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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 17:19

Unknown-copie-6.jpeg L'Abbé Escarré : le prieur de Montserrat (de 1948 à 68) avait défié Franco dans ce haut lieu de l'identité catalane.

 

Il faut rendre hommage à Jean-Claude Marre, journaliste, d'avoir publié dans le quotidien Le Monde (daté du 23.8.2014) un article relatant les combats de l'abbé Escarré et faisant part de l'exposition qui retrace son combat.

 

 

  Il était l'âme de la communauté bénédictine de Montserrat. Le 13 novembre 1963, ses déclarations faites au journal Le Monde vont susciter un vif émoi dans toute l'Espagne.


  Près de 51 après les faits, les déclarations de Dom Aureli Escarré conservent encore une très forte résonance en Catalogne sud.


13 novembre 1963. Le quotidien français publie ce jour-là en "une" de son édition du soir une interview de l'abbé de Montserrat recueillie par son correspondant madrilène José Antonio Novais. Une phrase, extraite de ce long entretien sur 3 colonnes, résume à elle seule la teneur de l'article. Sans la moindre ambiguïté. "Le régime espagnol se dit chrétien mais n'obéit pas aux principes de base du christianisme". Cinglant et courageux.

 

  En effet, pour la première fois, un dignitaire religieux met ouvertement et publiquement en cause les liens trop étroits entretenus entre l'église espagnole et le régime franquiste. L'annonce de cette déclaration, assimilée à un "acte de résistance" contre la dictature va dès lors se propager dans toute l'Espagne comme une traînée de poudre.

 

D'autant qu'il y est aussi question de la défense de la langue et de la culture catalane, de justice sociale, de liberté d'expression, de respect des droits de l'homme, de réconciliation ou de protection de la pluralité d'opinions… (source L'Indépendant)

 

En 1963, l'abbé Escarré s'élève contre Franco

LE MONDE | 22.08.2014 à 08h26 • Mis à jour le 22.08.2014 

Par Jean-Claude Marre

 

La 46e université catalane d'été (UCE) de Prades (Pyrénées-Orientales) a rendu, dimanche 17 août, dans le cloître de Saint-Michel-de-Cuxa, à Codalet, un hommage simple, fort et émouvant à l'abbé Auréli Escarré, prieur de 1946 à 1968 du monastère de Montserrat, près de Barcelone.

C'est à Montserrat, lieu symbolique de l'identité catalane et de pèlerinage pour tous les Espagnols, que José Antonio Novaïs, correspondant du Monde à Madrid, avait recueilli les propos de l'abbé, publiés le 14 novembre 1963 à la « une » du Monde. Pour la première fois, un représentant important de l'Eglise y affirmait son opposition au pouvoir en place : « Le régime espagnol se dit chrétien, mais n'obéit pas aux principes de base du christianisme », déclarait l'abbé.

A l'époque, Le Monde, interdit par la censure franquiste, ne fut pas distribué en Espagne, mais une traduction de l'article en catalan, réalisée par des opposants exilés et transportée clandestinement de Perpignan,...

 (C) Le Monde (extraits de l'article :

 

En 1963, l'abbé Escarré s'élève contre Franco )

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 08:32

Caravaggio_-_La_conversione_di_San_Paolo.jpg  Caravaggio - La conversione di San Paolo. Caravage : la conversion de Saint-Paul (Saul)

 

 

     Je n'irai pas à Millas aux funérailles de l'ancien président de région; j'espère que tous les adversaires et ennemis de C. Bourquin, tous ces politicards de tous bords qui expriment leurs condoléances avec une ardeur démonstrative obscène trouveront, en se rendant à Millas, leur chemin de Damas.

 

C'est-à-dire leur voie vers l'éthique, leur chemin vers plus de modestie et de démocratie : qu'ils se convertissent enfin à la pratique républicaine ! On en doute vraiment : après les pratiques troubles de G.Frêche et le suivisme de C. Bourquin (exclu du PS avec trente compagnons), voici Navarro assurant l'intérim et tentant de conserver ce fauteuil de potentat…

 

Rappelons que Robert Navarro, a été lui aussi exclu du PS pour malversations et abus de confiance; mis en examen en déc. 2012, la justice n'a pas encore conclu… Fraude et confiscation du pouvoir à Montpellier : la réforme territoriale donnera à Toulouse les moyens de rogner les ailes de ces politiciens dépourvus de morale !

 

La justice, méprisée par les élus de Montpellier (C. Bourquin condamné pour favoritisme envers une agence de communication : pour ces affaires, voir les rubriques parues dans les blogs de Fabrice Tomas "Perpignan-tout va bien" et "Cpolitique") apportera-t-elle la lumière aux pèlerins du chemin de Millas..?

 

- - -

 

Hier, je me suis rendu à la gare de Perpignan pour assister au discours-fleuve de Lluis Collet en hommage à Dali. J'étais très en retard, c'est vrai : rien dans l'ancienne gare rénovée et qui a supprimé tout souvenir dalinien : fresques, statue sur le toit…Et le wagon envolé…Culture et mémoire agonisant : on ne vend que sandwiches et boissons en ce lieu impersonnel…

 

Rien, non plus à la neuve gare (TGV, il paraît) : je tente de m'informer à l'accueil : ils ne savent rien et l'ordinateur non plus ! La gare est ignare ! Il y a eu pourtant un bel article dans L'Indépendant du jour. A croire que pas grand monde l'achète. A croire que le site de la gagare est inculte…

 

Chantal Gombert, maire de quartier, assure que la mairie donnera une ampleur inoubliable au voyage de Dali de 1965. Il serait temps, rien de sérieux n'ayant été fait depuis 60 ans pour que la ville soit dalinienne…

 

Perpignan : destination "Le Centre du Monde" ! devrait-on lire partout dans le monde…

 

JPB

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 17:26

guillaume.jpg Guillaume Lagnel et Marie Susplugas (photo de Loïc Robinot)

 

 

Cette journée consacrée au musicien  méconnu, mais enregistré de par le monde, est un premier jalon, avant l'année 2015, qui marquera le 240° anniversaire de la naissance du compositeur pour guitares.


A 18 heures, à la Casa Xanxo, à Perpignan, à deux pas de la maison natale de De Fossa, conférence de Jacques Quéralt, échange avec le public et morceaux de musique joués par Francisco Ortiz, fameux guitariste, ancien professeur auConservatoire de Perpignan.


A 19h30, dégustation des vins de Mme Guillé (domaine à Saint-Hippolyte- magasin "Marchande de vins, rue de la Fusterie) dans le jardin de la vieille amison catalane...

 

A 20h/20h15, place Jaubert de Passa (quartier de la Révolution française, près du figuier), F. Ortiz jouera un autre morceau du musicien depuis une fenêtre de la maison natale de F. de FOSSA (avec l'aimable autorisation d'Alain Gélis, artiste).

 

La soirée se terminera au restaurant Le Figuier (réservation au 04.68. 63. 14. 82), où des tables ont été résevées...

 

4da5967ce95d8bdacc166d7a2e3af93f.jpeg

 

 

 

http://commemorationdefossa.over-blog.com/link  31-aout-2014-Fr-de-Fossa.JPG

 

 

Un peu par hasard, un petit groupe d'amis est réuni 

le 31 août 2013,  dans la demeure de la petite-fille 

d'André Susplugas, à Palau del Vidre...

 

 

André Susplugas

 

 

La fin du mois d'août nous mène jusqu'à Palau del Vidre. Plutôt au palais de verre de Marie Susplugas Andrea, fille du peintre de Trouillas. Grande demeure de murs ocre, de frises roses, d'élégance artistique et campagnarde : c'est en 1914 que le sculpteur Gustave Violet conçut et décora cette habitation rendue contemporaine avec l'ajout de grandes verrières.

 

            Marie accueille le petit groupe d'amis dans son grand parc, frais et vert malgré la canicule, coiffé d'arbres centenaires, platanes fiers qui nous sont chers. Ils poussent vigoureux et sains, oublieux des malheurs de leurs cousins du Canal du Midi... 

 

A ce décor paradisiaque font écho les toiles lumineuses d'André Susplugas, sur les murs du séjour : ce mas est un musée vivant et les murs du séjour méritent le nom de cimaises. Ici, on cuisine en compagnie de ces paysages catalans, qui remplissent l'espace du tableau d’amoncellements de toits, structurés par des traits épais et des surfaces de couleurs franches...Paradoxe, pourtant : si les détails sont précis, la toile, à la fin, de si près considérée, paraît floue. Flou artistique, bien sûr, et prémédité, de l'image ! 

 

En fait, André Susplugas est à regarder de loin. Il s'agit d'une peinture qui prend de la hauteur, que ce soit avec la colline de Montauriol ou avec ces personnages verticaux affairés aux vendanges  ou dans le portrait, par exemple, de Marie au pull-over noir, représentée dans l'éventail original et inattendu de deux fenêtres "intérieures", loin de la fenêtre fauve ouverte sur Collioure, de Matisse...

 

Pourtant, c'est vrai, les proches de Susplugas, amis et parents, sont surpris dans une pose assise : "Mariette", "La jupe rouge", où les femmes de l'intimité familiale cousent dans le silence, l'éternité de l'instant et la banalité du geste quotidien, que l'on aime voir sublimés par Pierre Bonnard. 

 

Ici, c'est André Susplugas qui exhausse la vie simple et l'instant immobile au rang d'oeuvre d'art : c'est à moment-là, face à la toile indémodable, que je perçois l'intensité d'amour, le puits de tendresse, la force d'admiration tue, que ressentais l'artiste pour les membres de sa maisonnée. En exprimant ces sentiments discrets, à peine suggérés, la peinture a visé à l'essentiel ! 

 

     Alors, les analyses esthétiques sophistiquées et les installations contemporaines commerciales et vite surannées s'effondrent comme châteaux de cartes...

 

 

Le petit groupe, transformé plus tard en "comité de pilotage", a rendu un hommage inattendu  à François de Paul de Fossa, le musicien du quartier de la Révolution française, à Perpignan.

 

   Dans cette splendide maison de Palau del Vidre, conçue et décorée par Gustave Violet en 1914, il a été convenu, en effet, de se réunir chez Marie, la date anniversaire  se révélant motivante afin de préparer un projet d'envergure autour de F. de Fossa ! 

 

Poser les premières pierres, ici, sous les toits décorés et maçonnés par le sculpteur catalan, semble bien présomptueux ! Cependant, la rencontre de personnes bien différentes, un guitariste (Francisco Ortiz), une éditrice (Marie-Ange Falquès), un scénographe (Guillaume Lagnel), un dynamique animateur culturel illibérien (Jean Bigorre), un philosophe buissonnier (Jacques Quéralt), un écrivain-blogueur (l'auteur de ce compte-rendu), et le président des Amitiés internationales A.Malraux, à l'origine de cette initiative (Pierre Coureux), ne pouvait qu'apporter de l'eau claire au moulin de l'ambition culturelle, populaire et de haute qualité ...

 

 

   Le groupe a l'intention de publier la correspondance de F.de Fossa, avec des nombreuses personnalités du début du 19ème siècle et, en particulier avec Ramon Carnicer, directeur du théâtre de Barcelone, puis de Madrid, qui demanda à de Fossa un "barbier de Séville" pour l'adapter.

 

   En suivant la correspondance et la vie de F. de Fossa, on pourra revivre l'histoire tumultueuse de la fin du 18° et du début du 19° avec les grands moments de la Révolution et de la Restauration...l'exil en Espagne et en Amérique du Sud, la carrière d'un militaire peu orthodoxe... Ainsi que la lignée du préromantisme musical, dont le précurseur fut Julian Arcas, suivi de Juan Parga, Agnado (ami de Fernando Sor à l'hôtel Favart à Montmartre) et Trinidad Herta, le Lagoya de l'époque...

 

     Il est d'abord question d’organiser, le 31 août 2014, un concert accessible à tour, sur la place du figuier, dans le quartier natal du musicien.  

 

* Opération Signal 2014 : il s'agit d'organiser une journée symbolique autour de lieux centraux, situés à cinq minutes de la maison natale du musicien, de la place actuelle dite «Jaubert de Passa», sous les oliviers du restaurant le Figuier : pour cette année, la casa Xanxo (salle ou jardin).

 

 

Par la suite, en 2015, est envisagé un concert plus élaboré sur le site de Monastir del Camp, ou dans la chapelle basse de la résidence des Rois de Majorque, ou encore dans l’intimité de l’ermitage de Consolation, au-dessus de Collioure… Les lieux, les mas hospitaliers ne manquent pas….

 

Une visite guidée du quartier et de la maison, autour de cette maison qui jouxte celle de Jaubert de Passa, conservateur en chef du patrimoine et président du conseil général, ami de l’écrivain Prosper Mérimée (évoqué dans la nouvelle fantastique « La Vénus d’Ille ») peut être envisagée

 

Des bouteilles à la mer du mécénat et de la culture ouverte sont lancées en direction de tous, population locale, mécènes, partenaires privés et institutionnels ! Le travail ne fait que commencer : que les bonnes volontés se révèlent afin de participer à l’élaboration du projet, à sa réalisation concrète, à son aventure insoupçonnable.. !

 

 

* La « Mise en œuvre du projet « Opération Signal 2015» a comme objectifs :

 

 

-La préparation d'un concours et prix de guitare FP de Fossa sous l’égide du Conservatoire National de Région avec le concours d’un Jury National et International.

 

-La programmation de concerts et d’événements témoignant de  l’oeuvre et de la vie de François de Paule de Fossa, mais aussi des hommes de son temps en Roussillon

Collaboration avec le festival «Concerts d’été» de Palau del Vidre, un festival sous la direction artistique de Marie Susplugas,  qui le premier a pris l’initiative de révéler en Roussillon la personnalité et l’oeuvre de François de Paule de Fossa.

 

-La programmation d‘oeuvres musicales en des sites et festivals emblématiques : Perpignan et son agglomération, Elne, Prades, Céret, Eus, Serrabonne, Catalogne Romane, Collioure, Marcevol, Monastir del Camp, Domaine de L'Esparou et bien d’autres possibles ....

 

-La préparation d'un colloque et d’une exposition, sous l’égide des Archives Départementales, avec le concours de l'Université.

 

- L'édition des Correspondances et des actes du Colloque par les éditions Trabucaire.

 

- La recherche de documentations historiques au château de Vincennes, au Centre d'archives de Ministère de la Défense.

 

- Le projet de restauration de la tombe du musicien au cimetière Montparnasse.

 

 

* Projet proposé sous l'égide des "Amitiés internationales André Malraux (AIAM Paris) -

 

Pierre Coureux, président des AIAM, 

Marie-Claire et Yvan Bassou,

Jean Bigorre (AIAM), 

Guillaume Lagnel (AIAM), chargé à la mairie de Perpignan des spectacles vivants,

     Bertille de Swarte, animatrice des journées du Château de L'Esparrou, Canet-plage.

 François Ragot, musicien, violoncelliste, professeur.

Nicolle Peus, secrétaire du festival "Pianissimo" et Michel Peus, musicien, chef d’orchestre, directeur du festival de piano d’Elne, 

Francisco Ortiz, guitariste, a enregistré un Cd des œuvres pour guitare de P.F.de Fossa.

Jean-Michel Galey (AIAM), spécialiste des secteurs sauvegardés.

 Michel Péruzat, administrateur de Visa pour l’image, 

Marie-Ange Falquès, éditrice (Trabucaire),

 Jacques Quéralt, historien, poète, philosophe buissonnier, biographe de F.de Fossa, 

Marie Suspuglas Andrea, directrice artistique du festival d’été de Palau del Vidre, 

Hervé Raymond, directeur-adjoint du Conservatoire de Perpignan (CRR)  Michel Guisset, historien, vice-président Des Amis d’Illibéris, Elne

Loïc Robinot écrivain et photographe, professeur d'anglais

J.Pierre Bonnel (AIAM), écrivain

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 14:44

 Unknown-copie-5.jpeg (photo Harry Jordan) Lluis Colet pendant son discours dalinien.

 

Dimecres 27 d’agost 2014 16h21mn
Estació de PERPINYÀ- CENTRE DEL MÓN

Photo Harry RAY-JORDAN

HOMENATGE DE

Lluís COLET

I DELS AMICS DEL CENTRE DEL MÓN A

SALVADOR DALĺ 

 

Associations Amis Centre du Monde et Catalans Endavant

 

L’HOMMAGE A SALVADOR DALI DE LLUIS COLET


Le 27 août 1965, Salvador DALI fit vibrer les multitudes roussillonnaises au cours d’un voyage triomphal sans précédent. Ce jour-là, le maître de Figueres honora « sa cathédrale d’inspiration, source d’illumination », la Gare de Perpignan, concrétisant ainsi sa généreuse parole prononcée une décennie  avant dans la salle principale de l’étoile ferroviaire. 

« C‘est là, le Centre du Monde ! » (parole exacte prononcée devant des témoins de la SNCF). Depuis 1984, en compagnie des « Amis du Centre du Monde » et aussi maintenant de membres de l’association « Catalans Envadant », Lluis COLET rend hommage à Salvador DALI tous les ans de cette date à 16h21 minutes très précises.

 

L’objectif est de perpétuer la célèbre parole qui honore non seulement le fameux lieu, mais aussi le Pays Catalan tout entier. C’est maintenir vif l’esprit de DALI au « Centre du Monde », conjuguer le surréalisme, l’esprit catalan et certaines idées ultra-locales que l’artiste a manifestées. 

 

L’hommage rendu depuis 1984, 19 ans après le voyage triomphal, a un symbole très représentatif et original comme celui d’un « chou-fleur ».  Lluis COLET a matérialisé cette (vraie) vision de DALI, et porte à l’endroit exact (vérifié), cette plante comme la manière d’une forme de vivre. La reconnaissance envers le génie catalan se fait toujours devant la « senyera » catalane qui est la représentation vive de tout un peuple. 

 

Amis de DALI et du Centre du Monde, nous vous attendrons nombreux ce MERCREDI 27 AOUT 2014 à partir de 16 h à GARE DE PERPIGNAN, CENTRE DU MONDE. 

Téléphone informations : 06 72 07 62 58


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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 00:31

bourquin-Capdeville.JPG  photo Jean-Pierre Bonnel) C. Bourquin à la rétrospective Jean Capdeville au musée d'art moderne de Céret. Autour de lui, de gauche à droire : Michel Moly, Joséphine Matamorros, Robert Garrabé.

 

- - 

 

A l'heure de la mort, il est de tradition et de bon ton de célébrer son adversaire politique... A quoi bon ? Pourquoi cette hypocrisie ? La société du spectacle se poursuit dans l'au-delà...

 

On peut reconnaître au président de la Région Roussillon-Languedoc le courage face à la souffrance et à la maladie. N'y a-t-il pas dans cette attitude la folie du politique qui aime le pouvoir et cherche un anti-destin, plus éternel que la célébrité dans la vie... 


Comme son mentor de Montpellier, C. Bourquin ne vivait que pour le pouvoir, sa conquête incessante, accumulant les titres, les victoires aux élections.

Il vivait aussi, peut-être, un peu pour son territoire : Millas, puis le département, enfin la région. Défenseur du pays catalan, il a cependant accepté la Septimanie de G. Frêche et le discours de ce mégalo sur la "connerie" des Catalans.... Président de la Région, il n'a pas priviliégié les Pyrénées-orientales, au contraire...

 

Et la langue catalane n'était que "l'accent de la République française" !

 

Bien sûr il a donné son essor au musée d'art moderne de Céret, et il faut le remercier pour cela. Il avait pris à coeur la culture et avait décidé la création ou le développement de plusieurs musées, à Narbonne, à Sérignan... Et là, c'est bien, on n'oubliera pas cet aspect positif de l'homme politique...

 

Mais cet homme, qui pouvait être si chaleureux avec ses amis, ses camarades, avec les militants, se montra tel un loup face à ses adversaires (socialistes, avant tout) et à tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre, jeunes ambitieux bourrés d'idées (Delmas, Bigorre, Codognès…) ou plus anciens (Cansouline, Sicre…).

 

Il tenait d'une poigne de fonte le PS local, le conseil général, puis le conseil régional. Il avait montré son intelligence dans l'instauration d'un système perdurant grâce au clientélisme, à l'autoritarisme, aux magouilles (nombreuses affaires avec la justice (son chauffeur, l'aménagement de son appartement au CG66, les faux appels d'offres…).


Surtout (mais c'est la politique -peu morale- de nombreux responsables, en France), il amadouait des maires tièdes et des conseillers municipaux "sans étiquette", grâce au chantage aux subventions… Il savait aussi s'attirer le soutien d'élus communistes ou Front de gauche en les aidant dans les projets qui valorisaient leurs villes (on saluera surtout la réalisation heureuse de la Maternité d'Elne). 


Quant aux élections à Perpignan, l'attitude de C. Bourquin fut toujours ambigüe, donnant l'impression qu'il ne faisait pas tout (c'est un euphémisme) pour prendre cette ville, et qu'il avait conclu un pacte de non-agression avec J.Paul Alduy, l'ancien maire…

 

Plus grave fut son comportement avec les médias : n'acceptant pas la critique, il pouvait maudire un journaliste et priver, pendant des mois, un organe de presse (comme L'Indépendant) d'encarts publicitaires… 

 

C. Bourquin ne s'embarrassait pas du fardeau de  l'éthique ! Moins grande gueule que Frêche et jouissant d'une aura moins éclatante que l'ancien maire de Montpellier, il laisse le souvenir d'un travailleur, d'un politique attentif à la communication, d'un homme mourant de sa quête folle d'un pouvoir éphémère, dérisoire…

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 16:11
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FESTIVAL MUSICAL D’ÉTÉ JUILLET/AOÛT/SEPTEMBRE 2014

COLLIOURE NOTRE-DAME DE CONSOLATION

DE LA VORA DEL MAR i DE LA TERR A FERMA

la Compagnie Musicale Catalane présente

13/19 JUILLET 2014/19H30 DALLA GUERRA AMOROSA

Musiques et cantates italiennes.... et à l’italienne Oeuvres de Scarlatti, Zipoli, Händel,Veracini Avec Carole Parer, clavecin - Amandine Solano, violon - Josep Cabré, baryton.

15 juillet à Consolation /19 juillet à Monestir del Camp

23/26 AOÛT 2014 / 19H30 PARTENZA AMOROSA

Le XVIIe en Italie. Oeuvres de Monteverdi, Legrenzi, Fal-conieri, Marini, Provenzale... Avec Carole Parer, clavecin - Amandine Solano, violon - Josep Cabré, baryton

23 août au Monestir del Camp / 26 août à Consolation

DES BORDS DE MER

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AU COEUR DES

TERRES PASSA MONASTIR DEL CAMP

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9/13 SEPTEMBRE 2014 / 19H30 DE SALZBOURG À VIENNE

Mozart et Haydn : poèmes en musique, chansons poétiques ...

Avec Carole Parer, fortepiano - Josep Cabré baryton.

9 septembre à Consolation / 13 septembre à Monestir del Camp

TARIFS /15€ par concert 20€ pour deux concerts.
Repas tiré du sac avec les artistes après le concert (1€ pour le site)

INFOS / La Compagnie Musicale Catalane: 06.14.90.52.51 Les Amis du Monastir del Camp: 04.68.38.71.24 

Pour sa deuxième édition estivale, le festival «Des bords de mer au cœur des terres»  met en résonance  pendant tout l’été deux haut lieux du patrimoine roussillonnais (66)  : Notre Dame de Consolation de Collioure et Monestir del Camp à Passa. Né de la rencontre artistique de Josep Cabré, Guillaume Lagnel et Gildas Girodeau ce festival de musique «entre baroque et classicisme: voix et instruments» propose à partir de 19H30 le 26 août et les 9 et 13 septembre trois grands concerts de la Compagnie Musicale Catalane à chaque fois interprétés dans la fraîcheur des chapelles de ces sites remarquables.

 

Avec Carole Parer au clavecin, Amandine Solano au violon et  Josep Cabré, baryton, partez à la découverte des multiples façons de chanter et raconter l'amour dans l’Italie du  XVIIIe : cantates de  Scarlatti et de Haendel, œuvres pour clavier de Domenico Zipoli et pour violon de Francesco Maria Veracini. Les instruments, définitivement virtuoses, se joignent au chant, mettant en scène bergers et nymphes de la poésie pastorale, effeuillant la marguerite de l'amour en quête d'un "oui" ou, au moins, d'un "peut-être", en aucun cas d’un "non". 

 

De la même manière, le 23 août au Monestir del Camp et le 26 à Consolation, c’est le XVIIe  siècle italien qu’il sera donné au public de découvrir  avec «Partenza amorosa», interprétée par ce même trio.  Et pour ce deuxième volet, l’amour est toujours présent. Si la Partenza amorosa de Monteverdi décrit l’exaltation du sentiment amoureux lorsque l’amant s’en va, les personnages des fables champêtres sont également présents chez Giovanni Legrenzi, ainsi que la caricature de l’amour d’une veuve, Christine de Suède, décrite par Francesco Provenzale. Un feu d’artifice musical pour ce XVIIe siècle italien. 

 

Enfin, le 9 septembre à Consolation et le 13 au Monestir del Camp seront sous le signe de «Salzbourg à Vienne». Avant que l’automne n’arrive, l’amour se pare d’un costume viennois, avec ces mélodies et chansons d’Haydn et de Mozart  annonçant des temps différents, des sensibilités nouvelles, aussi bien dans la chanson d’origine populaire que dans la mélodie classique qui ouvrira la porte au XIXe siècle. Pour l’occasion Carole Parer, fortepiano accompagnera Josep Cabré, baryton. 

 

L’une des grandes originalités de cette programmation estivale est la possibilité de rencontrer les musiciens après le concert. Les concerts débutent à 19h30 et durent une heure environ. Ils sont suivis d’un «repas  tiré du sac» auquel participent les artistes. Ce sont toujours de grands moments de convivialité, où le partage des nourritures terrestres se conjugue harmonieusement à celui des idées. 

 

TARIFS /15€ par concert 20€ pour deux concerts. Repas tiré du sac avec les artistes après le concert (1€ pour le site) INFOS / La Compagnie Musicale Catalane: 06.14.90.52.51 / Les Amis du Monastir del Camp: 04.68.38.71.24.

 

Direction artistique et contact : Josep Cabré 06 22 35 45 06

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 10:50

serge-fauchier-par-bettina.jpg photo de Bettina Fauchier.

 

"Ma peinture existe parce que je la fais." 

 

 

Serge Fauchier (2)  L'artiste.

 

La peinture de Serge Fauchier est non figurative; c'est un enfant de "Supports-Surfaces". Il commence ses études aux Arts décoratifs de Limoges, puis à Marseille. Il s'installe à Perpignan par hasard, grâce à son épouse Bettina.

Ils décident, après l'obtention du diplôme, de se rendre à Marseille; Bettina, originaire de Perpignan, était inscrite à Marseille; elle a été élevée par ses parents; son grand-père, Georges David, est architecte, de 1930 à 1982.

 

A Perpignan, Serge participe à plusieurs expositions; il obtient un poste de professeur remplaçant à l'école des Beaux-Arts; il a signé trois contrats avec l'école, depuis 1974. Depuis, peu d'expositions : en 2012, à la galerie "à cent mètres du centre du monde"...Récemment, chez Odile Oms, à Céret...

 

L'influence de la Catalogne sur son oeuvre ? Selon S. Fauchier, l'individu a un  rapport physique, sensuel, avec le pays, mais pas l'artiste : "Le territoire ne joue pas dans l'oeuvre." S. Fauchier possède un atelier en Dordogne, où il prend plus le temps de créer, et un autre à Perpignan, à son domicile.

 

S.F. s'exprime sur sa vision personnelle :

"Les choix esthétiques promus ici ne sont pas les miens; je revendique  une peinture de mise en question : traces, marques, relation au corps et à l'espace... Il est question de la viabilité de la peinture dans notre temps.

 

La peinture, c'est faire des choses auxquelles les autres ne pensent pas. J'ai un fort rapport à la couleur, qui constitue un agent possible d'action, d'influence sur la manière de voir, de faire : c'est un intermédiaire pour percevoir le monde. Face à la platitude de la toile, c'est un moyen opératoire pour accéder au corps pictural...

 

J'aime le déplacement du tableau chez Matisse, par exemple dans la série de La danse, à la fondation Barnes, en Californie; Matisse hésite entre tableau et dessin; sans oublier les papiers découpés : ces panneaux ont une vision architecturale.

 

La question que pose la peinture, aujourd'hui, c'est l'ouverture, le jeu avec les couleurs pour sortir des limites du tableau...

 

S. Fauchier travaille avec le châssis, la peinture acrylique... Il résume son travail par cette formule concise : "Ma peinture existe parce que je la fais." 

 

Il poursuit :"Il faut avoir la volonté de faire du nouveau. L'histoire de l'art n'est pas une succession de mouvements ! Pourquoi s'intéresser à Malevitch ? Il revient au figuratif et à la norme, pourquoi ? 

 

L'influence du territoire sur l'oeuvre ? Si je me pose la question de l'incidence de la Dordogne sur ma peinture, je ne trouve pas de réponse ! De même, où se trouve l'influence d'un artiste ? Le fait de vivre dans un pays influence-t-il la création d'un individu..? Ne s'inscrit-il pas dans la tradition catalane ? Moi, je ne défends rien du tout. J'ai une culture européenne et chrétienne. Je préfère le Sud; c'est la seule chose que je peux dire. Je ne suis ni régionaliste ni nationaliste.

 

Mais j'ai un grand respect pour des artistes d'ici, comme Jean Capdeville, Jean-Louis Vila, Georges Ayats... Et jai de grands amis ici, Jacques Quéralt, Jean-Louis Vila, et le regretté Robert Avril...

 

Comment un pays a-t-il pu se constituer près de la frontière..? Je m'intéresse à la guerre d'Espagne, au renouvellement d'une population...Aux artistes réfugiés ici en 1939/40, tels Hérold, Dominguez, Brauner, Carl Eintein enfermé au camp d'Argelès ou Rius, secrétaire d'André Breton...Je trouve intéressante l'action du musée de Céret, mais nous n'avons pas de convention avec lui...Quant au musée H.Rigaud...le patrimoine ne m'intéresse pas...

 

En ce qui concerne le rapport avec la Catalogne, les paysages..il y a ici des coins fabuleux, pour des randonnées magnifiques, de Banyuls, Collioure à Leucate....

 

A part la peinture, j'écris aussi, des poèmes ou de courts textes sur l'art, aux éditions Richard Meier, et des illustrations pour des recueils de poèmes, pour James Sacré, par exemple...

 

 

J'aime certains lieux, à Perpignan, comme la librairie Torcatis, mais il est difficile de survivre ici : il y a beaucoup de résistance....Les sirènes ne sont pas très enjôleuses...En fin de compte, je vis, je travaille ici, mais je pourrais vivre et travailler ailleurs...Je suis obligé de me construire des remparts : vous pouvez crever, personne ne vous regardera.."

 

Mais revenons à la peinture. S. Fauchier a cette belle formule : "Etre peintre, c'est une façon de regarder et de penser le monde."

 

Il est convaincu que la peinture peut changer le monde, les manières de voir, les mentalités...A partir de 1860, sous Napoléon III, avec Manet, Isidore Ducasse, Rimbaud, la vision change à la fin du XIXème siècle... La bourgeoisie est une classe social qu'elle ne peut plus assumer. Le monde change, on le voit à la vitesse du train. Il n'y a plus un seul point de fuite, mais une multitude de points de fuite !

 

L'art change la vision que l'on avait du monde; des chamboulements s'opèrent avec Dada, à Berlin, à la fin de la guerre 14/18 et avec la République de Weimar. La vision de l'avenir est en devenir...On en est encore aux conséquences de la guerre de 39/45 : pour l'instant, je note une confiscation du pouvoir individuel de regarder car c'est l'argent qui fabrique les modes artistiques..."

 

S. Fauchier me montre le livre posthume de Pierre Bourdieu, sur Manet; il me conseille de le lire. Je m'y plonge avec délice !!!

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 10:04

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L'adjoint à la culture, à Perpignan, n'est pas du genre à brader les arts. surtout pas les "Beaux", même si cette notion n'est plus, depuis longtemps, à l'ordre du jour…

 

Pourtant M. Pinell devra se résoudre à signer la fin des B.A. : la municipalité, endettée, doit faire des économies; l'Etat et la Région (la Drac) se désengageant, on s'attend à un regroupement des écoles; le nombre d'inscrits en première année semble très insuffisant; les fautes de quelques responsables des BA (on se rappelle des "créations" suscitées par M. Guiter, plus proches du harcèlement sexuel que de l'art… on ne peut non plus admettre qu'un responsable culturel nomme son épouse commissaire de ses propres expositions pour toucher un peu plus d'argent…)...sont des arguments solides.

 

Il est pourtant révoltant de supprimer une école et un apprentissage de l'art ! Les responsables municipaux s'exposent à des manifestations d'envergure...

 

Tout ce paysage bien grisâtre pousse les nouveaux responsables culturels à "tailler dans la culture". Pour faire avaler cette opération, qu'il est difficile de cautionner !- le délégué à la culture devra réinjecter une partie de l'argent économisé dans des actions en direction des artistes et des musées :

-prêter des locaux pour des ateliers. 

-faire participer les artistes et les jeunes (scolaires) à la vie artistique de la ville (visites, concours, expositions dans la rue, actions picturales devant le public, nuits blanches artistiques, itinéraires nocturnes avec visites et happenings…

-faire dialoguer les artistes contemporains avec les classiques (au musée Rigaud - expo sur le portrait - manier satire et dérision en permettant l'expo de tableaux sur les gens de pouvoir dans la région - sortir des murs du musée en investissant des lieux patrimoniaux…)

-instaurer des résidences d'artistes (locaux municipaux et au centre d'art contemporain, qui pourrait s'appeler ainsi "L'internat", en référence à l'internat de l'ancien lycée Arago; le lieu actuel était l'annexe aussi des BA- 

 

A l'Internat, on montrerait les internés des camps d'ici et les figures intellectuelles célèbres qui sont passées par les Pyrénées (H. Arendt, W.Benjamin, H.Mann, Carl Einstein…) - montrer aussi d'autres "internés" : expo sur A. Artaud, enfermé à Rodez, pays de Soulages, Camille Claudel cloîtrée en Provence par son poète de frère, et les "fous" de l'art brut, en accord avec le musée de Lausanne…

 

¨Perpignan, ville des "passages" (W.Benjamin), des croisements (présence de nombreux émigrés), des exils (Retirada, Français d'Algérie, Harkis) et des enfermements (camp des Haras, couvent Ste-Claire…), peut trouver un créneau artistique en donnant aux artistes les moyens (matériels et moraux) de travailler en ce sens…

 

-Aider les étudiants qui auraient voulu s'inscrire à Perpignan : pour leurs déplacements (abonnement en train), pour une formation complémentaire sur place (avec profs et artistes bénévoles), atelier dans l'espace actuel des BA qui, une fois rénové, peut devenir une résidence d'artiste et un centre d'art contemporain d'envergure...

 

- - - Rappel du débat de 2006 :

 

Posté le 26-03-2006 - source l'indépendant 
 

 
Beaux-Arts: le face-à-face entre le maire et les étudiants vire au "clash"
 
 
Après l’'annonce brutale de la fermeture de l’école des Beaux-Arts de Perpignan, étudiants et enseignants devaient hier rencontrer Jean-Paul Alduy. Un rendez-vous d’abord manqué qui s’est ensuite transformé en séance de lourds dérapages verbaux du maire.
La suite au conseil municipal de lundi.
 
Tout était prêt pour 14heures. L’heure à laquelle Jean-Paul Alduy avait donné rendez-vous aux étudiants et enseignants de l’ESAP. L’heure du dialogue tant attendu face à tant d’incertitudes. Tout était fin prêt pour recevoir le maire en l’école municipale de la rue Foch. Dialectiquement orchestré dans la matinée en AG. Masques blancs pour la mise en scène artistique et prise de parole accompagnée de gestes précis. Puis l’'heure a tourné, pour ne pas dire mal tourné.


Pas de Jean-Paul Alduy à l’'horizon. C’est Dominique Malis, le directeur des services généraux de la mairie, qui surgit alors en médiateur pour expliquer que le maire ne viendra pas, qu’'il a changé de position" mais attend les étudiants en mairie "au sein de la maison du peuple". Regards d’'incompréhension dans l'’assistance. Rendez-vous manqué. Sentiment de trahison et d’abandon.


"Ce sera ici, en l’'école municipale ou nulle part ailleurs. Vous jouez sur la hiérarchie plutôt que sur la liberté d'’expression, c’est grave!" lance une étudiante. C’'est l’'impasse.
 
"Ma volonté est faite".


Les esprits s’'échauffent. Le médiateur parachuté quitte la salle. Une demi-heure plus tard, JPA fend la foule et prend la parole, une note de synthèse de quatre pages dans les mains. "Perpignan est une ville qui a placé la culture au cœcoeur de son projet urbain:


 " Début du monologue. Une voix s’élève. "Vous nous endormez!" La salle est à cran. Terriblement déçue par un discours qualifié de programme électoral par les étudiants. "Allez-vous oui ou non fermer l’'école?" La réponse fuse: "Oui. Ma volonté est faite. Je présenterai le projet en conseil municipal lundi soir. L’Etat l’a déjà accepté mardi dernier." La foule qui avait pris soin de s’asseoir pour calmer le jeu, bondit brusquement.


"Mais qu’allons-nous devenir? Vous nous empêchez de terminer notre cursus!" Dans la précipitation et l’effervescence, le maire tente de décliner le nouveau projet et évoque la future "formation post diplômante". Soit une formation de niveau bac +6 qui permettrait à certains artistes de venir en résidence dans la nouvelle structure. Un projet qui évacue par conséquent les étudiants du système. "On ne veut pas quitter cette école que nous avons choisie pour ces enseignements spécifiques et uniques en France! On aime Perpignan!"
 
"Des phrases graves"
Et c'’est à ce moment-là que tout bascule. "Vous aimez Perpignan mais vous n'’êtes même pas d'’ici!" C'’en est trop. Pour Aurélie Palau, étudiante en 3e année et pilier de la contestation: "Ce sont des phrases très graves de la part du maire d’une ville cosmopolite, c'’est totalement discriminatoire. Si aujourd’hui l’art a des frontières, où va-t-on? Quand bien même on ouvrirait une formation diplômante aux artistes, croyez-vous qu’ils viendront seulement de Perpignan?" Impossible de poursuivre. L’assistance est excédée par l’attitude et les propos de Jean-Paul Alduy qui décide de quitter immédiatement l’école sous les huées. " Il veut, il choisit, il impose, c’est scandaleux, il n’écoute pas ses citoyens!"


Un quart d'’heure plus tard, c’'est à l'’hôtel de ville que le maire recevra la presse. Pour décliner et justifier une nouvelle fois son nouveau projet. JPA, qui est lui-même passé par les Beaux-Arts, ne démord pas. Absolument convaincu par sa vision de l'’avenir culturel perpignanais. Conforté par sa directrice de l’action culturelle, Marie Costa et l’'adjointe Maité Freneix.
En soirée, les Beaux-Arts se transformaient en QG du désarroi. Que faire dès lors? " Continuer à se battre!" Pétitions, manifestes rédigés par des artistes, lettre au gouvernement
 
Tout est passé en revue sous le regard absent d’un Vincent Emmanuel Guitter, directeur de l’ESAP, qui durant trois jours s’est abstenu de tout commentaire et de toute empathie manifeste à l’égard de ses étudiants.
Droit ou devoir de réserve?
Hier, Jean-Paul Alduy est sévèrement sorti de la sienne...

 

----- document : le 10 avril 2006 - CULTURE

 

Le maire UMP de Perpignan bazarde les Beaux-Arts

Enseignement . Jean-Paul Alduy juge que les productions des Beaux-Arts ne sont pas assez « visible». Les étudiants rétorquent que lenseignement artistique ne peut être soumis à la rentabilité.

 

Ils lont appris par la presse. Le 16 mars, les quatre-vingt-quatorze étudiants de lÉcole supérieure darts de Perpignan (ESAP) découvrent un entrefilet dans le quotidien régional lIndépendant : la mairie a décidé la fermeture de leur école, les Beaux-Arts, fondée en 1817. Dès la fin de juin, létablissement cesserait dexister. Une résidence dartistes, apprend-on, viendrait occuper le lieu. Dans un premier temps, les arguments du maire, Jean-Paul Alduy (UMP), sont surtout comptables : lESAP, estime-t-il, napporte pas assez de visibilité à la ville alors quelle coûte 21 000 euros par an et par élève. Soit près de deux millions deuros.

des Propos frisant a xénophobie

Stupeur parmi les étudiants : pourront-ils achever leur cursus ? Que vont-ils devenir ? Une politique culturelle nexiste-t-elle que pour servir limage du maire ? Avec leurs professeurs et le personnel administratif, ils refusent de réduire lenseignement artistique à une logique financière : « Un élève dune école dart ne doit pas être rentable mais créatif », affirme Sergueï Wolkonsky, chargé de conférences à lESAP.

À peine connue la menace de fermeture de lécole, étudiants et personnel ont déclenché la mobilisation. À leur manière. Limagination artistique sest mise au service de laction revendicative. Affublés dun masque blanc, devenu leur emblème, ils sinvitent dans les cocktails ou les inaugurations officielles, entreprennent des happenings dans les rues. Ils ont réalisé un film vidéo qui nest pas seulement un compte rendu de leur lutte mais révèle aussi un art novateur du montage et du son. Leur école menacée est devenue la matière première de leurs travaux pratiques. Moment fort de la mobilisation : lorsque le maire se rend dans les locaux de lESAP, il se fait copieusement huer. Sortant de ses gonds, Jean-Paul Alduy tient alors des propos frisant la xénophobie, reprochant aux étudiants de ne pas être originaires de Perpignan. Des propos dont il sexcusera par la suite.

Le 29 mars, la mairie infléchissait sa position. La fermeture des Beaux-Arts pourrait être évitée si lécole adoptait le statut dÉtablissement public de coopération culturelle (EPCC) : la municipalité ne serait plus quun financeur parmi dautres, aux côtés de lÉtat, du conseil général et du conseil régional. La mairie se délesterait sur dautres partenaires. Les étudiants et les salariés ne sont pas hostiles à cette solution - « Cest ça ou la fermeture ». Sauf quune telle issue est pour le moment impossible : une école denseignement de lart ne peut légalement devenir EPCC. Le Sénat, sur proposition d’Yvan Renar (PCF), a bien adopté une loi allant dans ce sens mais le texte na pas encore été discuté à lAssemblée nationale. La mairie a donc proposé un statut qui, à ce jour, nest pas applicable. La charrue devant les boeufs.

quel avenir pour lécole ?

Au début du conflit, le maire sillustra par des prises de position assez musclées qui attisèrent les tensions. Aujourdhui, du côté de lhôtel de ville on tient des propos plus mesurés. Danièle Pagès, adjointe à la culture : « Nous ne voulons pas diminuer le budget consacré aux arts plastiques, nous voulons lutiliser autrement. Si lécole devient un EPCC, nous aurons alors les moyens dentreprendre des actions auprès dun public qui na pas actuellement accès aux arts plastiques. » Ladjointe explique que les paroles du maire ont été mal interprétées : « Le problème nest pas un manque de visibilité par rapport aux médias mais par rapport à la population. » La mairie na pas renoncé à créer une résidence dartistes : « Elle sinstallerait dans un bâtiment de lécole où nont pas lieu les cours. »

Ce conflit sur le devenir de lécole des Beaux-Arts pose la question de la politique culturelle à Perpignan. Létablissement de la rue Foch, tout en effectuant des actions pédagogiques auprès des écoles primaires et des collèges, revendique un goût pour linnovation. « LESAP ne vit pas sur ses acquis, elle est très attentive aux évolutions de lart contemporain, juge Sergueï Wolkonsky. Des créateurs étrangers viennent nous faire profiter de leur expérience. » Étienne LHyver, étudiant en cinquième et dernière année, se félicite « davoir pu mener ici un projet très personnel ». Ce « passionné de viande et de chirurgie » nous présente sa dernière oeuvre : une jambe humaine, reconstituée en silicone, posée sur une machine à découper le jambon. Pas sûr que cette conception de lart soit du goût de la municipalité UMP. Sa politique pour les arts plastiques suscite des interrogations : quelles oeuvres veut-elle diffuser ? Une résidence pour quels artistes ? Le 27 mars en conseil municipal, Colette Tignères (PCF) a interpellé le maire : « Votre vision de la culture est ultra-libérale. Avez-vous besoin dune culture utilitariste pour vendre votre ville ? Allons-nous vers la rentabilisation de la formation ? »

Pour que lécole des Beaux-Arts se transforme en EPCC, il faut attendre que la loi soit adoptée. En outre, il est improbable que lÉtat et les autres collectivités acceptent un scénario concocté par le seul maire de Perpignan. Venu le 3 avril rencontrer les étudiants, Christian Bourquin (PS), président du conseil général des Pyrénées-Orientales, sest refusé à nêtre quun simple robinet à subventions : « Un EPCC, pour quel projet, avec quel budget ? » Il a fustigé les méthodes de Jean-Paul Alduy : « Il provoque la crise en posant une urgence qui nexiste pas La solution, cest aux autres de la trouver. »

dans Le flou artistique

En France, 47 écoles supérieures darts sur 57 dépendent des municipalités, alors que les enseignements et les diplômes sont validés par le ministère. Il nest pas incohérent de suggérer que ces écoles se placent dans le giron de lÉtat, par le biais dun statut EPCC. Sauf que Jean-Paul Alduy tente là un « coup politique », menaçant de fermer lécole pour forcer la main de lÉtat et des autres collectivités. Selon Christian Bourquin, un EPCC ne pourra être mis en place avant deux ans. À Perpignan, lenseignement artistique est dans le flou.

Bruno Vincen

 

- - - demain : Serge Fauchier, directeur des BA. L'artiste.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 09:19

 

max-partezana.jpg Serge Fauchier (C) Max Partezana

 

 

 

J'ai rencontré Serge Fauchier il y a quelques semaines pour mon projet de livre sur la "mémoire culturelle" des Pyrénées-orientales (ou Catalogne du Nord). Je publierai demain la suite de l'entretien, sur l'artiste Fauchier.

 

Je publie ce texte aujourd'hui, au moment où une polémique naît à propos de la survie des B.A.-Heart (voir L'Archipel contre-attaque d'hier), après le départ de Jordi Vidal de la directeur de la culture de Perpignan et la contestation de son action. 

 

S. Fauchier m'a reçu tout de suite, sans problème; c'est un homme d'une grande gentillesse, à la réflexion fine et profonde; les critiques affleurent à peine, car SF est soumis au devoir de réserve, mais une fois à la retraite, on espère lire ses mémoires à propos de l'école des Beaux-Arts...  

 

C'est un directeur modeste, proche de ses élèves, attentif aux productions des artistes en herbe.

 

Le débat va se poursuivre... La nouvelle polémique s'engage... Le maire, J.Marc Pujol va être interpellé sur un nouveau front, après celui du commerce du centre-ville....

 

Vers une disparition prochaine des BA de Perpignan..? Certes, l'école coûte à la mairie près d'un million d'euros par an, mais 8 fois moins que l'Archipel…Et la jeunesse d'ici a besoin de cette ouverture vers l'art, ainsi que les écoles primaires qui profitent des actions pédagogiques des BA…

 

Abandonner les BA, ce serait tuer un peu la culture et la vie du centre-ville. Ce serait renoncer à ce que l'on peut estimer inutile et qui, pourtant, est au coeur de la vie humaine : l'art, le rêve, la création…

Personnellement, j'ai suivi les animations (fin d'année, réalisations des étudiants, nuit des musées) des deux années écoulées et je n'ai rien ressenti à la vue des "créations" montrées au public… 90 % des "installations" contemporaines me semblent encombrer les musées et disparaîtront dans quelques années. J'estime cependant que la recherche, les nouveaux courants, l'épanouissement de soi… doivent être aidés et consolidés. 

 

Parmi la masse peu lisible de ces réalisations, l'oeuvre d'un artiste insolite et original peut naître ! Doit jaillir ! 

 

Les Beaux-Arts, dans leur dualité -tradition et contemporainité- doivent être préservés !!!

 

J.P.Bonnel

 

 

- - - 

 

Entretien avec Serge Fauchier - Directeur de l'Ecole des Beaux-Arts (HEART) de Perpignan

 

 

1. Le directeur.

 

S.Fauchier me reçoit dans son bureau très modeste, à l'entrée de Heart (jeu de mot avec Heart et les liens de ce centre avec l'école d'art de Genève); il est responsable de l'école depuis 2008. Jordi Vidal, directeur de la culture à la mairie de Perpignan, gère le Centre d'Art Contemporain.

 

 

Les deux établissements sont très liés car les activités de second cycle s'appuient sur le CAC; de même, en première année, l'option "arts" se déroule au CAC et le design à Heart. "Nous organisons aussi des conférences, développes par les événements du centre contemporain : projections, contact avec "Imago", publication de Guy-Claude Mari, dont l'association est partenaire. Tous les mois, Mari organise une projection pour les étudiants, sur l'essai au cinéma et sur les documentaires."

 

Les professeurs  travaillent, de mai à mai, avec les étudiants de 3ème et 4ème années. Viennent ainsi à Perpignan le Canadien Stefan Wright, de l'école de l'image; le Suisse Ance , qui a écrit sur Guy Debord et sur Walter Benjamin et le Romantisme; le philosophe Bruce Begout, originaire de Bordeaux...

 

 

Les moyens financiers de l'école proviennent de l'EPCC, qui est autonome, mais le financement se fait par la ville de Perpignan et par la Drac : des professeurs sont payés par la municipalité, par le ministère de la culture et d'autres par l'EPCC : "L'Etat -la DRAC- se désengage; la part de la mairie est à présent de 80% du financement de l'école !

 

Depuis 2010, l'établissement est autorisé à recruter; cette année, la première année compte quatre-vingt élèves. A partir de la réforme de 2008/009, il est possible de mettre les écoles en réseau.  "Nous avons des difficultés financières", explique S. Fauchier. "Nous avons 14 enseignants alors que Nîmes, ville équivalente, en dispose de trente, avec un budget double. En tant que directeur, je m'occupe de tout : de l'organisation de la pédagogie, des profs; le but est de rendre une crédibilité aux enseignants de notre époque ! La partie administrative est assurée par Isabelle Dulac, venue de la direction de la Drac; elle assure un tiers de son emploi du temps à Perpignan. 

 

 

Le projet de l'école : la transmission et le document. 

 

La transmission. Chaque semaine, il y a un projet autour d'un sujet, d'une technique : dessin, son, photo, vidéo, infographie...avec des réalisations. La proposition est d'origine individuelle ou collective.

 

Le diplôme est décerné à partir de la troisième année : il s'agit de réaliser un mémoire, non universitaire, autour de la recherche personnelle. Ensuite, s'imposent des stages, l'obligation de faire des cours dans les écoles ainsi que la réalisation d'un mémoire sur un an et demi; c'est un texte écrit accompagné d'un DVD et de réalisations plastiques. "On établit des passerelles entre la pratique personnelle et les choix théoriques des élèves.", explique S. Fauchier. Cinq crédits de mémoire sont à obtenir pour la réalisation de ce mémoire...

 

 

L'école s'adressait d'abord, les années précédentes, aux écoles primaires et maternelles en accueillant des classes entières Aujourd'hui, cette action est en sommeil, en raison de l'étroitesse des locaux. Cependant deux professeurs vont encore directement dans les écoles en intervenant pendant un à trios jours. L'enseignant qui intervient parle de ses projets avec les étudiants qui participent à l'expérience pédagogique.

 

Pour 2015, sera lancé  le projet d'inviter des artistes durant un trimestre. 

 

La seconde partie de l'école concerne la documentation. Il s'agit de documents au sens le plus large possible : montrer comment il s'introduit dans les pratiques esthétiques. C'est M. Bader, spécialiste de la photo documentaire, assure les cours de 4ème et 5ème année; il vient deux fois par mois à Perpignan. Il est commissaire de l'actuelle exposition sur "Walter Benjamin, ange de l'Histoire".

 

 A l'époque, il y a quelques années, existait un pont entre "Visa pour l'image" et l'Ecole d'Art : l'histoire et l'analyse de l'image documentaire pouvaient être expliquées...

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 11:48

Lleida_-_La_Seu_Vella_-des_de_Cappont-.jpg La ville de SORT (province de Lleida : Lérida)

 

 

 

Le reportage, hier 21 août, dans le quotidien "Libération" sur "Les chemins de la liberté", était passionnant. Il raconte l'épopée de ces gens fuyant le nazisme et le régime de Pétain, passant par les neiges ariégeoises à 2500 mètres et arrivant en Catalogne : là, les carabiniers les attendaient et les mettaient en prison.

 

Le journaliste s'attache au petit village de SORT, dans la région de Lérida et à son église gothique, qui va devenir la prison de ces malheureux...

 

Dans les prisons franquistes, ces exilés sont parqués avec les milliers de Républicains arrêtés par les fascistes... IL devront attendre des mois avant que la Croix Rouge internationale puisse s'occuper de leur... sort !

 

Il est à noter, cependant, que le régime franquiste ne renverra pas en France, occupée par les nazis et par le régime de Vichy, ces Résistants, Juifs ou militaires alliés fuyant la peste brune  malgré les accords entre Franco et Hitler...

 

Ils furent quelque 3000 mille à partir du Couserans et à être arrêtés et entassés dans la chapelle de Sort. Guy Seris, le responsable du musée de St-Girons consacré à ce chemin de la liberté, décrit le sentier le plus mythique, reliant St-Girons à Alos d'Isil, en Catalogne  (une marche est organisée chaque année au mois de juillet).

 

Cet article m'a rappelé la visite récente faite au cinéaste Philippe Soler (à Céret), m'apprenant que son film sur les Juifs fuyant par le Valier enneigé sera diffusé le 9 septembre à 20h30 sur TV3 (documentaire financé par la Generalitat, mais pas par la France…)

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