormais rangé du côté de la défense «herderienne» de l’identité culturelle qu’il dénonçait avec vigueur dans La Défaite de la pensée. Cette grinçante ironie de l’histoire a peut-être sa source dans la revendication de l’héritage de Renan par lequel Alain Finkielkraut pensait défendre l’universalisme.

Cette revendication ne reposait pas sur rien. C’est bien par un universalisme que Renan semble d’abord se signaler dans les lettres qu’il écrit en 1870 et 1871 à David Strauss pour protester contre l’annexion de l’Alsace et de la Moselle par l’Allemagne. Strauss (dont l’œuvre avait grandement inspiré Renan pour sa Vie de Jésus) soutenait que l’Allemagne avait le droit d’annexer l’Alsace et la Moselle parce que celles-ci étaient des régions habitées par des populations qui, ethniquement, historiquement et culturellement, étaient germaniques. Dans ses lettres à Strauss, d’abord publiées dans le Journal des Débats puis reprises en 1871 dans le volume intitulé La Réforme intellectuelle et morale, Renan objecte qu’une telle définition de la nationalité finira par conduire à des «guerres d’extermination». Les accents de Renan ont quelque chose de prémonitoire :

«Notre politique, c’est la politique des nations ; la vôtre, c’est la politique des races. Nous croyons que la nôtre vaut mieux. La division trop accusée de l’humanité en races, outre qu’elle repose sur une erreur scientifique, très peu de pays possédant une race vraiment pure, ne peut mener qu’à des guerres d’extermination, à des guerres “zoologiques”, permettez-moi de le dire, analogues à celles que les diverses espèces de rongeurs ou de carnassiers se livrent pour la vie. Ce serait la fin de ce mélange fécond, composé d’éléments nombreux et tous nécessaires, qui s’appelle l’humanité. Vous avez levé dans le monde le drapeau de la politique ethnographique et archéologique en place de la politique libérale ; cette politique vous sera fatale.»

Le «libéralisme» de Renan s’exprimait dans le vœu d’une «fédération européenne» — vœu répété en 1882 dans la célèbre conférence Qu’est-ce qu’une nation ? : «Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera.» Ce vœu restait cependant lointain, puisque la conférence de 1882 ajoutait aussitôt : «Mais telle n’est pas la loi du siècle où nous vivons. À l’heure présente, l’existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté.»

Alain Finkielkraut interprétait trop vite les lettres à Strauss comme une franche rupture de Renan avec le «mythe aryen» dont il avait été l’un des grands représentants dans les années 1850 et 1860, lorsqu’il ne cessait d’affirmer la radicale infériorité morale et culturelle des «races sémitiques» par rapport à la «race indo-européenne», seule «race philosophique», seule capable des hautes productions intellectuelles, morales et artistiques dont, à en croire Renan, les «Sémites» étaient incapables. La leçon inaugurale de Renan au Collège de France, en 1862, se concluait par un double appel à «la destruction de la chose sémitique par excellence» — l’islam (dont Renan réclamait qu’il fût rayé de la carte du monde par les moyens militaires) — et à la rupture avec les origines juives du christianisme, dont Renan souhaitait qu’il devînt une religion dont l’esprit fût purement aryen :

«L’islam est la plus complète négation de l’Europe ; l’islam est le fanatisme, comme l’Espagne du temps de Philippe II et l’Italie du temps de Pie V l’ont à peine connu ; l’islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile ; c’est l’épouvantable simplicité de l’esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à toute recherche rationnelle, pour le mettre en face d’une éternelle tautologie : Dieu est Dieu.
L’avenir, Messieurs, est donc à l’Europe et à l’Europe seule. L’Europe conquerra le monde et y répandra sa religion, qui est le droit, la liberté, le respect des hommes, cette croyance qu’il y a quelque chose de divin au sein de l’humanité. Dans tous les ordres, le progrès pour les peuples indo-européens consistera à s’éloigner de plus en plus de l’esprit sémitique. Notre religion deviendra de moins en moins juive.»

Un universalisme ethnique

Certes, les lettres à Strauss condamnaient la «politique des races» et la conférenceQu’est-ce qu’une nation ? répète que «l’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion» : la «chose sémitique» dont Renan souhaitait la destruction était d’abord un esprit. C’est pourquoi la conférence Qu’est-ce qu’une nation ? vibre de ces lignes aux accents universalistes :

«N’abandonnons pas ce principe fondamental, que l’homme est un être raisonnable et moral, avant d’être parqué dans telle ou telle langue, avant d’être un membre de telle ou telle race, un adhérent de telle ou telle culture. Avant la culture française, la culture allemande, la culture italienne, il y a la culture humaine.»

Mais cet «universalisme» n’en restait pas moins la propriété des «races indo-européennes», plus «humaines» que les autres. Ce que Renan nommait «le droit, la liberté, le respect des hommes» ne cessait pas de se définir par opposition à l’infériorité de la «chose sémitique» que Renan identifiait au judaïsme et à l’islam. Le racisme était si peu abandonné que, dans le volume même qui contient les lettres à Strauss, l’essai qui donne son titre à l’ouvrage, La Réforme intellectuelle et morale de la France, contenait un éloge de la conquête coloniale en vertu des nécessités de la race — éloge dans lequel il est difficile de ne pas percevoir une première version des idées qui, au XXe siècle, justifieront la conquête de l’Europe par l’Allemagne au motif de la supériorité de la «race des seigneurs» :

«La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre. Une nation qui ne colonise pas est irrévocablement vouée au socialisme, à la guerre du riche et du pauvre. La conquête d’un pays de race inférieure par une race supérieure, qui s’y établit pour le gouverner, n’a rien de choquant. L’Angleterre pratique ce genre de colonisation dans l’Inde, au grand avantage de l’Inde, de l’humanité en général, et à son propre avantage. La conquête germanique du Ve et du VIe siècle est devenue en Europe la base de toute conservation et de toute légitimité. Autant les conquêtes entre races égales doivent être blâmées, autant la régénération des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l’ordre providentiel de l’humanité. L’homme du peuple est presque toujours chez nous un noble déclassé, sa lourde main est bien mieux faite pour manier l’épée que l’outil servile. Plutôt que de travailler, il choisit de se battre, c’est-à-dire qu’il revient à son premier état. Regere imperio populos, voilà notre vocation. Versez cette dévorante activité sur des pays qui, comme la Chine, appellent la conquête étrangère. Des aventuriers qui troublent la société européenne faites un ver sacrum, un essaim comme ceux des Francs, des Lombards, des Normands ; chacun sera dans son rôle. La nature a fait une race d’ouvriers, c’est la race chinoise, d’une dextérité de main merveilleuse sans presque aucun sentiment d’honneur ; gouvernez-la avec justice, en prélevant d’elle pour le bienfait d’un tel gouvernement un ample douaire au profit de la race conquérante, elle sera satisfaite ; – une race de travailleurs de la terre, c’est le nègre ; soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l’ordre ; – une race de maîtres et de soldats, c’est la race européenne. Réduisez cette noble race à travailler dans l’ergastule comme des nègres et des Chinois, elle se révolte. Tout révolté est chez nous, plus ou moins, un soldat qui a manqué sa vocation, un être fait pour la vie héroïque, et que vous appliquez à une besogne contraire à sa race, mauvais ouvrier, trop bon soldat. Or la vie qui révolte nos travailleurs rendrait heureux un Chinois, un fellah, êtres qui ne sont nullement militaires. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait, et tout ira bien. Les économistes se trompent en considérant le travail comme l’origine de la propriété. L’origine de la propriété, c’est la conquête et la garantie donnée par le conquérant aux fruits du travail autour de lui.»

Le « suicide français » selon Renan : un diagnostic salué par Maurras

à suivre...

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens