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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 08:33
Couverture du dernier livre de Marie VOLTA
Couverture du dernier livre de Marie VOLTA

Couverture du dernier livre de Marie VOLTA

Marie VOLTA 

 

Voici son dernier livre Petits et grands cadeaux arrivés pieds nus *, précédé d'une lettre à Françoise Héritier. 

 

J'avais écrit un compte-rendu de son roman situé dans le Vallespir La nuit du poissonnier (éditions TDO, Pollestres) et beaucoup aimé cette histoire qui démarrait par un style en fanfare ! D'ailleurs, il me semble que la bonne littérature n'est qu'une affaire de style. Travailler l'écriture pour qu'elle ne ressemble pas aux paroles du quotidien et à tous ces livres à succès qui caressent le lecteur dans le sens du poil, alors qu'il s'agit d'innover, de perturber !

C'était en 2012 ..? Déjà ! Il passe, ce temps omniprésent dans le bouquin présent, et Marie est très sensible à ce passage silencieux de la durée : elle comptabilise le temps en nombre de livres qu'elle aurait pu écrire...

 

Sa carte sympathique m'indique qu'elle célèbre "les pépites de l'existence". En effet, il s'agit de profiter du présent, de tous les plaisirs…après l'expérience de la maladie, dont la mémoire est notée par des détails furtifs, en passant, en écrivant, en revenant à l'essentiel, l'épicurienne existence…

 

Se dépenser sans compter et dialoguer : l'incipit de ce petit grand livre entame nos yeux et notre coeur par cette philosophie : "Vivre pour moi, c'est dilapider", quand il vaudrait mieux "aller vers les autres, consacrer du temps au partage"… Elle partage pourtant, depuis des années, avec le public, les amis, grâce à ses disques, à ses tours de chants, accompagnée des talentueux musiciens de "Paris-Bamako", entre autres, et ses hommages à Brassens !

Jouir du présent, obsession, comme cette passion de l'écriture; retenons la belle phrase : "Présent et passé se mêlent dans le même infinitif présent, la navette de la vie passant et repassant sur chacun des âges, sans distinction" (page 12)

 

La longue phrase unique, qui tente de faire la synthèse des plaisirs simples de la vie, livre le rythme ininterrompu du vécu, simplement coupé de façon brèves par la césure des virgules, comme pour exprimer la faiblesses du poumon… On pense à la syntaxe de Proust, à ces phrases interminables traduisant l'asthme du romancier prisonnier de sa chambre de liège… La phrase de Marie Volta veut englober le tout de la vie, veut tout dire, tout ramasser, pour vaincre, elle aussi la mort et le temps, enfin "retrouvé"…

 

Le lecteur, lui, a du mal à respirer, à suivre le serpentement, à lire les énoncés de phrases nominales, structurées simplement par des verbes à l'infinitif, comme pour dire l'infini et, d'ailleurs, le livre ne se clôt pas, il est ouvert : pas de point, pas de fin…à moi de continuer l'oeuvre…où je me retrouve, dans ces voyages, ces rencontres, ces chansons, ces références…

Surtout, je retrouve le pays catalan, célébré tout au long dans de brèves notations : le Canigou, la tramontane, le radar de Céret, le lac de Villeneuve, d'où j'écris ce compte-rendu…l'agneau de bergerie, les feux de la Saint-Jean à Perpignan…

En fait, ce livre, c'est une autobiographie d'un style nouveau, insolite, dans laquelle chaque lecteur a pu vivre une séquence, ou aurait pu la vivre. C'est un livre qui nous donne envie d'écrire. De vivre, surtout, et n'est-ce pas là le rôle majeur de la littérature..?

 

 

* La petite Marguerite éditeur, deuxième édition, 14 euros -

www.marievolta.com

 

 

*** Marie Volta

 

Écrivain, compositrice, interprète

Née en pays catalan, à quelques kilomètres de la frontière espagnole, Marie Volta vit depuis 1993 à Paris, après Céret, Perpignan, Toulouse et Saint-Marsal.
Interprète, elle enregistre notamment deux disques en solo (1997 : Le Jongleur, compositions - 2004 : Chanson de toile, compositions) et quatre collectifs, et propose dans des cabarets, associations, petites et moyennes salles, son répertoire personnel et de nombreux auteurs du patrimoine.
Auteur d’une dizaine d’ouvrages non publiés, elle sera éditée par l’Association des Amis de Louis Amade (1997 : Le Jongleur, poèmes – premier prix du concours de poésie), par Hélices Poésie (2010 : J’ai avalé un arbre, poèmes) et par TDO Éditions en 2012, pour son premier roman : La nuit du poissonnier.

De 2006 à 2012, elle organise en octobre, à la mairie du 9ème arrondissement, le festival Intégrale Brassens qui reprend en neuf soirs consécutifs l’intégralité du répertoire du poète sétois, interprété par de nombreux artistes de tous horizons. Passionnée de voyages, elle est aussi photographe amateur et participe régulièrement à des expositions avec sa série Instants d’arbres.

En prose comme en poésie, son écriture est sensitive, imagée, et les thèmes se fondent sur l’observation et l’amour de la nature, de la vie, des mystères du cœur humain, des frontières (toutes les frontières). Ses musiques, de facture relativement classique, privilégient une ligne mélodique simple et harmonieuse, et des rythmes légers mais réguliers.

 

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 07:32
Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan -
Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan -

Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan -

Chers citoyens,

chers amis de la France libre,

chers Kamarades de la Nostalgérie,

 

Vous le savez : il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas. J'ai donc changé de veste, en ce premier jour d'avril. Pas changé de costume, car c'est d'un banal...

Oui, pour la culture à Perpignangnan, j'ai choisi de revenir sur une décision navrante, soufflée par mon directeur de cabinet, qui me crispe de plus en plus avec son copain Sébastien, en vedette américaine de notre grand festival musical estival !

Ecoutez bien : je rouvre les portes de l'Ecole des Beaux-Arts, devenue municipale et magnifiant le bel arc culturel qui mène du Conservatoire au Big Rigaud * jusqu'à la médiathèque et à la faculté de droit revenue à la source !

 

On peut se tromper... J'avais pris parti pour Sarkozy, mais ce petit homme nerveux traîne tant de casseroles...

Alors, j'ai opté pour F. Fillon, mais on a découvert en cet homme "un misérable petit tas de secrets", comme l'écrivait André Malraux !

 

Donc, en douce j'ai sélectionné Macron : secret de l'isoloir, je n'ai pas voulu jouer à l'opportuniste avec tous ces ralliements nationaux et locaux, J.P.Alduy, L'Olivier, le pseudo-socialo Cresta, etc...

 

Et il avait raison, le Brice, ça coulait de source... mais je pouvais pas l'avouer, il me volait la vedette, ce nice de Brice, mais commencent à me démanger ces adeptes du mariage pour tous qui hantent la mairie !

 

Donc je vote Macron, je prépare l'avenir et je vous souhaite des lendemains qui chantent…

 

JMPujol

 

*Hier j'ai annoncé au musée qu'une enveloppe de 600 000 euros allait être consacrée à la communication pour faire connaître le Grand musée du Grand homme de Louis le Grand. 

Hélas, un seul billet du "blogabonnel" suffit pour détruire ces efforts…Croisons les doigts et nommons ce JPB à la tête du Centre W.Benjamin (que veut détruire mon adjoint à la Culture et à la méditation ! Quelle idée, mauvaise, qu'elle est !)

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 08:09
Les voleurs et les Sauveurs : J.Deloncle avec Madeleine Jonqueres - Elisabeth Eidenbenz - La maternité d'Elne : Castell d'en Bardou
Les voleurs et les Sauveurs : J.Deloncle avec Madeleine Jonqueres - Elisabeth Eidenbenz - La maternité d'Elne : Castell d'en Bardou
Les voleurs et les Sauveurs : J.Deloncle avec Madeleine Jonqueres - Elisabeth Eidenbenz - La maternité d'Elne : Castell d'en Bardou

Les voleurs et les Sauveurs : J.Deloncle avec Madeleine Jonqueres - Elisabeth Eidenbenz - La maternité d'Elne : Castell d'en Bardou

 

Culture et Patrimoine à Perpignan :

le pire et le meilleur (?) 2

L'affaire Jacques DELONCLE 

Après la destruction de la célèbre pharmacie Joseph Deloncle à Saint-Jacques, il s'agit d'oublier les vols et la gestion calamiteuse de la Casa PAIRAL (sous la houlette de Jacques Deloncle, le fils), dont le patrimoine, les objets ont été dilapidés, vendus, disséminés dans plusieurs locaux qui, depuis, ont pris l'eau...

Depuis des décennies, les responsables politiques (famille Alduy...) et les responsables du Patrimoine ont fermé les yeux sur cette gestion des oeuvres appartenant à l'histoire de la Catalogne !

En ce mois d'avril 2017 qui s'ouvre, le programme de la Sant-Jordi déroule la liste traditionnelle et immuable des événements "culturels" : nouvel hommage à Pere Verdaguer (suite à son décès, c'est vrai, mais il existe d'autres auteurs catalans), prise de conscience qu'il fallait apprendre l'histoire catalane (édito du maire)...et installation de boîtes à livres, libres dans les rues, ce que je suggérais depuis la campagne municipale de 2014...

L'administration est donc bien lente et la culture avance à pas menus, quand elle ne régresse pas : la culture patrimoniale détruisant la mémoire d'ici (maisons et objets sacrés, cultuels...on va pourtant bientôt glorifier encore la procession de la Sanch, naguère présidée par ce voleur de la "Maison des ancêtres"…et qui vient d'être condamné, Jacques Deloncle !

 

JPB

 

* La gestion calamiteuse du patrimoine à Perpignan © La CLAU 

 

Mardi 11.12.2012. 22:15h

 

...La mauvaise gestion patrimoniale de Perpignan saute aux yeux depuis la révélation, fin novembre, du vol d'une vierge historique. La mise en cohérence des atouts de la ville constitue un immense chantier imposant des méthodes actualisées, pour un rayonnement rendu possible par des trésors masqués.

 

L'affaire du vol de la statue de la vierge de la Soledat de Perpignan par l'ancien conservateur du Musée des Arts et Traditions Populaires de la Casa Pairal suscite un malaise municipal. Le 29 novembre, Jacques Deloncle, fils de Joseph Deloncle, personnalité incontournable jusqu'à Barcelone, se révélait être l'auteur d'une action choquante qui vaut une enquête administrative. La gestion du fabuleux patrimoine de la ville est durement mise en cause par cette situation qui justifie l'ordre intimé aux fonctionnaires, le 6 décembre, par la Directrice Générale des Services. Muriel Casgha a fermement rappelé la "discrétion professionnelle"et l'"obligation de réserve" nécessaires face à des rumeurs grossissantes. En recommandant le silence des agents municipaux sur une connaissance de "faits, informations ou documents", la DGS induisait l'existence d'informations supplémentaires…

- - -

 

*Patrimoine de Perpignan/Casa PAIRAL/Affaire J. Deloncle :

 

OU EST LE RESPECT DU STATUT 

 

A LA VILLE DE PERPIGNAN ???!!!

 

Monsieur le Maire,

 

Le Syndicat Cgt vous interpelle sur les faits qui ont mis en cause la responsabilité du Conservateur de la Ville et pour lesquels nous estimons que le Statut de la Fonction Publique Territoriale a été bafoué. En effet la procédure prévoit que pour une sanction du 2ème, 3ème et 4ème groupe, le Conseil de discipline doit être saisi.

 

Il semblerait que cela  n’est pas été le cas : POURQUOI ???

 

Par ailleurs, vous n’ignorez pas que les agents placés sous la responsabilité du Conservateur subissent les conséquences de cette « AFFAIRE » (préjudice moral et professionnel avec le déplacement brutal de certains agents et la suspicion  des collègues ainsi que des citoyens perpignanais).

 

La Cgt s’indigne de votre mutisme dans pareilles circonstances et pense qu’il eut été responsable que vous renouveliez publiquement votre confiance à ces agents.

 

- - -

PERPIGNAN/ Exclu! : « Affaire Casa Pairal »… des plaintes avaient déjà été déposées dans le passé pour, notamment, un vol de numéraire (1 500 euros)

Fév 10, 2013 

 

Jacques Deloncle, l’ex-conservateur du musée des arts et traditions populaires Casa Pairalde Perpignan (Castillet), a-t-il bénéficié de certaines protections au niveau politique, au sein de la municipalité de Perpignan ?

La question peut désormais être posée car l’on sait maintenant de source sûre et officielle que dès 2009 plusieurs plaintes avaient été déposées à la suite de disparitions suspectes dans l’inventaire de la Casa Pairal.

Ainsi, apprend-on, grâce à une intervention du député Jacques Cresta (PS) auprès du Tribunal de Grande Instance de Perpignan, en 2009, que le parquet de Perpignan avait déjà enregistré une procédrure « pour vol de numéraire (1 500 euros) au Musée du Castillet (Casa Pairal) »

Cela remonte donc bien avant que l’actuel maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol (UMP), décide de metttre d’office « à la retraite » Jacques Deloncle à la suite de la découverte, début décembre 2012, chez un antiquaire perpignanais implanté à deux pas de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, de statuettes religieuses faisant partie du patrimoine… A cette époque récente, on s’en souvient, une plainte avait été déposée par l’actuelle municipalité.

Bien entendu, il n’a jamais été démontré que le conservateur du Musée Casa Païral de l’époque, Jacques Deloncle, était de près ou de loin responsable ou bénéficiaire de ces disparitions, mais l’on peut s’étonner qu’il soit resté en place dans un tel contexte de dysfonctionnement et que le maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy alors, n’ait pas décidé de metttre un terme à leur collaboration.

Selon nos informations, le Parquet continuerait de débrouissailler le terrain pour exhumer d’anciennes plaintes… © Ouillade

- - -

Pourquoi la hiérarchie a-t-elle laissé faire ? Car, selon divers témoignages recueillis par les enquêteurs, il semblerait que « l’on » savait. Certains employés municipauux, qui avaient constaté des dérives, au musée Rigaud comme à la Casa Pairal, et qui en avaient fait part à leur hiérarchie, auraient subi des pressions « pour se taire »… Quand cette hiérarchie acceptait de les entendre, de les recevoir, ce qui n’était pas systématique malgré l’extrême gravité des faits. D’ailleurs, ceux qui ont insisté pour dénoncer ce type de trafic ont récolté au passage des avertissements, pour les inciter à en rester là ?

Pour étouffer le « zèle » de ces agents communaux, qui ne faisaient pourtant que tirer la sonnette d’alarme sur de graves dysfonctionnements, preuves à l’appui, la hiérarchie, qui devra aujourd’hui s’expliquer en interne comme en externe, n’a pas hésité à les faire passer pour des « employés incontrôlables », etc-etc. Ces derniers parlent aujourd’hui « d’incompétence, de négligence et de complicité » de la part de cette hiérarchie qui « à l’évidence protégeait M. Deloncle au point d’en apparaître comme complice de ses agissements… Comment se fait-il, par exemple, que l’on ait repoussé son départ à la retraite ? Désormais, on a beau jeu de réclamer la démission de M. Deloncle en pleine tempête judiciaire (…). Peut-on décemment parler de devoir de réserve à l’agent qui met au jour le pot aux roses tout en refusant de le recevoir ?  Pourquoi a-t-on repoussé le départ à la retraite de celui dont on savait qu’il était « un incapable notoire » à la tête de sa fonction ? Certains élus de la Ville ne se cachaient pas d’ailleurs pour le dire en public ! A l’évidence, la hiérarchie continue de le couvrir… pour ne pas être éclaboussée à son tour ? (…)« .

PERPIGNAN : Le syndicat UNSA-Territoriaux demande au maire de « refuser la démission du conservateur du musée de la Casa Pairal, mais de le traduire en conseil de discipline »…

5/12/2012 © Ouillade

***La maternité d'ELNE :

 

"La Llum d'Elna" sur TV3, vendredi 31 mars, à 22 h.

 

Pour qui ne reçoit pas TV3, il est possible de visionner le film sur Internet : TV3 - directe -

A noter que le film sera suivi par le documentaire de Tony Espinosa "El llegat de la Maternitat d'Elna"

 

Quand une jeune infirmière bouleverse le cours de l'Histoire... et crée un destin humain extraordinaire et admirable...

 

 

Elizabeth Eidenbenz, jeune institutrice suisse, préoccupée par le sort des populations espagnoles confrontées à la Guerre Civile, engagée dans le cadre du Service Civil International, avec l’organisation « Aide Suisse aux enfants d'Espagne », a permis la mise au monde de  597 enfants de décembre 1939 à Pâques 1944. Des enfants de républicains espagnols, victimes de la Retirada, pour les deux tiers, mais encore des enfants de familles juives et de familles tziganes... Celle qui s'est élevée, au péril de sa vie, face à un destin implacable, celle pour laquelle le refus s'est érigé en devoir, a donné à un monde devenu inhumain une leçon d'humanité et est entrée dans la mémoire collective castillane sous le nom empreint d'amour et de reconnaissance de « Señorita Isabel ».

 Elisabeth Eidenbenz, disparue le 23 mai 2011, a  reçu la Médaille des Justes parmi les nations décernée par l'État d’Israël, la Médaille d’or de l’Ordre Social et de la Solidarité (Gouvernement espagnol) remise par la reine d’Espagne, la Croix de Sant Jordi, attribuée par la Generalitat de Catalunya, la Légion d'Honneur de la part du gouvernement français...


-photo : La Maternité suisse (Castell d'en Bardou)

 

Nicolas Garcia, Conseiller Départemental et cheville-ouvrière - en tant que Maire de la Ville d'Elne - de la Maternité Suisse témoigne :

En revivant des moments comme ceux vécus hier et aujourd'hui qui me rappellent ceux vécus à Madrid, Genève, Zurich, Vienne... du temps où j'étais maire et que nous parcourions l'Europe pour populariser la Maternité, je ne peux m'empêcher de penser à Elisabeth Eidenbenz, à François Charpentier, à Guy Eckstein, à Auguste Bony, à Friedel Boy-Reiter à Celia Garcia Mère et fille... et à toutes celles et ceux disparus ou encore de ce monde qui ont cru au projet d'achat et de réhabilitation."

 

Jean IGLESIS

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:59
Le train jaune : un marqueur de l'identité des Pyrénes-orientales

Le train jaune : un marqueur de l'identité des Pyrénes-orientales

 

Identité catalane : le folklore et le déclin

 

L'hebdo La Semaine du Roussillon vient de publier un dossier intéressant sur l'identité catalane. Il vaudrait mieux parler d'entité ou de personnalité, car le mot "identité", dans le programme de partis extrémistes et populistes, et depuis la création d'un "ministère de l'identité" par Sarkozy, évoque le racisme, le rejet de l'autre, de l'Etranger, du migrant...

Comme le mot "nationalisme", le terme "identité" mène à la guerre, et les groupes, et sectes identitaires qui sont dans l'ombre du Front national et des radicaux, autour de F. Fillon, comme "Sens commun", font peur...

Plusieurs personnalités convoquées par le journal prônent d'ailleurs une identité ouverte, les Catalans, dans leur majorité, ne tombant pas dans le repli identitaire, dans l'enfermement des frontières. 

 

Tous disent que l'identité passe par la langue, mais, hélas, le catalan est très peu parlé par les jeunes, le département est composé de 60% de gens venus d'autres contrées, et les lycéens ou étudiants -environ 3000, qui apprennent la langue chaque année, ont peu de débouchés économiques en Catalogne...

 

Il n'y a guère que Gérard Jacquet pour s'opposer à l'évidence : déclin de la langue et à la pratique "folklorique" de la "culture" catalane, à travers la danse, la musique, la procession de la Sanch, la cargolade. ..

Les Catalanistes, les indépendantistes, les extrémistes sont très minoritaires et les habitants se sentent avant tout Français ou Européens : ils ont adopté, comme le dit Nicolas Berjoan, maître de conférence en histoire contemporaine, les traits appartenant à la culture française; les Catalans d'ici n'ont pas d'Etat-Nation propre, pas de structure économiques fortes...

Le peuple catalan du Roussillon a renoncé depuis longtemps, depuis l'enseignement de Jules Ferry, depuis les instituteurs de la République française, ces hussards interdisant aux enfants l'utilisation de la langue de leurs grands-parents...

 

Il est vrai que les élus et les institutions sont responsables : ils ont laissé "mourir la langue" (Hervé Pi); on n'apprend pas aux gens qui s'installent ici, l'histoire de ce pays: pas de culture catalane, mais des animations superficielles...

 

Le maire de Perpignan et la présidente de Région ont trahi le Pays catalan : J.Miquel Tourron a raison d'écrire : "D’un côté on invente un office de la langue et de l’autre on n’a jamais autant supprimé d’enseignement du catalan..."

L'Etat et le Conseil départemental ne créent plus de postes d'enseignants en catalan; de moins en moins de collèges et de lycées proposent des heures de catalan !

 

Décidément il n'y a que le chanteur G. Jacquet pour trouver qu'on parle beaucoup le catalan dans les P.O….pour estimer qu'il s'agit, en Roussillon, du même catalan qu'à Barcelone et qu'il se trouve deux écrivains catalans à Perpignan (Lluis LLuis et Bezsonoff) alors qu'il en existait bien d'autres, il y a quelques années...

JPB

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 09:18
Céret, Perpignan, Agde, Sète : "destination La Crise" - Jean NOUVEL et le saccage urbain - Poésie : pour ELNE :  Per Elna - Photo : boîte à chaussures - Revenu universel -
Céret, Perpignan, Agde, Sète : "destination La Crise" - Jean NOUVEL et le saccage urbain - Poésie : pour ELNE :  Per Elna - Photo : boîte à chaussures - Revenu universel -
Céret, Perpignan, Agde, Sète : "destination La Crise" - Jean NOUVEL et le saccage urbain - Poésie : pour ELNE :  Per Elna - Photo : boîte à chaussures - Revenu universel -

*SACCAGE du tissu urbain :

Jean NOUVEL, architecte bien connu, et en particulier à Perpignan (L'Archipel), créateur d'architectures insolites et chères, s'apitoie (dans Le Monde du mardi 28 mars) sur le sort des quartiers pauvres, délaissés, devenus des ghettos...

Il nous fait prendre conscience aussi du "saccage des paysages urbains...au mépris de l'Histoire et de l'Homme...du patrimoine... Ces saccages "abîment en profondeur l'image de nos villes et l'âme de notre pays..."

La mairie de Perpignan a-t-elle bien reçu le message..?

 

- - -Destination "la crise" :

Pour la station balnéaire du Cap d'Agde, qui détient le record du chômage, pour Perpignan, Céret, Sète, Sérignan, Pézénas, les villes les plus en crise de l'hexagone, c'est "destination chômage...population sous le taux de pauvreté..."

Le tissu est inexistant dans ces villes du sud et le tourisme ne sauve rien (il atténue toutefois l'ampleur de la catastrophe) car l'enquête de deux pages publiée dans le "supplément élections présidentielles" du Monde d'hier mardi, montre que la courbe du chômage est liée au tourisme...

Au moment où les "responsables" de la CCI de Perpignan nous disent que la création de plages privées va relancer l'économie !

 

Ces villes du littoral roussillonnais et languedocien ne vivotent que grâce à l'agriculture et au tourisme ; pour les villes de l'arrière-pays, comme Céret, la culture et le patrimoine limitent les dégâts...

Pour le travail, c'est la débrouille, le travail au noir, les petits boulots, la précarité et la fragilité des salariés. D'où le raz le bol et le vote pour le FN : Louis ALIOT en tête des élections municipales à Perpignan, Agde, Sète.

La région est déshéritée : la bourgeoisie a investi dans l'immobilier, l'économie de la rente. Les politiques ont investi dans le tourisme, mais les emplois ne sont que saisonniers et non pérennes...

Pourtant la Région est attractive : beaucoup d'estivants, d'étrangers et une population qui augmente de 1,1 % chaque année... souvent des pauvres ou population issues de territoires en déshérence (Nord, Lorraine).

On veut encore attirer du monde, pour plus de tourisme, plus d'envahissement, au lieu de créer des emplois industriels... L'échec de "responsables" économiques et politiques depuis 50 ans, depuis l'aménagement du territoire et l'expansion du "tout-tourisme"...

JPB

 

***Photographie :

 

La "boîte à chaussures" fait son retour prochainement, déballage 

prévu le jeudi 30 mars à 18h30 au Travailleur Catalan

 avenue de Prades à Perpignan . 

 

Cette œuvre multimédia sollicite chez le spectateur la vue, le toucher et l’ouïe. 

Venez assister à la projection d’un diaporama de 100 paires 

de chaussures uniquement féminines photographiées entre Pékin et Shanghai.

Le tout accompagné d’un fond sonore d’ambiances de rue, gare, métro, 

place publique, des sons de la ville et de bruits de pas bien sûr.

 

Une présentation de La boîte à chaussures : http://zanartphoto.free.fr/bac.html

 

Quelques modèles à découvrir en avant première : http://zanartphoto.free.fr/mic.html

 

L'exposition sera visible du 30 mars au 14 avril 2017.

 

Le Travailleur Catalan, 

44 ,  avenue de Prades 

66000 Perpignan

 

Ouvert du lundi au vendredi de 14h à 18h30

le samedi de 13h à 18h 

dimanche de 10h à 18h

 

N'hésitez pas à partager l'information et à convier proches et ami(e)s. 

Je vous attends nombreuses et nombreux!

 

Bien à vous,

 

Rizak.

Photographie

 

Web : http://zanartphoto.free.fr/

Phone : +33 643 656 473

 

zanartphoto | Indusmetrie

zanartphoto.free.fr

Photographie, Tirages d'Art, édition limitée. Industrie et geométrie, un univers photographique urbain et contemporain

 

**librairie Torcatis 

 

* Mercredi 29 mars à 18h30 à l'UPTC - 44 AVENUE DE PRADES à PERPIGNAN

Conférence par Bernard Friot, Sociologue et Économiste, Professeur émérite à l'Université Paris-Ouest, Nanterre - La Défense: "Revenu universel ou salaire à vie"

 

- - -

*POUR ELNE :

Per Elna

 

Sota la llum serena,

De cara a la carena,

La catedral eterna

Refrena joia i pena.

Elna riu i destrena

Records de vida plena.

 

Nena de pell morena,

Canta una cantilena,

Elna.

 

Quan la pluja esmargena

Els camps de terra siena,

Quan el Tec es desfrena,

Carregant fang, arena,

Elna plora i estrena

El dol que l’enllumena.

 

Nena de pell morena,

Canta una cantilena,

Elna.

 

Mentre la guerra crema

La vida com la llenya,

Sola, una dona ensenya

L’esperança suprema.

Elna lluita, materna,

Per nois de tota mena.

 

Nena de pell morena,

Canta una cantilena,

Elna.

 

La nit desencadena

Els secrets de la penya.

La lluna caraplena

Fascina la falena.

Elna dorm, esgramena

El somni que l’embena.

 

Nena de pell morena,

Canta una cantilena,

Elna.

 

Elna el 28 de març de 2017

 

Joan Iglesis

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 09:43
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"
Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"

Perpignan - Musique : Mare Nostrum - Café philo (C) Yves Andrieu/L'Indépendant - Débat "Femmes et culture"

Perpignan - Du mardi 21 mars 2017 au samedi 27 mai 2017

Exposition 

"L'Espagne déchirée 1936-39

Du 17 mars au 17 mai 2017 au Couvent des Minimes

La guerre civile en Espagne 1936-39
Il y a 80 ans, un conflit fratricide

Exposition de photos sur la Guerre d’Espagne, organisée au Couvent des Minimes de Perpignan par le Centre International du Photojournalisme, en partenariat avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes et l’Institut Français de Barcelone.

Il y a 80 ans, l’Espagne était déchirée par une guerre civile cruelle et meurtrière qui a duré près de trois ans (1936-39).

Ce conflit fratricide a fait quelque 500.000 morts et coupé en deux un pays qui demeura ensuite pendant près de 40 ans, jusqu’en 1975, sous le régime dictatorial du général Francisco Franco.


Cette exposition - d’environ une centaine de photos historiques et parfois inédites - vise à présenter un panorama le plus complet possible de cette Guerre d’Espagne, depuis le déclenchement du soulèvement militaire les 17/18 juillet 1936, jusqu’à la victoire finale le 1er avril 1939 des troupes nationalistes, menées par Franco, contre les forces républicaines.

Le Couvent des Minimes, où aura lieu l’exposition sur la Guerre d’Espagne, est un espace remarquable, lieu de rendez-vous incontournable chaque année du festival Visa pour l’Image.


Parallèlement, le Mémorial du Camp de Rivesaltes présentera une série de photos sur la Retirada et le sort de exilés républicains espagnols après la guerre, en France et à l’étranger.

Entrée libre
Réservation indispensable au 04 68 08 39 70

Renseignements: info@memorialcamprivesaltes.fr

***CULTURE :

 

Dégel des crédits pour la culture. Le 21 mars, la ministre de la Culture a annoncé que le Premier ministre donnait son accord pour un « dégel anticipé d’une partie des crédits du ministère. 65M€ vont ainsi être rendus disponibles dans les prochaines semaines, en particulier auprès des DRAC. Cette levée de la réserve de précaution concerne les crédits consacrés à la création, à la transmission des savoirs et à la démocratisation culturelle mais aussi, au patrimoine (sur des opérations spécifiques. ») (communiqué du ministère). Répartition : 37M€ pour la création, 9M€ pour l’EAC, 6M€ pour l’insertion professionnelle des jeunes créateurs et l’enseignement supérieur dans le domaine de la culture, 8M€ pour le patrimoine et 4M€ pour la participation du ministère au fonds patrimoine en péril. Conclusion du communiqué : « Ce dégel anticipé est un geste fort du Gouvernement, alors que le budget du ministère de la Culture a déjà connu une augmentation de 5,9% en 2017. »

 

Territoires 
Panorama des communes nouvelles. L’AMF publie une étude inédite, intitulée “Panorama des communes nouvelles”. « En deux ans, 517 communes nouvelles ont été créées en s’appuyant sur la libre volonté de 1 760 maires et de leurs équipes actant ainsi une véritable révolution territoriale. Dans la continuité de l’année 2016 – qui avait connu la création de 317 communes nouvelles regroupant 1 090 communes –, 200 communes nouvelles (670 communes) ont été créées au 1er janvier 2017. Jamais la France n’a connu un mouvement de fusion des communes aussi rapide : en un peu plus de deux ans seulement, les regroupements de communes sont plus importants qu’entre 1971 et 2010. Face à cette dynamique et dans une période de très grande recomposition des territoires, l’AMF, à l’origine du dispositif des communes nouvelles, publie en partenariat avec Territoires Conseils (Caisse des Dépôts), le premier Panorama des communes nouvelles. »Lire l’étude.

 

Nouvelle Aquitaine 
Un Contrat de filière Musiques actuelles et de variétés vient d’être signé par la région, l’Etat, le CNV et le Réseau indépendant de la musique en Nouvelle-Aquitaine (RIM). Cette convention, dotée de 240 000€ (110 000€ pour la région, 110 000€ pour le CNV et 20 000€ pour l’Etat), a notamment pour objectifs d’instituer un dialogue pérenne avec la filière musicale et la diversité de ses partenaires publics et privés, de créer le Fonds créatif Nouvelle-Aquitaine pour expérimenter des politiques publiques communes et accompagner les acteurs de la musique sur le territoire. A noter que la Région s’est précédemment dotée d’un contrat de filière pour le livre et pour le cinéma (source :Irma).

 

Hauts de France 
Parcours d’artistes 2. Le Patch, pôle des musiques actuelles en Picardie, et le réseau Raoul en Nord-Pas-de-Calais publient le deuxième volet d’une enquête sur la situation des artistes du secteur des musiques actuelles de la région. Avec cet enseignement que, malgré une réelle implication dans la diffusion, professionnels et amateurs confondus, le statut de musicien des musiques actuelles reste précaire : plus de 50% des musiciens professionnels ont gagné moins de 14 999€ nets en 2015, seuls 14% ont touché plus de 25 000€ nets et 3% plus de 40 000€ nets, et ce malgré une diversification des activités. Les ressources des musiciens se répartissent en effet entre l’enseignement (30%) et la diffusion (29%), mais aussi l’enregistrement (18%) et l’action culturelle (16%) et enfin, dans une bien plus faible mesure, les droits d’auteurs (7%). Lire l’étude.

Ile-de-France 
Saison culturelle : “le monde de la culture s’engage”. Le 20 mars, à l’occasion du lancement du dispositif la Saison culturelle 2017 dont l’objectif est la mise en valeur de l’offre culturelle parisienne et francilienne, le ministère de la Culture met en ligne des entretiens avec les dirigeants des grands établissements culturels, le musée du Louvre, les musées d’Orsay et de l’Orangerie, la Philharmonie de Paris et le château de Versailles. Laurent Bayle, directeur de la Cité de la musique-Philharmonie de Paris : « Nous participons au développement du Grand Paris et à la mission de cohésion sociale à travers notre projet ouvert sur toutes les musiques, savantes mais également populaires, occidentales ou issues d’autres cultures. Nous développons notamment une offre éducative et numérique à destination de tous les publics – enfants, adultes, familles, personnes en situation de handicap… – qui ancre notre projet dans les mutations sociétales du XXIe siècle » (sur le site du ministère).

 

Free parties

 

Lettre ouverte des collectifs free parties et associations techno aux pouvoirs publics et aux candidats à l’élection présidentielle. Ces collectifs, qui revendiquent 4 000 free parties chaque année et un public de plus de 200 000 personnes, disent leur déception vis-à-vis du politique : « On nous avait promis des terrains pour faire nos fêtes, du soutien pour nos projets mais rien ne vient. Colère contre les violences policières […]. Colère encore contre des élus locaux qui, au lieu de proposer des solutions, font tout pour interdire nos fêtes… Et les repousser sur la commune d’à côté. Nous vous informons juste que nous sommes là, que nous nous engageons depuis 25 ans pour faire vivre cette culture et que lorsque vous serez élu, qui que vous soyez, il faudra compter avec nous. Si vous souhaitez agir en élu responsable, si vous voulez rétablir le dialogue et faire une place à notre culture, nous sommes prêts. Si vous ne le faites pas, nous ne pourrons que déplorer le fossé grandissant entre les élus et la réalité des pratiques de Français » (lire la lettre ouverte).

 

Intermittence
Négociation intersyndicales. Les dernières négociations des confédérations de l’Unedic, au printemps 2016, n’avaient pas permis de trouver un accord sur le régime d’assurance-chômage des intermittents (l’Etat a reconduit la convention précédente en prenant en compte les demandes des intermittents du spectacle). La reprise des négociations a eu lieu le 7 mars. Selon Denis Gravouil, secrétaire de la CGT-Spectacle, les organisations patronales ne devraient pas remettre en cause le régime des intermittents mais « elles continuent de réclamer à l’Etat une mise à contribution allant de 100 à 120M€ ». Une exigence qui lierait la pérennité du régime à la décision politique (source : la Lettre du Spectacle 17/03).

Handicap
Adaptation des œuvres pour les personnes handicapées. Les inspecteurs généraux des affaires sociales, des affaires culturelles et de l’administration de l’éducation nationale ont rédigé un rapport en décembre 2016 intitulé “Les structures ayant une activité d’adaptation des œuvres au bénéfice des personnes en situation de handicap – réalités observées et perspectives”. Parmi les constats, la répartition géographique inégale des structures intervenant pour l’adaptation des œuvres sur le territoire métropolitain (prédominance de l’Ile-de-France) ainsi que la faiblesse du nombre des acteurs publics et des investissements dans la mise en œuvre de l’exception handicap : universités et leur service commun de documentation, bibliothèques et médiathèques publiques. Lire le rapport.

Loi LCAP
Parution du décret relatif au médiateur de la musique. L’article 14 de la loi LCAP institue un “médiateur de la musique” en charge d’un rôle de conciliation « pour tout litige relatif à l’interprétation ou à l’exécution », des litiges qui se multiplient à propos de l’exploitation numérique. Sont concernés les accords et les engagements contractuels entre les artistes-interprètes dont l’interprétation est fixée dans un phonogramme, les producteurs de phonogrammes et les éditeurs de services de communication au public. Le décret a été publié le 16 mars.

Musées
* Mission Musées du XXIe siècle : 15 mesures pour le musée de demain. Lors de la présentation des conclusions du rapport de la mission Musées du XXIe siècle (lancée en mai 2016), le 2 mars à Lyon, la ministre de la Culture en a appelé à un musée « ouvert aux jeunes générations, un musée qui s’adresse à toute la diversité des publics, un musée plus collaboratif et plus accueillant, un musée en prise avec la société du XXIe siècle » (communiqué). Parmi les mesures : encourager les musées de France à signer la charte “MOM’Art” en direction des enfants et des familles ; proposer de constituer des groupes de jeunes “ambassadeurs du musée”, créer un manifeste pour un musée humaniste, lancer fin mars un rendez-vous annuel “Osez le musée” avec les acteurs de la sphère sociale pour toucher les publics éloignés de la culture, soutenir les initiatives originales pour faire sortir les musées “hors-les-murs”, décloisonner les pratiques en invitant d’autres champs culturels dans les musées, encourager et soutenir les initiatives d’expositions participatives avec des habitants et lancer une mission pour un renouveau du rôle des grands départements dans l’animation du réseau des musées de France.


* Le rapport de la mission Musées du XXIe siècle. Extraits de l’introduction : « Le basculement définitif des musées français dans le XXIe siècle s’est réalisé en 2015 comme une réaction viscérale aux attentats, comme la résurgence d’un programme fondateur qui condense souveraineté nationale sur les œuvres de la culture et lutte contre le vandalisme des barbares. […] Les responsabilités qui incombent au monde des musées excèdent ainsi largement le champ de la mission traditionnelle de conservation et de recherche. Aujourd’hui, le musée est un passeur de mémoire, un producteur d’émotion esthétique et un médiateur interculturel. Et demain, davantage encore, sa vocation plurielle sera déterminante pour contribuer au dialogue entre les cultures, à l’éducation citoyenne et au vivre ensemble. Avec les droits culturels, la compréhension des identités individuelles et collectives, de leur multipolarité et de leur pluri-socialisation, deviendra l’oméga de son quotidien. » Lire le rapport de la mission Musées du XXIe siècle.

Patrimoine mondial
* Alliance internationale pour le patrimoine menacé. Le 20 mars, La France, l’Unesco et Abou Dhabi ont scellé une alliance internationale pour la protection du patrimoine culturel menacé par le terrorisme et la guerre. L’objectif est d’une part de réunir un fonds de 100M$, notamment pour lutter contre le trafic illicite de biens culturels et pour engager des opérations de restauration, ainsi que pour créer un “réseau international de refuges” : des musées nationaux ou de pays tiers pour mettre à l’abri des œuvres menacées. Cette alliance concrétise un engagement pris par le président de la République en mars 2015. Paris souligne que si Daech perd du terrain, « à mesure que l’ombre du drapeau noir se replie, apparaît de plus en plus évidente l’ampleur des destructions. Nous avons face à nous un champ gigantesque de restaurations et de reconstructions qui participera aussi à la redynamisation économique de ces pays » (source : RFI).


* Unesco. Le 13 mars, Irina Bokovala, directrice générale de l’Unesco, participait à la conférence internationale “Art for Tomorrow”, organisée par le New York Times à Doha. Une occasion d’appeler à une meilleure protection du patrimoine culturel en danger : « Les extrémistes connaissent parfaitement le pouvoir du patrimoine à souder les communautés, et c’est précisément pour cette raison qu’ils cherchent à le détruire. C’est une préoccupation qui dépasse largement le cercle des professionnels du patrimoine – c’est un impératif de paix et de sécurité », a-t-elle rappelé. Elle a aussi souligné le rôle clé des musées et des institutions culturelles pour le dialogue interculturel : « Les musées ne sont pas seulement des lieux où préserver notre patrimoine commun – ce sont des espaces pour préparer l’avenir, favoriser l’éducation à la citoyenneté mondiale » (site de l’Unesco).

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 10:38
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -
Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -

Caroline CAVALIER - Musiques de Catalogne du Nord - Yves OLRY - Filière CHAM à ARRELS - Michel PAGNOUX -

***Musique :

25 rue de la Neige Ille-sur-tet

www.lafabrica.com 04 68 84 08 09

Quand la chanson catalane s'invite à  la Fabrica

SAMEDI 25 MARS à  20h

 

  ça va guincher, ça va swinguer, com se diu en catala ? hopopop !

 

Le samedi 25 mars 2017, à  partir de 20 heures, le Col•lectiu donnera un concert exceptionnel à La Fabrica, à  Illa de Tet (Ille-sur-Têt).

Le Col•lectiu présentera neuf formations musicales, trente musiciens, parmi les plus impliqués dans ce magnifique projet destiné à  booster la création artistique en catalan en Catalogne Nord : 

Gerard Jacquet (folk-rock) 

Llamp te Frigui (electro-rock) Philippe+Sala 

Ghetto Studio (reggae fusion) Julio+Ludovic... 

Delf (cantautora) Delphine... 

Buenasuerte (rumba catalana) Alex+Fernando... 

AJT (punk-rock) Julien+Theo... 

Pasca Line (pop) 

Joan Ortiz (cantautor) 

Rumba Coumo (rumba catalana) 

Muriel Falzon Trio (jazz) 

 

L'entrée est à  7€

 et soutiendra la production des artistes, le bar, lui, soutiendra le théâtre de la Fabrica, dont les bénévoles assureront Ãégalement une petite restauration (tapas) le soir du concert.

 

A VOS AGENDAS :  UN CONCERT DE PRINTEMPS A NE PAS MANQUER!

 

- - -

*** THÉÂTRE DE LA RENCONTRE :

 

Hispanica en concert le vendredi 24 mars à 20h30

Duo guitares-chant avec Juan Francisco Ortiz et José de Los Rios. Un musicien « classique » rencontre un musicien « de rue »… Ils se lient d’amitié et partagent leurs musiques respectives en un moment musical, à la fois unique, fantastique et généreux ! La guitare de J.Francisco Ortiz évoque les racines classiques du répertoire que José de Los Rios …

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 10:34
André BONET, président du CML - Auteur, avec Michel BOLASSELL des "Insurgés de la pauvreté"
André BONET, président du CML - Auteur, avec Michel BOLASSELL des "Insurgés de la pauvreté"

André BONET, président du CML - Auteur, avec Michel BOLASSELL des "Insurgés de la pauvreté"

 

Perpignan : Culture de proximité

 

Mon article d'hier sur "Culture du dimanche" a obtenu un certain écho, si je me fie aux statistiques d'Overblog...

La culture intéresse donc et le projet de "Perpignan destination" qui ne doit pas se limiter à la quantité de touristes, ni à la mise en oeuvre d'une animation tous azimuts fondée sur le folklore, même si la fête et le spectacle vivant sont importants : "Perpignan est une ville où il se passe tous les jours quelque chose et on est en train d'y arriver.", comme l'affirme P.-Olivier Barbé, dynamique directeur de l'Office de Tourisme.

 

Je terminais mon article sur le "pass culture" en direction des jeunes (mais cela peut se faire pour des catégories sociales en difficultés et en éloignement de la culture): en effet, la culture des jeunes passe par la médiation et les bibliothèques, l'éducation artistique, culturelle à l'école et en dehors des temps scolaires; créons ce "passe-partout culturel" comme on l'a déjà fait dans le cinéma avec la carte UGC illimitée…

 

A Perpignan, depuis trois, c'est le pire et le meilleur. 

 

Le pire : ne revenons pas sur la mort de l'école des Beaux-Arts, la fin du Centre Walter Benjamin (créé par Jordi Vidal et Maurice Halimi), la baisse des subventions pour les animateurs de quartiers (les Francas particulièrement visés), les destructions patrimoniales, la célébration sans panache (pas de débats, d'échanges littéraires…) de la fête du livre (Sant-Jordi)…

Le pire : est-il encore à venir..?

 

Nous préférons nous tourner vers le meilleur : la programmation de qualité du théâtre de l'Archipel (ne parlons pas ici de la dette, des erreurs : étroitesse des places, scène non conçue pour la musique, l'opéra…), l'action forte, depuis des décennies, d'André Bonet, avec les multiples événements du CML (Centre méditerranéen de littérature), les spectacles autour du jazz, de la photo, de la musique sacrée et de Jean Vigo, associations culturelles subventionnées par la mairie, moins, cependant que le rugby ou notre célèbre club de basket, connu pour des affaires de corruption…

 

 Le récent "plan culture" pour les quartiers, lancé par l'Etat, la Drac, la préfecture, soutenu par la mairie, avec une rallonge 20 000 euros pour aider la lecture, l'enseignement artistique, les actions dans les quartiers pour les populations éloignées de la culture, est à signaler.

 

De même l'action de la ville pour son choix d'offrir une résidence à quatre compagnies de théâtre en 2017, afin de créer leur spectacle, est louable : pendant un mois le théâtre municipal ouvre ses portes à ces troupes de théâtre de proximité; ce théâtre italien devrait être plus ouvert encore, mais la perspective de cours pour les étudiants en droit assombrit ce projet. Quoi qu'il en soit, la création des compagnies choisie devrait être montrée au théâtre de l'Archipel, dont la vocation de scène nationale doit être complétée par une aide aux créateurs d'ici. (salle du Carré dans un premier temps).

 

Le maire, Jean-Marc Pujol, perdant parfois "la tramontane" (qui fera la chronologie de ses bévues et colères?) a eu cette phrase forte, soulignant l'importance de la culture, afin d'assurer la cohésion et la cohérence d'une ville citoyenne : "La culture doit nous servir de boussole."

 (au théâtre de l'Archipel, voeux aux acteurs de la culture -je n'étais pas invité, pourquoi donc..?- le 21/12017)

Enfin, la rénovation du musée Rigaud devrait s'affirmer comme repère central du dynamisme culturel de Perpignan… à suivre, donc, le 24 juin, rue Mailly/rue de l'Ange…et bien avant ici, sur les ondes nocives de ce blog insoumis…

JPB

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 09:02
Denis SAEZ, discret mais efficace directeur de la culture à Perpignan

Denis SAEZ, discret mais efficace directeur de la culture à Perpignan

 

Perpignan, destination cultuelle..?

Culture le dimanche

 

Avec l'ouverture annoncée de la FNAC tous les dimanches à partir du 25 mars, la culture à Perpignan est un atout majeur pour le concept de "Perpignan, destination touristique". 
Cette ouverture dominicale, utile pour promouvoir la ville comme "destination", leitmotiv de l'actuelle majorité de Jean-Marc Pujol et de Michel Pinell, adjoint en charge de la culture et de la médiation, doit aussi et surtout bénéficier aux habitants. Du moins aux plus pauvres, ancrés dans des situations précaires (solitude, dépourvus de voiture, de possibilités de sortir de la ville lors des jours fériés, handicapés...) : c'st ainsi que la médiathèque et les bibliothèques de quartiers devraient être ouvertes tous les jours de la semaine; en effet, une bibliothèque, désormais, est moins un lieu de lecture, de documentation, d'information, qu'un lieu de vie aux activités diverses et protéiformes : accès à internet, expositions, rencontres, jeux, conférences…

Le citoyen en situation difficile peut rencontrer du monde et oublier le silence d'une cité devenue "ville morte" les dimanches et lundi et lors des longs week-end fériés.

Bien sûr se pose alors le problème de la présence de salariés -et de leur salaire- dans les médiathèques ! Cette décision est du ressort du maire, qui ne doit pas oublier que les bibliothèques constituent le premier lieu culturel du pays …

En outre, avec l'émulation du privé (ouverture de la FNAC, de galeries de peinture…), la mairie devra trancher : ouvrir plus et mieux, fournir du personnel, des conseillers et non de simples gardiens, jouer la politique de l'offre pour que la vie culturelle de la ville soit présente partout et non simplement place de Catalogne.

Il faut en outre savoir que la médiathèque d'une ville française n'est ouverte - en moyenne- que 40 heures par semaine contre 98 jeunes dans certains pays européens, le Danemark, par exemple…

Avant de devenir une "destination", Perpignan doit apporter du contenu. Touristique, certes, et c'est le plus simple, avec les atouts locaux: patrimoine, animation, soleil, proximité de la mer… Le plus dur est d'offrir un fonds culturel de QUALITE ! Cela va exiger une présence active des musées (exposé, conférences, visites des scolaires, participation des artistes, partenariats divers…), du conservatoire de musique : l'Etat envisage le versement de 25 millions d'euros pour "sécuriser les conservatoires de ludique" et aussi "80 millions pour financer la gratuité des musées tous les dimanches"… On parle aussi de plus en plus d"un "pass culturel" pour les jeunes : en Italie, il est doté d'un crédit de 500 euros et donne droit à des livres, de la musique, des spectacles, des entrées aux musées…Le candidat Macron a lancé l'idée du "bonus culture"…A Bobigny la Maison de la culture 93 a créé un "pass illimité comme pour le cinéma…

Qu'n dit la ville de Perpignan..?

JPBonnel

(à suivre)

 

Association W. BENJAMIN :

 

* JEUDI 23 mars, café philo, aux 9 caves, à Banyuls : W.Benjamin et les femmes importantes de sa vie.

(entrée libre)

 

 

- - -

 

***Le Mémorial du Camp de Rivesaltes organise les

 

JOURNÉES D’ÉTUDES DES 23 et 24 MARS 2017

 

« MÉMOIRE ET ENGAGEMENT »

 L’association entre « mémoire » et « engagement » est rare, aussi bien dans le langage scientifique que dans le langage courant si ce n’est, par exemple, quand on parle de « militants de la mémoire » comme Serge Klarsfeld en France. Le sujet est pourtant majeur si l’on veut bien l’explorer dans toute sa dimension et en croisant les disciplines pour mieux le comprendre. 

Le Mémorial du Camp de Rivesaltes était particulièrement bien placé pour cela compte tenu de l’histoire du camp et de la nature des journées d’études qui sont organisées chaque année avec son conseil scientifique.

 

Nous aborderons le sujet sous trois angles complémentaires et quelquefois croisés :

 

Pour qui travaille sur la mémoire, la question de l’action est cruciale. Les psychologues et neuroscientifiques mettent en avant deux circuits différents dans le cerveau, l’un qui mobilise l’émotion, le pathos, la victimisation, l’autre la réflexion et l’action. Deux zones du cerveau différentes sont ainsi mobilisées mais, au-delà des neuroscientifiques, les sciences humaines et sociales sont aussi confrontées à cette dualité quand elles travaillent avec des témoins ou sur des parcours muséographiques.

 

La mémoire de l’engagement est une autre façon d’aborder le sujet. Qu’il s’agisse de la guerre d’Espagne, de la Résistance ou de la guerre d’Algérie, pour prendre ces grands événements qui ont marqué le camp de Rivesaltes, la mémoire ou plus précisément des mémoires se sont construites et ont façonné des générations jusqu’à aujourd’hui. Il sera intéressant de s’y arrêter, bien sûr, mais aussi de les comparer avec d’autres grands moments de l’histoire du temps présent qui ont façonné ou façonnent encore la mémoire collective.

 

Enfin, puisque nous parlions de « militants de la mémoire », il y a aussi la mémoire comme engagement. Ce questionnement n’est pas d’hier car après chaque événement majeur, des hommes et des femmes, mais aussi des institutions, des Etats, se sont engagés sur le terrain mémoriel. Il suffit de penser à la place de la mémoire dans le débat politique ou au rôle de ceux et celles qui ont considéré qu’il fallait en faire un combat, il suffit de voir le succès d’une formule comme « le devoir-de-mémoire » pour mesurer l’importance de ce chantier.

 

Ce sont ces trois approches qui structureront les journées d’études 2017 du Mémorial du Camp de Rivesaltes. Nous avons la chance de disposer au sein du conseil scientifique de compétences variées et complémentaires qui nous permettent de toutes les aborder de front, mais cela ne nous interdira pas de solliciter d’autres collègues français ou étrangers. 

 

 Denis PESCHANSKI, Président du Conseil Scientifique du Mémorial 

 

 

    PROGRAMME

JEUDI 23 MARS 2017

APRES-MIDI

 

LA MÉMOIRE DE L’ENGAGEMENT 

Présidente de séance : Jacqueline EIDELMAN (Sociologue en Museum Studies, diplômée en sciences de l'Education, chercheur au CNRS, chef de département de la politique des publics à la Direction Générale des Patrimoines du Ministère de la Culture et de la Communication)

 

14H30/ 15H Katy HAZAN  (Agrégée d'histoire, responsable du service « Archives et Histoire » de l'œuvre de Secours aux Enfants) : les œuvres de secours au camp de Rivesaltes

 

15H / 15H30 Alicia ALTED (Professeur au Département d'Histoire Contemporaine, directrice du Centre d'Etudes des Migrations et des Exils à l'Université Nationale d'Enseignement à Distance de Madrid)  : La société civile espagnole contre l’oubli 

 

15H30 / 16H Pause

 

16H / 16H30 Jacques WALTER (Directeur du Centre de Recherche sur les médiations à l'Université de Lorraine spécialisé sur la médiatisation des conflits, la médiation mémorielle et la sociologie des pratiques d'information et de communication) : le rôle des media 

 

16H30 / 17H Isabelle CHAUDIEU (Neuroscientifique et épidémiologiste Chercheur Inserm dans l'unité 1061 de Neuropsychiatrie, spécialisée dans l'étude des troubles post-traumatiques et de la résilience) : Les traces de la mémoire traumatique: De la maladie psychiatrique et/ou somatique à la résilience. Que nous en disent les neurosciences ?

 

17H / 18H Échange : modératrice Geneviève DREYFUS ARMAND (Docteur en Histoire, conservateur général honoraire des bibliothèques, présidente du Centre d'Études et de Recherches sur les Migrations Ibériques)

 

18h30 / 20h Nuit du Mémorial avec Jean Claude GAYSSOT (Maire de Drancy, député de Seine Saint Denis, ministre de l’Équipement, auteur de la loi du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe)

 

 

 

VENDREDI 24 MARS 2017

 

MATIN

 

MÉMOIRE ET ENGAGEMENT 

 

 

Président de séance : Alain CHATRIOT (Agrégé d'histoire, diplômé de l'IEP de Paris, professeur des Universités à Sciences Po, docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales) 

 

9h30/ 10h Jean Claude GAYSSOT: La mémoire au cœur d’une action du Parlement :  fabrication de la loi du 13 juillet 1990

 

10h / 10h30 Michel AGIER (Ethnologue, anthropologue, directeur de recherches à l’Institut de Recherche pour le Développement, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) : La construction de la mémoire dans l'accueil des migrants

 

10h30 / 11h Pause

 

11h / 11h30 Fatima BESNACI LANCOU (Historienne ayant vécu dans le camp de Rivesaltes, éditrice, essayiste, fondatrice de l'association « Harkis et droits de l'Homme »)  : La mémoire des harkis au coeur de l'engagement associatif 

 

11h30 / 12h30 Échange : modératrice Brigitte SION (Docteur en Performance Studies de l'Université de New York, enseignante, écrivain, universitaire spécialiste des pratiques mémorielles, de la mémoire publique et de la mémoire post-génocidaire)

 

 

APRÈS-MIDI

 

LA MÉMOIRE COMME ENGAGEMENT 

Président de séance :  Thierry DUCLERC (Historien, IPR/IA d’Histoire-Géographie au Rectorat de l’Académie de Montpelier) 

 

13h30 / 14h Alain CHATRIOT et Denis PESCHANSKI :  La construction étatique mémorielle comme engagement 

 

14h / 14h30 Johanna BARASZ (Historienne diplômée de l'IEP de Paris, déléguée adjointe, Conseillère Education et Transmission à la Direction Interministérielle de Lutte Contre le Racisme et l'Antisémitisme) : La mémoire au coeur d'une action de l'Etat 

 

14h30 / 15h Pause

 

15H/ 15H30 Anne MUXEL (Sociologue, directrice de recherches en sciences politiques au CEVIPOF, Centre de Recherches Politiques de Sciences Po) : Mémoire et transmission

 

15H30 / 16H30 Échange 

 

16H30 / 16H45 Synthèse des travaux par Denis PESCHANSKI

 

16H45 Conclusion des journées d’études par la Présidente de l’EPCC, Carole DELGA Présidente de la Région Occitanie-Pyrénées Méditerranée (sous réserve), en présence des membres du Conseil d‘Administration du Mémorial

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:23
Perpignan : La ville est à nous ! - Banyuls, café philo : W. Benjamin et les femmes
Perpignan : La ville est à nous ! - Banyuls, café philo : W. Benjamin et les femmes

 

JEUDI 23 mars 2017 :

*23 mars, café philo, aux 9 caves, à Banyuls : W.Benjamin et les femmes importantes de sa vie. A partir de 18 heures.

(entrée libre)

 

Sous l'égide de l'Association W. Benjamin "sans frontoères"

 

***« Perpignan, la ville est à Nous » 


Séance d’ouverture le Jeudi 23 mars, de 17h30 à 20h


au local des Éditions Trabucaire 11, Traverse de Pia – Perpignan

Le collectif « Perpignan, la ville est à Nous » propose à cette occasion de renouer avec les échanges collectifs et le débat public.
Mais l’édition 2017 de « Perpignan la ville est à Nous » ne se limite pas à cette date,
des actions sont prévues le 24 mars et le 31 Mars
et enfin le 8 Avril la journée de clôture.

 

PROGRAMME COMPLET (ENTRÉE LIBRE)

Jeudi 23 Mars, on ouvre sur la question du communautarisme
de 17h30 à 20h00 aux éditions Trabucaire* 11,rue traverse de Pia à Perpignan
Présentation du projet « Perpignan, la ville est à Nous » et des actions 2017 par les membres du collectif et les porteurs des actions.
Conférence: « L’invention » du Communautarisme avec Fabrice DHUME** auteur de l’ouvrage Communautarisme enquête sur une chimère du nationalisme français (éd Démopolis sept 2016). Débat animé par Rachid ID YASSINE***


* contact Trabucaire 04 68 61 02 82 ou 06 11 84 07 53
** Fabrice DHUME sociologue, chercheur à l’ISCRA, enseignant chercheur à l’université Paris Diderot, travaille depuis une vingtaine d’années sur la question des discriminations raciales
***Rachid ID YASSINE sociologue, anthropologue, enseignant chercheur, membre du collectif Perpignan, la ville est à Nous

Vendredi 24 Mars, déambulation dans la Ville :


à 19h00 rendez vous place de la Victoire à Perpignan
« Des traces dans la ville » avec l’association Light Hunter* : déambulation nocturne dans la ville et réappropriation de l’espace urbain avec la technique du light painting**. Les photos seront exposées lors de la journée du 8 avril. Tous publics à partir de 6 ans.
*contact : light.hunter@laposte.net, téléphone 06 16 01 99 11, profil Facebook : Hunter Light
**Le light painting est une technique artistique de photographie en pause longue en pleine expansion. Elle laisse apparaître les décors éclairés et les traces lumineuses produites par l’exposition de sources lumineuses. C’est un mélange de photographie et de « dessins lumineux ».

Vendredi 31 Mars, un bain d’éducation populaire
de 19h00 à 22h30 aux Francas* 3, avenue de Belfort à Perpignan
Conférence gesticulée** « Mes identités nationales » par Pablo SEBAN de la SCOP Vent Debout de Toulouse, ouvert à tous (réservation conseillée)
*contact : Francas 04 68 54 60 44


**Une conférence gesticulée c’est une histoire populaire, c’est un conte politique, une réflexion offerte au collectif pour qu’il se l’approprie… Cette conférence se propose de réfléchir à tout ça : qu’est-ce que le racisme, comment sa mécanique est-elle construite, qu’est-ce qu’il y a de commun au racisme, au sexisme, à l’homophobie, sur quels arguments s’appuie cette mécanique discriminatoire pour se développer…

Samedi 8 Avril, de 9h30 à 19h00 JOURNÉE DE CLÔTURE
au siège des Francas 3, avenue de Belfort à Perpignan contact 06 11 84 07 53
9h30 : Accueil café
10h00 : Ouverture et présentation du projet « Perpignan, la ville est à Nous »
avec la participation d’Olivier NOEL*
*Olivier NOEL enseignant chercheur à Paul Valéry, sociologue à l’ISCRA Montpellier, auteur du rapport au premier ministre « Faire société commune dans une société diverse » oct 2013
Montpellier, Narbonne, Perpignan, Toulouse: paroles de quartiers
10h15 : Projection du documentaire « Justice pour le Petit Bard* » (2015-52mn) avec Hamza AARAB président de l’association et la réalisatrice Carole CHABERT
*L’histoire d’un collectif de jeunes d’un quartier populaire de la région qui se battent au quotidien au sein de leur association pour faire valoir les droits élémentaires des habitants et pour lutter contre le clientélisme dominant.

11h15 à 12h45 : FORUM « Qui porte la parole des habitants des quartiers populaires » avec la contribution de militants associatifs des quartiers populaires de Narbonne (Réveil Citoyen Narbonnais), Montpellier (Petit Bard), Toulouse (Tactikollectif), Perpignan (Citoyens des Quartiers Populaires),…

12h45 à 14h00 : Pause Repas (stand de restauration rapide- boissons sur place)

De Jeunes perpignanais(e)s se/nous questionnent
14h00 à 16h00 : Le projet perpignanais JRC : Jeunes Reporters Citoyens*
Présentation du projet par les Jeunes, visionnage de vidéos et débats sur les questions qu’ils proposent de partager avec nous**
*contact : 06 23 42 03 64
**Depuis près de deux ans maintenant ces jeunes perpignanai-se-s de 16 à 20 ans des quartiers de Saint Assicle et Mailloles travaillent, dans le cadre d’un atelier de réalisation de reportages sur leur perception de la réalité dans les quartiers populaires de Perpignan. C’est l’occasion pour eux de mettre en rapport de façon critique la place qui leur est faite et les valeurs affichées par notre société. Dans ce travail, ils nous proposent ainsi de débattre des questions telles que le vivre ensemble, l’égalité hommes- femmes, les inégalités sociales, la radicalisation,…

16h00 à 16h30 : Pause

Barcelone, « Squat », une lutte collective


16h30 à 18h00 : Projection de « Squat, la ville est à Nous »* (2011 - 94 mn) Un film de Christophe COELLO membre du collectif Perpignan, la ville est à Nous - Production : Annie GONZALEZ, C-P Productions)**
*contact : 06 76 12 59 62


**Un verrou qui cède, une porte qui s'ouvre, des cris de joie qui retentissent : la réappropriation qui ouvre le film est d'abord un moment d'intense vitalité. Nous sommes dans un quartier populaire de Barcelone en proie à la spéculation, mais la scène pourrait se dérouler dans n'importe quelle grande ville d'Europe. Gentrification, loyers hors de prix, opérations de "réhabilitation" destinées à chasser la population.. Ce que divulgue le film, c'est une proposition de lutte concrète et collective. Squat est un film d'action, film qui donne envie d'agir,
18h00 à 18h30 : Questions, échanges, débat sur le film

18h30 à 19h00 : Clôture de la journée par le collectif Perpignan, la ville est à Nous
Et pour finir, la soupe est à Nous!
19h00 : On se retrouve autour du partage d’une soupe.

Et, notez bien, pour la suite l’ouverture de deux chantiers permanents qui proposeront leurs propres rendez-vous dans les semaines qui viennent :

Saint Jacques est à Nous *contacts : 06 16 30 83 97 ou 06 74 41 90 19

Pourquoi j’aime mon quartier: la parole rendue aux habitants.

Recueil et mise en discussion des points de vue des habitants sur leur façon personnelle, familiale, sociale, professionnelle de vivre dans ce quartier.

Prise en compte de cette parole dans les décisions qui les concernent dans un contexte dit « de renouvellement urbain »

L’école est à Nous *contacts : 07 82 54 66 26 ou 06 71 13 33 14

La question de la mixité sociale dans les écoles et collèges de la ville et de l’application du principe républicain d’égalité des droits

(projet de rencontre avec le collectif des parents d’élèves Petit Bard- Pergola de Montpellier)

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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